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Société Scientifique dédiée à la Chiropraxie,
aux thérapies manuelles et aux traitements conservateurs de la colonne vertébrale et des articulations periphériques.

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Iben Axen, DC, PhD, sous-groupes de patients lombalgiques, Suède

Iben Axen, DC, PhD, sous-groupes de patients lombalgies, Suède13/01/14

Interview:  Iben Axén DC, PhD

 

Interview conducted by Karl Vincent DC, MSc

President of the Franco-European Chiropractic society (SO.F.E.C)

Member of the Board of Governors of the Franco-European Chiropractic Institute, http://www.ifec.net/

Editor of www.vertebre.com

 

Translation Aurélien Messe DC

 

Interview conduite par Karl Vincent DC, MSc

Président de la Société Franco-Européenne de Chiropraxie

Membre du conseil d'administration de l'Institut Franco-Européen de Chiropraxie, http://www.ifec.net/

Editeur de www.vertebre.com

 

 

 

Introduction

 

Who is Iben Axén?

 

I am a chiropractic researcher.

 

Qui est Iben Axén ?

 

je suis un chercheur en Chiropraxie.

 

Interview

 

1/ What is your background?

 

I was trained as a chiropractor in England, at the Anglo-European College of Chiropractic. Since then, I have worked as a chiropractor. I have my own clinic in Stockholm, Sweden, together with my husband, who is also a chiropractor. Since the mid 1990’s, I have been involved in clinical research together with Professor Charlotte Leboeuf-Yde. In 2011, I got my PhD in Medical Science at the Karolinska Institutet in Stockholm. I now work three days a week as a researcher, and two days a week as a clinician.

 

Quel est votre parcours académique?

 

J'ai été formée en Chiropraxie en Angleterre, à l'Anglo-European College of Chiropractic. Depuis, j'ai travaillé en tant que chiropracteur. J'ai mon propre cabinet à Stockholm en Suède avec mon mari qui est lui-même chiropracteur. Depuis le milieu des années 90, j'ai été impliquée dans de la recherche clinique avec le professeur Charlotte Leboeuf-Yde. En 2011, j'ai obtenu mon PhD en Sciences Médicales au « Karolinska Institutet de Stockholm ». Je travaille maintenant trois jours par semaine en tant que chercheur et deux jours par semaine en tant que clinicienne.

 

 

 

2/ Why did you undertake chiropractic studies?

 

 

I wanted to work in health care, first as a medical doctor. I did not think my grades would be good enough, and I started to look at the alternatives. Chiropractic caught my interest and I decided to study chiropractic instead. I think the fact that it is a natural form of health care, appealed to me. Also, I love the idea of having full responsibility for the patient, not just diagnosis, but treatment, rehabilitation and possibly prevention.

 

Pourquoi avez-vous entrepris des études de chiropraxie?

 

Je voulais travailler dans le domaine de la santé, en premier lieu en tant que médecin. Je ne pensais pas que mes notes seraient suffisantes et j'ai commencé à rechercher des alternatives. La Chiropraxie a retenu mon intérêt et j'ai donc décidé de l'étudier à la place. Je pense que le fait qu'il s'agisse d'une forme naturelle de thérapie m'a attiré. De plus, j'apprécie d'avoir l'entière responsabilité du patient, pas seulement le diagnostic, mais aussi le traitement, la réhabilitation et potentiellement la prévention.

 

3/ What encouraged you to do a Doctorate in Science  (PhD)?

 

I got involved in research through Professor Charlotte Leboeuf-Yde. We did practise-based clinical studies, where several clinicians got to decide the research question, inform the logistics of the study and  work with the results. I found this very rewarding indeed.

I also think that research is the way forward for our profession. We cannot make unsubstantiated claims in the age of evidence-based practise, we must scrutinize our practise just like all health care.

 

Qu’est-ce qui vous a incité à faire un doctorat en science (PhD) ?

 

J'ai été impliquée dans la recherche au travers du professeur Charlotte Leboeuf-Yde. Nous avons réalisé des études cliniques fondées sur la pratique en cabinet, où plusieurs cliniciens devaient décider de la question de recherche, déterminer la logistique de l'étude et analyser les résultats. J'ai trouvé cela très enrichissant. Je pense aussi que la recherche est un moyen d'aller de l'avant pour notre profession. Nous ne pouvons pas faire d'allégations infondées à l'âge de la pratique basée sur la preuve scientifique et nous devons examiner de près notre pratique, de la même façon que les autres professions de santé.

