SOFEC

Société Scientifique dédiée à la Chiropraxie,
aux thérapies manuelles et aux traitements conservateurs de la colonne vertébrale et des articulations periphériques.

En savoir plus

 

Craig Liebenson, DC, spécialisé en réhabilitation vertébrale, USA

Craig Liebenson, DC17/04/2013

Interview of Craig Liebenson, DC

 

Interview conducted by Karl Vincent DC,

President of the Franco-European Chiropractic society (SO.F.E.C)

Member of the Board of Governors of the Franco-European Chiropractic Institute, http://www.ifec.net/

Editor of vertebre.com, www.vertebre.com



with the participation of

Cyril Fischhoff, DC,

Member of the Board of Governors of the Franco-European Chiropractic Institute, http://www.ifec.net/

Editor of vertebre.com

Traduction Aurélien Messe, DC (stud)



Introduction

Who is Craig Liebenson

Qui est Craig Liebenson ?

Craig Liebenson has been an integral member of the Prague School, first studying with Dr Karel Lewit in January, 1987 and Pr Vladimir Janda in 1988. He founded the Visiting Scholar's Program at the Los Angeles College of Chiropractic (LACC) in 1985 and organized 5 International Multidisciplinary Symposia from 1987-1991 with Dr Lewit joining Pr Irvin Korr, Dr.'s Scott Haldeman, Leon Chaitow & others at the inaugural event. Pr Janda was joined by such lumineraries as Dr.'s Janet Travell, Phillip Greenman, and Tom Mayer in 1988. They each were the only 2 time invitees presenting alongside a Who's Who in Musculoskeletal Medicine - Dr.'s Vert Mooney, W.H. Kirkaldy-Willis, David Cassady, Nicholas Bogduk, Ron Donelson, Ray Sandoz, David Simons, Gunnar Andersson, and others. 

 

During this period Pr Janda's work was finally "discovered" by Chiropractors so that it is synonomous with rehabilitation today! Liasons between American chiropractors and physical therapists were also forged through the teachings of the great pioneers Lewit & Janda. Pr Janda served as a Visiting Professor at LACC for a semester and made regular visits to Kaiser Permanente's Hospital in Los Angeles where Clare Frank, P.T. and Joe Godges, P.T. hosted him. 

 

In 1991 Dr Liebenson began teaching the Prague School methods to Chiropractors in the LACC Rehabilitation Diplomate program. Pr Janda was one of the lead faculty in this program which introduced these concepts to over 5000 musculskeletal specialists in over 100 cities over the next 15 years. Throughout the early 1990's Craig Liebenson helped bring groups of DCs, PTs, & MDs to Prague from North America, Europe, and Australia. In 1996 the first edition of his textbook, Rehabilitation of the Spine (Lippincott/Williams & Wilkins) was published with seminal chapters by both Dr. Lewit and Pr. Janda. International interest in how the Prague School approach to Rehabilitation could be integrated with other cutting edge methods such as McKenzie, Biopsychosocial, Stabilization, etc. led to a MSc program launching in England at Anglo-European College of Chiropractic (AECC) in 1997 and in Australia in 1999 (now through University of Murdoch). 

 

In 1998 Craig hosted Pavel Kolar, P.T. at AECC and soon thereafter began bringing him to the U.S. to teach small group workshops on how he had integrated the Vojta methods into rehabilitation of adults with musculoskeletal problems. These programs continued to attract a growing following for Dr. Kolar leading eventually to the formation of the current DNS teaching curriculum. In 2006 Liebenson's Rehabilitation of the Spine was published in it's 2nd edition (now approximately 1000 pages). Besides publishing the final chapter written by Pr Janda and new updates by Dr Lewit, other Prague school members such as P Kolar, J Cumpelik, F Vele, M Veverokova also contributed bringing together the greatest compilation of the Prague School teachings in one resource.

 

Craig continues to teach Prague school methods and host Dr. Kolar in the U.S.. The International Society of Clinical Rehabilitation Specialists (www.clinicalrehabspecialists.com) has been formed to promote all evidence-based, functional rehabilitation methods including those of the Prague School. He has coordinated many courses for Dr. Kolar (assisted by Neurologist, Alena Kobesova, M.D. and Motol Hospital P.T.s) introducing these ideas to leaders in Sports Medicine in the U.S. at Athlete's Performance International in Phoenix, AZ, Attack Athletics in Chicago, IL, and to Major League Baseball Athletic Trainers and Strenth/Conditioning Coaches via his collaberation w/ Ken Crenshaw, A.T.C





Craig Liebenson a fait partie intégrante de l'école de Prague, étudiant d'abord avec le Dr. Karel Lewit en Janvier 1987 et avec le Pr. Vladimir Janda en 1988. Il a fondé le « Visiting Scholar's Program » au « Los Angeles College of Chiropractic » (LACC) en 1985 et a organisé 5 colloques multidisciplinaires internationaux de 1987 à 1991 avec le Dr. Lewit ainsi que le Pr. Irvin Korr, les Docteurs Scott Haldeman, Leon Chaitow et d'autres encore lors de l'événement inaugural. Le Pr. Janda a été rejoint par des personnalités telles que les Docteurs Janet Travell, Phillip Greenman et Tom Mayer en 1988. Ils furent les seuls à être invités par deux fois parmi un Who's Who de la médecine musculo-squelettique - les Docteurs Vert Mooney, W.H. Kirkaldy-Willis, David Cassady, Nicholas Bogduk, Ron Donelson, Ray Sandoz, David Simons, Gunnar Andersson et d'autres encore. 

 

C'est à cette période que le travail du Pr. Janda a finalement été "découvert" par les chiropracteurs de telle sorte qu'il est aujourd'hui synonyme de réhabilitation! Des liens entre les chiropracteurs américains et les physiothérapeutes se sont aussi forgées au travers des enseignements des grands pionniers Lewit et Janda. Le Pr. Janda a été Professeur Invité au LACC pour un semestre et a effectué des visites régulières au « Kaiser Permanente's Hospital de Los Angeles » où Clare Frank, P.T. et Joe Godges, P.T. l'ont accueilli. 

 

En 1991 le Dr. Liebenson a commencé à enseigner les méthodes de l'école de Prague aux chiropracteurs du LACC « Rehabilitation Diplomate program ». Le Pr. Janda était un des principaux membres de la faculté dans ce programme qui a introduit ces concepts auprès de plus de 5000 spécialistes musculo-squelettiques dans plus de 100 villes au cours des 15 dernières années. Pendant le début des années 90 Craig Liebenson a contribué à faire venir des groupes de chiropracteurs, physiothérapeutes et médecins d'Amérique du Nord, d'Europe et d'Australie à Prague. En 1996, la 1ère édition de son manuel, "Rehabilitation of the Spine" (Lippincott/Williams & Wilkins) a été publiée avec des chapitres précurseurs du Dr. Lewit et du Pr. Janda. L'intérêt international dans la façon dont l'approche de l'école de Prague vis-à-vis de la réhabilitation pourrait être intégrée avec d'autres méthodes de pointe telles que McKenzie, Biopsychosociologie, Stabilisation, etc. a conduit au lancement d'un programme MSc en Angleterre à l'Anglo-European College of Chiropractic (AECC) en 1997 et en Australie en 1999 (maintenant à l'University of Murdoch).

 

En 1998, Craig a invité Pavel Kolar, P.T. à l'AECC et l'a rapidement emmené avec lui aux Etats-Unis pour expliquer dans de petits ateliers comment il a intégré les méthodes Vojta à la réhabilitation d'adultes présentant des problèmes musculo-squelettiques. Ces programmes ont continué à attirer un public croissant pour le Dr. Kolar menant finalement à la formation de l'actuel programme d'enseignement DNS. En 2006, "Liebenson's Rehabilitation of the Spine" a été publié dans sa 2ème édition (maintenant d'environ 1000 pages). En plus de publier le chapitre final écrit par le Pr. Janda et des mises à jour par le Dr. Lewit, d'autres membres de l'Ecole de Prague tels que P. Kolar, J. Cumpelik, F. Vele, M. Veverokova ont aussi contribué à rassembler la plus grande compilation des enseignements de l'Ecole de Prague en un seul document.

 

Craig continue à enseigner les méthodes de l'Ecole de Prague et à accueillir le Dr. Kolar aux Etats-Unis. L'International Society of Clinical Rehabilitation Specialists (www.clinicalrehabspecialists.com) a été formée pour promouvoir des méthodes de réhabilitation fonctionnelle fondées sur des preuves scientifiques, incluant celles de l'Ecole de Prague. Il a coordonné de nombreux cours pour le Dr. Kolar (assisté par un neurologue, Alena Kobesova, M.D. et par les physiothérapeutes du Motol Hospital) en introduisant ces idées à des leaders dans le domaine de la médecine sportive aux Etats-Unis à l'Athlete's Performance International de Phoenix (Arizona), à l'Attack Athletics de Chicago (Illinois) et aux Major League Baseball Athletic Trainers and Strength/Conditioning Coaches via sa collaboration avec Ken Crenshaw, A.T.C.



Interview

1/ What is your academic background?

 Quel est votre parcours académique ?

I recieved my BA in Philosophy from the University of Colorado and then my DC degree from LACC in 1986.

J'ai reçu mon Bachelor of Arts (BA) en Philosophie de l'University of Colorado et ensuite mon Doctorate of Chiropractic (DC) du LACC en 1986.


2/ Why did you undertake chiropractic studies?

Pourquoi avez-vous entrepris des études de chiropraxie ?

I had a strong interest in alternative medicine. Basically, I was skeptical of western medicine’s reliance on drugs and surgery.

J'étais très attiré par la médecine alternative. En fait, j'étais sceptique vis-à-vis de la dépendance de la médecine occidentale envers les médicaments et la chirurgie.


3/ During your studies you have met many people who have influenced your clinical approach, including Dr. William Kirkaldy-Willlis, Orthopaedic Surgeon. What did you learn from him?

Pendant vos études vous avez rencontré de nombreuses personnalités qui ont influencé votre approche clinique, notamment le Dr William Kirkaldy-Willlis, Chirurgien orthopédique. Que vous a t-il appris ?