 

 

4/ What are your domains of interest in research ?

 

I have looked at predictors for outcome (it is possible to say which patients will be improved very early on !), the course of low back pain (we know that pain improves but also that it is not cured), and I have done some work on subgrouping patients according to the development of their pain. Right now, we are conducting a randomized trial in Sweden, to look at the preventive aspects of chiropractic care.

 

Quels sont vos domaines d’intérêts en recherche ?

 

J'ai étudié les éléments prédictifs du résultat des soins (il est possible de déterminer très tôt quels patients seront améliorés!), l'évolution des douleurs lombaires (nous savons que la douleur diminue mais aussi que le patient n'est pas guéri) et j'ai effectué un peu de travail de classement des patients en sous-groupes en fonction de l'évolution de leur douleur. En ce moment, nous réalisons un essai clinique randomisé en Suède pour étudier les aspects préventifs des soins chiropratiques.

 

 

5/ Recently you have published in the ‘Journal of Best Practice and Research: Clinical Rheumatology’ in collaboration with Charlotte Leboeuf-Yde, DC, MSc, PhD, an article called « Trajectories of low back pain ». What do you want to say with this title?

 

This article is about the shift of paradigm in our understanding of low back pain. By studying the course/development/trajectory of pain, we now know that it is a life-long condition.

 

Récemment vous avez publié en collaboration avec Charlotte Leboeuf-Yde, DC, MSc, PhD un article intitulé évolution de la lombalgie commune » dans « Journal of Best Practice and Research: Clinical Rheumatology ». Qu’entendez vous par ce titre?

 

Cet article est à propos du changement de paradigme dans notre compréhension de la lombalgie commune. En étudiant l'évolution, le développement et l’évolution de la douleur, nous savons qu'il s'agit d'un état qui dure toute la vie.

 

 

6/ We were used until today to classify low back pain in two main groups: acute (meaning that the process of the pathology was under 2 months of evolution) or chronic (> 3 months). What do you think about this classification?

 

Clinically, this classification may be useful, as it gives a clue as to the prognosis of a patient (the acute has a better short-term prognosis). However, we suspect that these groups are, in fact, two sides to the same story. The typical low back pain patient will experience several episodes with pain, and some episodes may be more longlasting. Some patients will, unfortunately, experience a more chronic/persistent course.

 

Nous considérions jusqu’à présent la lombalgie en 2 groupes principaux définis en fonction de la durée des symptômes : aigüe, c’est à dire dont l’évolution est inférieure à 3 mois ou chronique, supérieure  à 3. Que pensez-vous de cette classification?

 

Cliniquement, cette classification peut être utile puisqu'elle donne un élément de pronostic pour le patient (la situation aigüe a un meilleur pronostic à court terme). Cependant, nous suspectons que ces groupes sont en fait deux faces d'une même histoire. Les patients lombalgiques typiques vont vivre plusieurs épisodes douloureux et certains seront plus longs que d'autres. D'autres patients vont, malheureusement, connaître une évolution plus chronique et persistante.

 

 

7/ Should we consider that most of the time low back pain is a self-limiting condition?

 

On the contrary, we should consider low back pain to be a life-long condition. However, only a few experience the pain constantly, most patients have pain episodically.

 

Doit-on considérer la lombalgie comme une maladie spontanément résolutive la plupart du temps ?

 

Au contraire, nous devrions considérer la lombalgie commune en tant qu'un état à vie. Cependant, seulement quelques personnes ressentent une douleur constante. La plupart des patients ne souffrent que de façon épisodique.

 

 

8/ What method did you use to study the trajectory of LBP?

 

In our studies, we have collected data with text-messages (SMS) and mobile phones. Our patients answered a weekly text message regarding their pain for 6 months up to one year. Thus, we get very detailed information regarding the fluctuations of their pain.

 

Quelle méthode avez-vous utilisée pour montrer l’évolution clinique de la lombalgie commune?

 

Dans nos études, nous avons collecté des informations par le biais de SMS et de téléphones portables. Nos patients ont transféré un message chaque semaine à propos de leur douleur pendant une période allant de six mois à un an. Par conséquent, nous avons obtenu des informations très détaillées concernant les fluctuations de leur douleur.

 

 

9/ Why is this method original?

 

When we started using the method, we were among the first in the world. Before that, data was gathered mainly using questionnaires, and typically at the start of treatment and after 3, 6 or 12 months. No detail was available. If researchers wanted to look at repeated (like weekly) data, patients were asked to fill in diaries. However, we know that this is not a very reliable method, as people forget to fill in the data and make estimations later. With mobile technology, these forms of biases are eliminated.