KW had a great influence on me. One of the kindest men I have ever met. I think what impressed me the most was how open-minded he was. He was the first surgeon to incorporate chiropractic as front-line care.

KW a eu beaucoup d'influence sur moi. Il est l'un des hommes les plus aimables que j'aie jamais rencontré. Je pense que ce qui m'a impressionné le plus a été son ouverture d'esprit. Il avait été le premier chirurgien à incorporer la chiropratique en tant que première ligne de soins.



4/ You then met other famous researches in the world of common spinal pathology. By this I mean Karel Lewit and Vladimir Janda, who, again, influenced your practice today. What did they bring to you?

Vous avez ensuite rencontré d’autres personnalités connues dans le monde de la pathologie vertébrale commune. J’entends par là, Karel Lewit, Vladimir Janda, qui ont, à nouveau, influencé votre pratique d’aujourd’hui. Que vous ont-ils apportés ?

I could write a book – well I did ! And, it truly only scratches the surface of their influence on me. Most importantly they framed musculoskeletal care in practical terms that emphasized functional rather than structural pathology. Being neurologists they looked at movement not just muscles, and in particular how altered movement patterns caused repetitive joint strain. For both of them there is a role for manual medicine and rehabilitation. The key is to improve the quality of motor control from the central nervous system. Segmental issues such as stiff joints, trigger points, tight muscles, or inhibited muscles are all secondary to a motor control problem.

Je pourrais écrire tout un livre – en fait je l'ai fait! Et il s'agit à peine de la partie superficielle de leur influence sur moi. Chose importante, ils ont cadré les soins musculo-squelettiques en des termes pratiques qui mettaient l'accent sur la fonction plutôt que sur la pathologie structurale. Etant des neurologues, ils ont observé les mouvements et pas seulement les muscles, et en particulier comment des modèles de mouvement altérés causaient des stress articulaires répétés. Pour chacun des deux, il existe un rôle pour la médecine manuelle et la réhabilitation. La clef est d'améliorer la qualité du contrôle moteur à partir du système nerveux central. Les problèmes segmentaires tels que les raideurs articulaires, les trigger points, les muscles tendus ou inhibés sont tous secondaires à un problème de contrôle moteur.

 

5/ You define your approach as a global functional one. Could you please define this approach more precisely?

Vous définissez votre approche comme une approche fonctionnelle globale. Pourriez nous précisez plus précisément cette approche ?

I would say a functional movement approach. Every patient or athlete deserves to be able to stay active. I want to know what their goals are. Then, my job is identify what is leading to a stability shortfall causing the activity intolerance. This gap between an individuals goals and their capacities is the object of therapy/training to eliminate.

For each patient after “Red Flags” are ruled out then we perform our functional assessment. Movements which provoke the person’s pain are identified (i.e. “markers”) as well as those which are painlessly dysfunctional. The first step in therapy/training is to “re-set” the painless dysfunctions so they are normalized. Then, we audit or reassess the “markers” which normally have become less painful.

If we have conducted this Clinical Assessment/Correction/Reassessment process with active care only then we will have found the self-care prescription to recommend for home use. In this way our paradigm owes a great debt to both Behavioral Medicine (operant conditioning) and Robin McKenzie, P.T..

The goal is for our patients to regain their activity tolerance and functional independence. Manual medicine is best used as a catalyst, or means to an end. But, we strive to have our patients attribute their success to themselves so as to reduce patient dependency.


Je parlerais plutôt une approche fonctionnelle du mouvement. Chaque patient ou athlète mérite de pouvoir rester actif. Je veux savoir ce que sont leur objectifs. Ensuite, mon travail est d'identifier ce qui mène à déficit de stabilité causant l'intolérance à l'activité. Ce décalage entre les buts de l'individu et sa capacité est l'élément à éliminer dans le cadre de la thérapie/entraînement.

Pour chaque patient, après que les "drapeaux rouges" aient été éliminés, nous effectuons notre évaluation fonctionnelle. Les mouvements qui provoquent la douleur de la personne sont identifiés (c’est-à-dire les "marqueurs") ainsi que ceux qui sont dysfonctionnels mais non-douloureux. La première étape dans le cadre de la thérapie/entraînement est de "réinitialiser" les dysfonctions non-douloureuses afin qu'elles se normalisent. Ensuite, nous vérifions ou réévaluons les "marqueurs" qui normalement sont devenus moins douloureux.

Si nous avons effectué ce processus d'évaluation/correction/réévaluation clinique avec des soins actifs, alors et seulement alors nous trouvons la prescription de soins auto-administrés à recommander pour un usage à domicile. En ce sens, notre modèle est grandement redevable envers la Médecine Comportementale (conditionnement opérant) et Robin McKenzie, P.T.

Le but pour nos patients est de regagner leur tolérance à l'activité et leur indépendance fonctionnelle. La médecine manuelle est au mieux utilisée en tant que catalyseur, ou un moyen pour atteindre un objectif. Mais nous nous efforçons de faire en sorte que nos patients attribuent leur succès à eux-mêmes afin de réduire leur dépendance.



6/ Stuart McGill, just like you, has highlighted the importance of exercises in the management of low back pain. What are the peculiarities of his work and did they have an influence on yours?

Stuart Mc Gill, tout comme vous, a mis en avant l’importance des exercices dans la prise en charge des lombalgiques. Quelle sont les particularités de son travail et ont elles influencé le vôtre ?

 

Pr McGill has taken the baton from Pr Janda and moved our work forward. His research has not only provided scientific evidence for the importance of improving motor control patterns in back pain patients, but has provided great insights into new exercises. Additionally, Pr McGill has extended our model from rehab to performance.

For the last 10 years his work has advanced from how spine patients can recover from disabling back pain to how elite athletes can generate power without injuring their backs. Currently he is investigating if fitness or activity can be found to be a predictor of future back pain in asymptomatic individuals.

Le Pr. McGill a pris le relai du Pr. Janda et a poussé notre travail plus loin. Sa recherche n'a pas seulement fourni des preuves scientifiques de l'importance d'améliorer les modèles de contrôle moteur chez les patients atteints de douleurs de dos, mais elle a aussi apporté de grandes perspectives pour de nouveaux exercices. De plus, le Pr. McGill a étendu notre modèle en partant de la réhabilitation pour arriver à la performance.

Au cours des 10 dernières années, son travail a progressé depuis "comment la colonne vertébrale des patients peut récupérer d'une douleur handicapante" à "comment des athlètes de haut niveau peuvent générer de la puissance sans blesser leur dos". Actuellement, il s'investit pour savoir si le fitness ou l'activité peuvent correspondre à un élément prédictif de futures douleurs de dos chez les individus asymptomatiques.


7/ We would like to specify your functional approach. First of all, in what respect is it different from muscle-building exercises (analytical work) practiced by many of our fellow citizens?

Nous aimerions préciser votre approche fonctionnelle. Tout d’abord qu’est-ce qui la différencie de la musculation (travail analytique) pratiquée par nombre de nos concitoyens ?

Pr Janda taught not to follow the traditional model from bodybuilding of training individual muscles. There is an old saying “the brain does not think in terms of individual muscles, it thinks in terms of movement.” Muscle building is a very general, non-functional way to build strength. However, in rehab our goal is to promote stability which is more of a motor control issue. In addition, modern athletic development places more emphasis on the A,B,Cs of agility, balance, and coordination along with core training for General Physical Development.

In Specialized Physical Development isolating individual muscles for strengthening will be a component of training, but it’s role has become reduced as we have more functionally integrated training methods available to us.


Le Pr. Janda a expliqué qu'il ne fallait pas suivre le modèle traditionnel du body-building qui consiste en un travail des muscles individuellement. Il existe un vieil adage disant que "le cerveau ne pense pas en termes de muscles individuels, il pense en terme de mouvement". Le développement musculaire est une façon très générale et non-fonctionnelle de développer la force. Cependant, en réhabilitation, notre but est de promouvoir la stabilité ce qui est plus une question de contrôle moteur. De plus, le développement athlétique moderne met d'avantage l'accent sur l'ABC de l'agilité (agility), équilibre (balance) et coordination (coordination) en parallèle avec l'entraînement de la sangle abdominale pour le Développement Physique Général.

Dans le Développement Physique Spécialisé, isoler les muscles individuels pour les renforcer est un élément de l'entraînement, mais son rôle a eu tendance à se réduire puisque nous disposons de plus de méthodes d'entraînement fonctionnelles intégrées.

 

8/ Do you consider that muscle-building exercises are not suitable for most people?

Considérez-vous qu’une musculation ne soit pas adaptée pour la plupart des gens ?

Everything has it’s place. Isolating individual muscles is an excellent way to build armour which all athletes in contact sports require.

Tout a sa place. Isoler des muscles individuels est un excellent moyen de construire une armure dont tous les athlètes des sports de contact ont besoin.


9/ In your diagnostic approach you differentiate pain and dysfunction. Why?

Dans votre approche diagnostique vous distinguez douleur et dysfonction. Pourquoi ?

Training should not occur in a painful range. We must focus on re-grooving painless dysfunction in order to reduce pain. Dysfunction is a primary driver of activity limiting pain. By restoring function to a « key link » we stablize the locomotor system and allow recovery to accelerate.

L'entraînement ne devrait pas avoir lieu dans une amplitude douloureuse. Nous devons nous concentrer sur la modification des dysfonctions non-douloureuses pour réduire la douleur. La dysfonction est le moteur principal de la douleur limitant l'activité. En restaurant la fonction en un "lien clef", nous stabilisons le système locomoteur et nous permettons une récupération accélérée.



10/ Could you define precisely the various abnormalities that you are looking for in your functional assessment, the ones you call "faulty movement patterns" (incoordination, stabilization, etc)?

Pourriez-vous définir précisément les différentes anomalies que vous recherchez dans votre évaluation fonctionnelle, que vous appellez « faulty movement patterns »  (incoordination, stabilisation, etc) ?

The key signs of abnormal motor control are faulty movement patterns which place important joints at risk of injury from repetitive strain in non-impact circumstances. In the modern world it is not trauma, but repetitive strain that leads to musculsokeletal injury.