 

En quoi cette méthode est-elle originale ?

 

Quand nous avons commencé à utiliser cette méthode, nous étions parmi les premiers au monde. Avant cela, les informations étaient rassemblées principalement en utilisant des questionnaires et typiquement au début du traitement et après 3, 6 ou 12 mois. Aucun détail n'était disponible. Si les chercheurs voulaient étudier des informations répétitives (telles qu'hebdomadaires), les patients devaient remplir un journal. Cependant, nous savons que ce n'est pas une méthode très fiable car les gens oublient d'inscrire les informations et font des estimations à postériori. Avec la technologie du portable, ces formes de biais sont éliminées.

 

 

10/ What are the limits of this method ?

 

When we started, we thought that all people might not have a mobile phone, but these days, they do. Maybe very old people would still find this method difficult. We have found that compliance is very high, between 80 and 98%, people answer even when they are on holiday! However, the question asked is limited by the size of the SMS. It may be that people with more severe pain are less compliant in answering the SMSes.

 

 

Quelles sont les limites de cette méthode ?

 

 

Quand nous avons commencé, nous pensions que tous les gens n'auraient pas forcément de téléphone portable, mais maintenant ils sont équipés. Peut-être que les personnes très âgées trouveraient tout de même cette méthode complexe. Nous avons trouvé que l'observance est très élevée, entre 80 et 98%. Les gens répondent même quand ils sont en vacances! Cependant, la question posée est limitée par la taille du SMS. Il est aussi possible que les personnes présentant des douleurs plus sévères soient moins observantes dans la réponse aux SMS.

 

11/You speak about a new paradigm. What does that mean?

 

It is the fact that low back pain should be viewed as a life-long condition, not something that should be dismissed as a self-limiting condition. It means that the focus should be on pain management and activity maintenance, as well as on secondary and tertiary prevention.

 

Vous parlez d’un nouveau paradigme. Qu’est-ce que cela veut dire?

 

Cela veut dire que les lombalgies communes devraient être considérées comme des états à vie, pas comme quelque chose qui devrait être mis de côté comme une maladie spontanément résolutive. L'accent devrait être mis sur la gestion de la douleur et sur une activité de maintenance, tout comme sur la prévention secondaire et tertiaire.

 

 

12/ You explain that LBP should be considered as a chain of LBP episodes. But is the follow up over a period of one year done in your research sufficient to reach this conclusion?

 

You are right, one year follow up is probably not sufficient. However, if you summarize the evidence from other studies as well, this is the appropriate conclusion. Professor Leboeuf-Yde has conducted studies on the general population using measures over five years, where this pattern is evident.

 

Vous expliquez que la lombalgie doit être considérée plutôt comme pathologie caractérisée par une « chaîne » d’épisodes douloureux successifs. Néanmoins un suivi d'un an, tel qu’il a été effectué dans votre recherche, est-il suffisant pour en arriver à cette conclusion ?

 

 

Effectivement, une seule année de suivi est probablement insuffisante. Cependant, si vous reprenez aussi les preuves en provenance d'autres études, c'est la conclusion appropriée. Professor Leboeuf-Yde a conduit des études sur la population en général en utilisant des mesures sur une période de cinq ans dans lesquelles ce schéma est évident.

 

 

13/ Nevertheless, if it is very well to detect and describe how LBP runs a different course in different groups of people, trajectories will only become clinically relevant when they can be used to investigate the cause and prognosis of this condition. What are the actual data concerning this aspect?

 

 

In the clinical situation, it is important to inform patients of the long-term prognosis of low back pain. It is fair to say that the patient is likely to continue as they have done in the past, as the low back pain condition is likely to run a similar course in the future. However, as you point out, we still need more data to be able to adequately inform patients as to their detailed prognosis. Work is on-going regarding specific subgroups and their clinical, demographic and psychological characteristics.

 

Néanmoins, s'il est très intéressant d’objectiver et de décrire l’évolution de la lombalgie chez différents profils de patients, ces évolutions deviendront pertinentes à partir du moment où elles permettront d’en déterminer les causes et les pronostics. Quelles sont les données actuelles à ce sujet ?

 

En clinique, il est important d'informer les patients du pronostic à long terme de la lombalgie commune. Il est plus juste de dire que la pathologie du patient persistera dans la mesure la lombalgie commune continuera son évolution. Cependant, comme vous le faites remarquer, nous avons encore besoin de plus d'informations pour être capable d'informer de façon adéquate les patients quant à un pronostic détaillé. Le travail est en cours en ce qui concerne les sous-groupes spécifiques et leurs caractéristiques cliniques, démographiques et psychologiques.