One of the most common faulty movement patterns that is a mechanism of injury is medial collapse of the knee in 1 leg squat or landing a jump. Others to look for include :

  • End range trunk flexion during squats

  • Winged scapulae during push-up

  • Shrugged shoulder during overhead tasks

  • Forward head posture during sitting


Les signes clefs de contrôle moteur anormal sont des modèles de mouvements inappropriés qui placent des articulations importantes en situation de risque de blessure à cause de stress répétitifs dans ces circonstances sans impact. Dans le monde moderne, ce ne sont pas les traumatismes mais les stress répétés qui mènent à des blessures musculo-squelettiques.

L'un des modèles de mouvement inapproprié les plus communs qui soit un mécanisme de blessure correspond à un affaissement du genou durant un squat sur une jambe ou lors d'une réception après un saut. D'autres cas à rechercher incluent:

  • Des flexions du tronc en fin d'amplitude durant des squats

  • Des décollements scapulaires durant des pompes

  • Des élévations d'épaule durant des tâches au-dessus de la tête

  • Une position de la tête en avant lors de la position assise





11/ On what basis did one decide that a movement (for example: a squat) is performed correctly or not?

Sur quelles bases a-t-on pu déterminer que tel mouvement (ex un Squat) est exécuté de manière normale ou pas ?

This is due to scientific studies of mechanisms of injury. For instance, end-range trunk flexion during a squat if repeated under load many thousands of time leads to a disc hernation.

Cela provient d'études scientifiques à propos des mécanismes de blessure. Ainsi, la flexion du tronc en fin d'amplitude durant un squat, si elle est répétée plusieurs milliers de fois en charge mène à une hernie discale.



12/ You have selected 7 basic exercises for making a global assessment of the patient. You named them "Magnificent 7". Could you briefly list these tests and explain how they can identify abnormalities that you marked in the previous question?

Vous avez retenu 7 exercices de bases permettant de faire une évaluation globale du patient. Vous l’avez nommé : « Magnificent 7 ». Pourriez-vous succinctement nous citer ces tests et nous expliquer en quoi ils permettent d’identifier les anomalies que vous avez caractérisées à la question précédente ?

The 7 tests are simple procedures which allow us to screen sagittal, frontal, and transverse plane motor control. We are designed to be upright. Over 200,000 years ago this function evolved in Homosapien. In just the last generation or 2 we have polluted this posture by overemphasizing sedentary postures such as sitting. After testing range of motion of the painful region for “markers’ of pain and orthopedic diagnosis we perform the 2nd test the Wall Angel. This along with the 3rd test the Overhead Squat screen upright posture function.

Our 4th and 5th tests are for the frontal plane. Humans are designed to move. We evolved to walk 20,000 steps/day. Today in western societies the average person walks under 7500 steps/day. In normal cadence gait about 85% of the gait cycle is spent in single leg stance. For this reason Pr Janda said we should re-define posture from 2 leg upright stance to single leg.


In our 4th test single leg balance we look for an inability to balance on each leg with eyes open for 10 seconds or with eyes closed for 5 seconds. Normative data exists for this important test which is a risk factor for injuries in soccer players as well as falls in the elderly. Our 5th test is the single leg squat which I have already described.


Our 6th test screens for transverse plane function. At 6 months we begin rolling movements and these rotational patterns become part of creeping, crawling, gait, and most sports or recreational activities. The single leg bridge is an excellent screen of stability of the lumbo-pelvic region in the transverse plane. Typically a dip will occur in the pelvis.


Our 7th and final screen maybe the most important of all. It is of respiration and intra-abdominal pressure (IAP). Dr Lewit said “breathing is the most common faulty movement pattern.” Chest breathing is typical and overloads the cervical spine as well as impairing abdominal function. If relaxed breathing occurs with vertical motion of the rib cage substituting for horizontal motion of the abdominal wall this is dysfunctional.

Finally, IAP is assessed as per Dr Pavel Kolar’ recommendation. The test evaluates our patient in the dying bug position or triple flexion position of a 4 month old baby. The key is to assess if our patient can depress their T/L junction against the table or floor independent of the phase of respiration. The anterior-inferior rib cage should be seen to move down. Even with inhalation we want to see this position be maintained.



Les 7 tests sont de simples procédures qui nous permettent de vérifier le contrôle moteur dans les plans sagittal, frontal et transverse. Nous sommes conçus pour être en position verticale. Il y a plus de 200 000 ans de cela, cette fonction nous a permis d'évoluer en Homo Sapiens. Depuis seulement la dernière génération ou la précédente, nous avons troublé cette posture en mettant l'accent sur les postures sédentaires telles que la position assise. Après avoir testé l'amplitude de mouvement de la région douloureuse à la recherche de "marqueurs" de la douleur et après avoir posé un diagnostic orthopédique, nous effectuons le 2ème test, le "Wall Angel". Celui-ci, combiné avec le 3ème test appelé "Overhead Squat", évalue la fonction de position verticale.

Nos 4ème et 5ème tests sont destinés au plan frontal. Les humains sont conçus pour bouger. Nous avons évolué pour faire 20 000 pas/jour. Aujourd'hui dans les sociétés occidentales, une personne moyenne effectue moins de 7 500 pas/jour. Avec une cadence normale, environ 85% du cycle de la démarche sont passés sur une seule jambe. Pour cette raison, le Pr. Janda a dit que nous devrions redéfinir la posture pour passer d'une position verticale sur 2 jambes à une position sur une seule jambe.

Dans notre 4ème test, "Single Leg Balance", nous cherchons une incapacité à s'équilibrer sur chaque jambe avec les yeux ouverts pendant 10 secondes ou avec les yeux fermés pendant 5 secondes. Des données normalisées existent pour cet important test qui correspond à un facteur de risque de blessure chez les joueurs de football ainsi que de chute chez les personnes âgées. Notre 5ème test est le "Single Leg Squat" que nous avons déjà décrit.

Notre 6ème test explore la fonction du plan transverse. A 6 mois, nous commençons des mouvements de roulement et ces modèles de rotation deviennent partie intégrante du rampement, de la démarche et de la plupart des sports et activités de loisir. Le "Single Leg Bridge" est un excellent moyen d'évaluer la stabilité de la région lombo-pelvienne dans le plan transverse. Typiquement un abaissement se produira au niveau du bassin.

Notre 7ème et dernier test est peut-être le plus important de tous. C'est celui de la respiration et de la pression intra-abdominale (PIA). Le Dr. Lewit a dit "la respiration est le modèle de mouvement le plus fréquemment défaillant". La respiration par la poitrine est typique et surcharge la colonne cervicale tout en altérant la fonction abdominale. Si une respiration relaxée présente une élévation verticale de la cage thoracique en substitution du mouvement horizontal de la paroi abdominale, il s'agit d'une dysfonction.

Enfin, la PIA est évaluée selon les recommandations du Dr. Pavel Kolar. Le test évalue notre patient dans la position du "Dying Bug" ou de la "Triple Flexion" d'un nourrisson de 4 mois. La clef est d'évaluer si notre patient peut abaisser sa jonction thoraco-lombaire contre la table ou contre le sol indépendamment de la phase respiratoire. La cage thoracique antéro-inférieure devrait se déplacer vers le bas. Même lors de l'inhalation, nous souhaitons voir cette position maintenue.




13/ We would appreciate if you could give us 2 examples of tests and exercises to understand this approach.

Nous souhaiterions que vous nous donniez 2 exemples de tests et d’exercices afin de comprendre cette approche.

Let’s say a person with knee pain has poor control of hip abduction and 1 leg squat. If we find that contralateral QL/oblique abdominal activation irradiates into the gluteus medius making it immediately stronger then we would recommend exercises such as bottoms up kettelebell carry and baby get up for the patient.


Imaginons qu'une personne avec une douleur de genou ait un mauvais contrôle de l'abduction de la hanche et lors du "Single Leg Squat". Si nous trouvons que l'activation du carré des lombes ou de l'abdominal oblique controlatéral irradie dans le gluteus medius le rendant immédiatement plus fort, alors nous recommanderions au patient des exercices tels que les "bottoms up" avec des kettlebells ou le "baby get up".


14/ In what respect is the Magnificent 7 different from Gray Cook’s “Functional Movement Screen”?

En quoi le Magnificent 7, est-il différent du Functional Movement Screen de Gray Cook ?

They are very similiar. In the Mag 7 we call the Overhead Squat a dysfunction though if end range lumbar flexion occurs before the thighs reach horizontal. We also assess single leg stance positions and respiration directly which we feel is essential since these are fundamental functions.

Ils sont très similaires. Cependant, dans le Magnificent 7, nous considérons que si la fin d'amplitude de la flexion lombaire se produit avant que les cuisses arrivent à l'horizontale lors de l'"Overhead Squat", il s'agit d'une dysfonction. Nous évaluons aussi les positions du "Single Leg Stance" et de la respiration directement, ce qui nous semble essentiel puisqu'il s'agit de fonctions fondamentales.


15/ The first test you perform with the "Magnificent 7" approach is the one of lumbar mobility in search of a stiff or hypermobile area that you objectify with inclinometers. What is the purpose of this assessment?

Le premier test que vous faites lors de cette approche « Magnificent 7 » est celui de la mobilité lombaire à la recherche de zone raide ou hypermobile que vous objectivez avec des inclinomètres. A quoi sert cette évaluation ?

This test is variable. We look at range of motion of whichever area is the patients chief complaint. It is basically an orthopedic assessment.

Ce test est variable. Nous nous intéressons à l'amplitude de mouvement de l'endroit dont le patient se plaint principalement. Il s'agit essentiellement une évaluation orthopédique.


16/ Doesn’t this test contradict with McGill’s approach that considers that "no matter how the back moves, what is core is that it is maintained" (locking the lumbars in addition to a good hip mobility being the key)?

Ce test ne rentre-t-il pas en contradiction avec l’approche de McGill qui considère de toute manière que « peu importe comment le dos bouge, ce qui est majeur c’est qu'il soit maintenu », (le verrouillage lombaire associé à une bonne mobilité des hanches étant la clé) ?