 

 

14/ Your research adds a vital piece to this puzzle. Notably, you explain that your work permitted to distinguish patients’ subgroups. What are they?

 

In my research, 4 different subgroups were identified. The most common one is one of improvement within 4-6 weeks. Smaller subgroups are those of rapid improvement (within 2 weeks), slower improvement (within 12 weeks) and the last subgroup consists of patients with a rather stable course.

 

Votre recherche permet d’éclaircir ce puzzle. En particulier, vous expliquez que votre travail a permis d’identifier des sous-groupes de patients ? Quels sont-ils?

 

Dans ma recherche, 4 sous-groupes différents ont été identifiés. Le plus commun est celui de l'amélioration dans un délai de 4 à 6 semaines. Des sous-groupes plus réduits sont celui d'une amélioration rapide (en moins de 2 semaines), celui d'une amélioration plus lente (en moins de 12 semaines) et enfin le dernier sous-groupe qui correspond à des patients présentant une relative stabilité de leur état.

 

 

15/ You also explain that these subgroups are linked to clinical parameters. Could you describe them?

 

The typical patient has moderate pain (4.6/10) at the time of consultation, are of average age (45 years) and 64% have had LBP for more than 30 days the previous year. 

Patients who improve rapidly are in more pain when they consult, and also have poorer self-rated health. The patients that are slow improvers have had the pain for longer, are older, and more often male. Finally, the patients with a stable course are the youngest with the best self-rated health.

 

 

Vous expliquez aussi que ces sous-groupes peuvent-être rattachés à certains paramètres cliniques. Pourriez-vous nous les décrire?

 

Le patient type a une douleur modérée (4.6/10) au moment de la consultation et un âge moyen (45 ans). 64% ont une lombalgie commune depuis plus de 30 jours sur l'année précédente. Les patients dont les symptômes s'améliorent rapidement ont des douleurs plus importantes le jour de leur consultation et ont en outre un niveau de santé auto-évalué inférieur. Les patients à amélioration lente ont eu des douleurs depuis plus longtemps, sont plus âgés et sont le plus souvent des hommes. Enfin, les patients présentant une stabilité de leur état sont les plus jeunes avec le meilleur niveau de santé auto-évalué.

 

 

16/ Pracically and according to the actual data, what are the recommendations that you could give to practitioners that deal with LBP?

 

Most patients with LBP should improve within the first month. This is consistent with previous research, that most patients actually improve by the 4th visit. However, there are subgroups of patients who will take longer to improve and some who do not change a lot. The clinician should always have a dialogue with the patient, to find out if they feel better. If they do, I think it is fair to continue treatment a little longer. However, one should keep in mind that the patients that are slow improvers are very few, the majority of patients should improve within the first month. If a patient fails to improve, you should reconsider the case: is this a slow improver or is this a patient that should be investigated further or receive some other form of treatment?

 

Sur un plan pratique et aux vues des données actuelles que conseillez-vous aux praticiens qui prennent en charge la lombalgie commune ?

 

La plupart des patients présentant une lombalgie commune devraient connaître une amélioration de leur état sous un mois. Il a été vérifié lors de précédentes recherches que la plupart des patients se sentent mieux à la 4ème visite. Cependant, il existe des sous-groupes de patients qui vont mettre plus de temps pour connaître une amélioration et pour certains l'évolution sera faible. Le praticien devrait toujours dialoguer avec le patient afin de savoir s'il se sent mieux. Si c'est le cas, je pense qu'il est honnête de poursuivre le traitement un peu plus longtemps. Cependant, on devrait garder à l'esprit que les patients à amélioration lente sont très peu nombreux et que la majorité des patients devraient connaître une amélioration dans le premier mois. Si la santé d'un patient ne s'améliore pas, il faudrait reconsidérer le cas: le patient fait-il partie de ceux qui connaissent des améliorations lentes? Faut-il étudier son cas un peu plus profondément? Devrait-il recevoir une autre forme de traitement?

 

17/ What types of prevention should we consider?

 

It is important to recognize that no evidence supports primary prevention ; there is no evidence to suggest that we may prevent pain or ill-health by chiropractic treatment. However, many chiropractors use secondary prevention, which is meant to minimize recurrence – by making time between episodes longer or by decreasing the episode itself. Further, tertiary prevention is aimed at minimizing the effects of chronic pain. Both of these approaches makes sense in a public health perspective. The evidence is not conclusive at this stage, but we are conducting a study into the effects of maintenance care in Sweden at this moment.