Not at all since we are merely testing for mechanical sensitivity. This is not training. Pr McGill also tests for load tolerance. These are not training positions.

Pas du tout puisque nous ne faisons que tester la sensibilité mécanique. Il ne s'agit pas d'entraînement. Le Pr. McGill teste aussi la tolérance à la charge. Ce ne sont pas des positions d'entraînement.

 

17/ In this first test, how will you use the information that the patient is hyper or hypomobile?

Dans ce premier test, comment allez-vous utilisez les informations selon que le patient est hyper ou hypomobile ?

If a patient is hypermobile we are particularly concerned with ergnomic strain during sitting.

Si le patient est hypermobile, nous nous intéressons particulièrement au stress ergonomique de la position assise.



18/ How do you score your tests and what should the overall score be at the end of the tests?

Comment scorez-vous vos tests et quel doit être le score général à la fin des tests ?

Like w/ the FMS the scoring is 0-3 for a maximum total of 21. The goal as with the FMS is 7 symmetric 2’s. Our goal is at least a 14. The goal is NOT to have a 21. We want to convert 0’s & 1’s into 2’s. Not 2’s into 3’s. Dr Lewit famously said, «don’t try to teach perfect movement patterns, correct the key fault that is causing the trouble. »

 

Tout comme avec le FMS, le score va de 0 à 3 points pour un total maximum de 21. Le but, comme pour le FMS, est 7 notes de 2 symétriques. Notre but est au moins 14 points. Il ne s'agit PAS d'atteindre les 21. Nous voulons convertir les 0 et les 1 en 2. Pas les 2 en 3. Le Dr. Lewit a dit cette phrase célèbre "n'essayez pas d'enseigner des modèles de mouvement parfaits, corrigez la faute principale qui cause le trouble".


19/ What goals do you give to your patients?

Quels objectifs donnez-vous à vos patients ?

Pain control

Return to activity

Improved « first-aid » management

Most goals come from the patient. I believe in patient-centered not doctor-centered care.


Le contrôle de la douleur

Le retour à l'activité

Une amélioration du management de "premiers secours"

La plupart des objectifs viennent du patient. Je crois en des soins centrés sur le patient et non sur le praticien.



20/ How do you work? Do you recommend exercises or do you practice consistently the exercises with your patient?

Comment travaillez-vous? Conseillez-vous les exercices ou pratiquez-vous les exercices systématiquement avec votre patient ?

I evaluate each patient on every visit. We want to know are they feeling improvement, the same or worse. Then we review their activity intolerances. Then, we re-examine their “marker” tests (0’s) and painless dysfunctions (1’s). Finally, we review their self-care. If they are improving we have to increase the challenge of their exercises. If they are not feeling better we have to see if we are addressing the wrong painless dysfunction.

Nous évaluons tous nos patients à chaque visite. Nous voulons savoir ce qu'ils ressentent (une amélioration, une aggravation ou aucun changement). Ensuite, nous passons en revue leur intolérance à l'activité. Puis nous réexaminons leurs tests "marqueurs" (les 0) et les dysfonctions non-douloureuses (les 1). Finalement, nous évaluons leur auto-prise en charge. S'ils ressentent une amélioration, nous devons augmenter le challenge de leurs exercices. S'ils ne se sentent pas mieux, nous devons voir si nous ne nous sommes pas attachés à la mauvaise dysfonction non-douloureuse.



21/ Does the quantitative evaluation (strength, endurance) of muscle groups have room in your approach?

L'évaluation quantitative (force, résistance) des groupes musculaires a-t-elle une place dans votre approche ?

Yes, we quantify capacity measures such as side plank endurance, 1 leg balance time, Range of motion, etc. But ,more important is to qualify competency measures such as faulty movement patterns.

Oui, nous quantifions les mesures de capacité telles que l'endurance en position de planche sur le côté (side plank), le temps d'équilibre sur une jambe, l'amplitude de mouvement, etc. Mais, plus important, il faut qualifier les mesures de compétence telles que les modèles de mouvement inappropriés.


22/ What is remarkable in your book is the integrated approach where, for example, a patient consults you for a common low back pain. Your clinical approach consists in trying to identify the cause of the pain first (for example: is it discogenic or does it come from a facet?). What importance do you give to this diagnosis, and how do you link it with your functional analysis?

Ce qui est remarquable dans votre livre c’est l’approche intégrée lorsque, par exemple, un patient vous consulte pour une lombalgique commune. Votre approche clinique consiste tout d’abord à essayer d’identifier la cause la douleur par exemple est-elle discogénique ou d’origine facettaire. Quelle importance accordez-vous à ce diagnostic, et comment mettez vous cela en relation avec votre analyse fonctionnelle ?

The diagnosis is Step One. Rule out « red flags » of sinister disease processes. Then, determine if there is a specific structural pathology (i.e. herniated disc pinching a nerve). But, in 85% of cases it is not posssible to give a specific diagnosis with certainty. This is where the functional approach shines. We focus in a patient-centered way on their activity intolerances related to pain. The Assessment-Correction –Reassessment process I call the Clinial Audit Process (CAP) is the key to identifying reversible functional pathologies of the motor system.