 

Quels types de prévention doit-on mettre en œuvre?

 

Il est important de reconnaître qu'aucune preuve ne supporte la prévention primaire. Il n'y a pas de preuve permettant de suggérer que nous pouvons prévenir la douleur ou la mauvaise santé par un traitement chiropratique. Cependant, de nombreux chiropracteurs ont recours à la prévention secondaire qui a pour but de réduire les récurrences – en augmentant le temps entre deux épisodes ou en réduisant la durée de l'épisode lui-même. Ensuite, la prévention tertiaire a pour but de minimiser les effets de la douleur chronique. Ces deux approches ont du sens dans le cadre de la santé publique. Les preuves scientifiques ne sont pas concluantes pour l'instant, mais nous réalisons une étude sur l'effet des soins de maintenance en Suède en ce moment.

 

 

18/ What are your recommendations for the research to come?

 

I think we should look further into the subgroups that we have identified. Maybe they represent specific pathologies? Maybe specific psychological profiles? The ultimate aim is to tailor the treatment to the patients’ specific needs. Further, if the maintenance regimen is found to be effective, I think it would be interesting to look at the specific components of care. Maybe it is the manipulation, but maybe it is the continous contact with the chiropractor that has the positive effect ? Maybe that the chiropractor is a supportive coach?

 

Quelles sont vos recommandations pour la recherche à venir?

 

Je pense que nous devrions approfondir la question des sous-groupes que nous avons identifiés. Peut-être présentent-ils des pathologies spécifiques. Peut-être ont-ils un profil psychologique spécifique. Le but ultime est d'adapter le traitement aux besoins spécifiques des patients. De plus, si on trouve que le traitement de maintenance est efficace, je pense qu'il serait intéressant d'étudier les composants spécifiques des soins. Peut-être est-ce la manipulation ou bien peut-être que c'est le contact continu avec le chiropracteur qui a un effet positif. Peut-être le chiropracteur est-il un coach de soutien ?

 

 

19/ Is there something you would like to add?

 

I wish that the chiropractors of the world would be proud of what they do: actually helping people with pain. The job that we do means a lot to so many people, and we need not look for weird and wonderful explanations and to mystify the effects that we have on peoples’ life.

 

Y’a-t-il quelque-chose que vous aimeriez rajouter?

 

J'aimerais que les chiropracteurs du monde entier soient fiers de ce qu'ils font: aider réellement les gens dans la souffrance. Le métier que nous faisons signifie beaucoup pour tant de gens et nous n'avons pas besoin de chercher des explications étranges et merveilleuses ou de mystifier les effets que nous avons sur la vie des gens.

 

 

All the team of the SOFEC joins me to thank you for your participation to this interview.

Toute l’équipe de la SOFEC se joint à moi pour vous remercier de votre participation à cette interview.

 

Researches of Iben Axen

Les recherches de Iben Axen

 

1.

Trajectories of low back pain.

Axén I, Leboeuf-Yde C.

Best Pract Res Clin Rheumatol. 2013 Oct;27(5):601-12. doi: 10.1016/j.berh.2013.10.004. Epub 2013 Oct 10.

PMID: 24315142 [PubMed - in process]

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2.

Using few and scattered time points for analysis of a variable course of pain can be misleading: an example using weekly text message data.

Axén I, Bergström G, Bodin L.

Spine J. 2013 Nov 4. pii: S1529-9430(13)01482-4. doi: 10.1016/j.spinee.2013.08.035. [Epub ahead of print]

PMID: 24200405 [PubMed - as supplied by publisher]

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3.

GPs opinions and perceptions of chiropractic in Sweden and Norway: a descriptive survey.

Westin D, Tandberg T, John C, Axén I.

Chiropr Man Therap. 2013 Aug 30;21(1):29. [Epub ahead of print]

PMID: 24128386 [PubMed - as supplied by publisher] Free PMC Article

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4.

The Nordic maintenance care program: the clinical use of identified indications for preventive care.

Axén I, Bodin L.

Chiropr Man Therap. 2013 Mar 6;21(1):10. doi: 10.1186/2045-709X-21-10.

PMID: 23497707 [PubMed] Free PMC Article

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5.

Conducting practice-based projects among chiropractors: a manual.

Axén I, Leboeuf-Yde C.

Chiropr Man Therap. 2013 Feb 1;21(1):8. doi: 10.1186/2045-709X-21-8.

PMID: 23369259 [PubMed] Free PMC Article

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6.

Analyzing repeated data collected by mobile phones and frequent text messages. An example of low back pain measured weekly for 18 weeks.

Axén I, Bodin L, Kongsted A, Wedderkopp N, Jensen I, Bergström G.

BMC Med Res Methodol. 2012 Jul 23;12:105. doi: 10.1186/1471-2288-12-105.

PMID: 22824413 [PubMed - indexed for MEDLINE] Free PMC Article

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7.

Absence of low back pain in patients followed weekly over one year with automated text messages.

Leboeuf-Yde C, Jensen RK, Axén I.

Chiropr Man Therap. 2012 Mar 29;20:9. doi: 10.1186/2045-709X-20-9.

PMID: 22455757 [PubMed] Free PMC Article

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8.

The use of weekly text messaging over 6 months was a feasible method for monitoring the clinical course of low back pain in patients seeking chiropractic care.

Axén I, Bodin L, Bergström G, Halasz L, Lange F, Lövgren PW, Rosenbaum A, Leboeuf-Yde C, Jensen I.

J Clin Epidemiol. 2012 Apr;65(4):454-61. doi: 10.1016/j.jclinepi.2011.07.012. Epub 2011 Dec 9.

PMID: 22169083 [PubMed - indexed for MEDLINE]

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9.

Prevalence of pain-free weeks in chiropractic subjects with low back pain - a longitudinal study using data gathered with text messages.

Lemeunier N, Kongsted A, Axén I.

Chiropr Man Therap. 2011 Dec 14;19:28. doi: 10.1186/2045-709X-19-28.

PMID: 22168838 [PubMed] Free PMC Article

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10.

Clustering patients on the basis of their individual course of low back pain over a six month period.

Axén I, Bodin L, Bergström G, Halasz L, Lange F, Lövgren PW, Rosenbaum A, Leboeuf-Yde C, Jensen I.

BMC Musculoskelet Disord. 2011 May 17;12:99. doi: 10.1186/1471-2474-12-99.

PMID: 21586117 [PubMed - indexed for MEDLINE] Free PMC Article

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11.

The Nordic Subpopulation Research Programme: prediction of treatment outcome in patients with low back pain treated by chiropractors--does the psychological profile matter?

Leboeuf-Yde C, Rosenbaum A, Axén I, Lövgren PW, Jørgensen K, Halasz L, Eklund A, Wedderkopp N.

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12.

The Nordic Maintenance Care Program: when do chiropractors recommend secondary and tertiary preventive care for low back pain?

Axén I, Jensen IB, Eklund A, Halasz L, Jørgensen K, Lange F, Lövgren PW, Rosenbaum A, Leboeuf-Yde C.

Chiropr Osteopat. 2009 Jan 22;17:1. doi: 10.1186/1746-1340-17-1.

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13.

The Nordic maintenance care program--case management of chiropractic patients with low back pain: a survey of Swedish chiropractors.

Axén I, Rosenbaum A, Eklund A, Halasz L, Jørgensen K, Lövgren PW, Lange F, Leboeuf-Yde C.

Chiropr Osteopat. 2008 Jun 18;16:6. doi: 10.1186/1746-1340-16-6.

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14.

The Nordic back pain subpopulation program: the long-term outcome pattern in patients with low back pain treated by chiropractors in Sweden.

Leboeuf-Yde C, Axén I, Jones JJ, Rosenbaum A, Løvgren PW, Halasz L, Larsen K.

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The Nordic Back Pain Subpopulation Program: validation and improvement of a predictive model for treatment outcome in patients with low back pain receiving chiropractic treatment.

Axén I, Jones JJ, Rosenbaum A, Lövgren PW, Halasz L, Larsen K, Leboeuf-Yde C.

J Manipulative Physiol Ther. 2005 Jul-Aug;28(6):381-5.

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The Nordic back pain subpopulation program: can patient reactions to the first chiropractic treatment predict early favorable treatment outcome in nonpersistent low back pain?

Axen I, Rosenbaum A, Robech R, Larsen K, Leboeuf-Yde C.

J Manipulative Physiol Ther. 2005 Mar-Apr;28(3):153-8.

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Can patient reactions to the first chiropractic treatment predict early favorable treatment outcome in persistent low back pain?

Axén I, Rosenbaum A, Röbech R, Wren T, Leboeuf-Yde C.

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