Le diagnostic se fait premièrement en éliminant les "drapeaux rouges" correspondant à des processus de maladies graves. Ensuite, il faut déterminer s'il existe une pathologie structurelle spécifique (par exemple une hernie discale pinçant un nerf). Mais dans 85% des cas il n'est pas possible de poser un diagnostic spécifique avec certitude. C'est là que l'approche fonctionnelle fait merveilles. Nous mettons l'accent sur les intolérances à l'activité en relation avec la douleur tout en gardant une approche centrée sur le patient. Le processus d'Evaluation-Correction-Réévaluation que j'appelle "Clinical Audit Process" (CAP) est la clef pour identifier les pathologies fonctionnelles réversibles du système moteur.



23/ In the cases mentioned, what do you do during the acute phase of treatment (discogenic pain versus facet pain) ?

Dans les cas précédents que faites-vous en phase aiguë de traitement ?

Disc we follow McGill’s spine sparing strategies (hip hinge, avoidance of flexion) often w/ McKenzie protocols if centralization can be achieved. Facet often responds to adjustments plus exercise.

Pour les disques, nous suivons les stratégies d'épargne de la colonne vertébrale de McGill (pivot de la hanche, évitement de la flexion) souvent associées avec les protocoles McKenzie s'il est possible d'obtenir une centralisation. Les facettes répondent souvent aux ajustements associés aux exercices.



24/ When the acute phase has passed, what happens to your care and what are, in general, the clinical features and exercises that you see in these two types of injury?

Lorsque cette phase aiguë est passée, que devient votre prise en charge et quelles sont, en général, les particularités cliniques et d’exercices que vous observez dans ces 2 types d’atteintes ?

As the acute phase subsides there is less need for an anti-inflammatory approach and gradually exercises progress from establishing a foundation in competency to one which begins to build capacity.

Lorsque la phase aiguë disparaît, il y a un besoin moindre d'une approche anti-inflammatoire et les exercices peuvent progresser graduellement en commençant par établir une fondation de compétence jusqu'à commencer à développer la capacité.


25/ At this time of evidence-based medicine, what can be said about this functional approach? Is there, for example, evidence of the reproducibility and validity of the tests that you present?

A l’heure de la médecine fondée sur les preuves que peut-on dire de cette approche fonctionnelle ? Existe t-il par exemple des preuves sur la reproductibilité et la validité des tests que vous proposez ?

Most of the tests are evidence-based (i.e. single leg balance, single leg squat). However as Dr Lewit said, « we work at the level of acceptable uncertainty ». The functional approach is highly evidence-based, but there is a still a lot to learn. There is a danger w/ evidence-based methods in that if we assume our patients make up a homogenous popultation when in fact they are heterogenous (C LeBeouf) we will miss out on specific management strategies that work in subgroups.

La plupart des tests sont scientifiquement prouvés (par exemple le "Single Leg Balance" ou le "Single Leg Squat"). Cependant, comme disait le Dr. Lewit, "nous travaillons à un niveau d'incertitude acceptable". L'approche fonctionnelle est hautement prouvée scientifiquement, mais il reste beaucoup à apprendre. Il existe un danger dans les méthodes basées sur les preuves en ce sens que si nous supposons que nos patients représentent une population homogène alors qu'en fait elle est hétérogène (C LeBeouf ), nous risquerions de passer à côté de stratégies de management spécifiques qui fonctionneraient bien dans des sous-groupes.


26/ What is the average number of sesions needed to rehab a patient ?

Quel est le nombre moyen de visites necessaires pour rééduquer un patient ?

There are some people who never reach a 2 on all tests. 

What I can say is that progress should begin immediately with nearly all patients. By that what I mean is that mechanical sensitivity of "markers" of pain should be decreasing with each and every visit. This occurs as a result of enhancing movement competency of "key links" that have painless dysfunctions or abnormal motor control. The Mag 7 like any functional screen is a starting point. Since every exercise is a test we are learning all the time. The goal of assessment is as Dr Lewit said "to find the key fault that is causing the trouble." In the functional approach this can be a moving target. As we build fundamental movement competency then we move on to building more capacity. All the while the emphasis is on what activities the patient performs so the target is different for everyone and the Mag 7 is really just a jumping off point.


Il y a des patients qui n'atteignent jamais un score de 2 sur tous les tests. Le Mag 7 comm tous les tests fonctionnels est un point de départ. A partir du moment ou n'importe quel exercices est aussi un test, nous avons de nouvelles données constamment. Le but de l'evalulation est comme le Dr Lewit le disait « trouver la faute clef à l'origine du probleme ». Dans l'approche fonctionnelle, cela peut etre une cible mouvante. Nous partons d'une capacité fonctionnelle de base pour arriver à des choses plus complexes. D'autre part, l'emphase est mise sur le type d'activités qu'exercent le patient, et donc l'objectif fonctionnel est différent d'une personne à l'autre, le Mag 7 est réellement juste un tremplin.

Ce que je peux dire, c'est que la quasi totalité des patients doivent progresser rapidement. Ce que je veux dire c'est que la sensibilité mécanique douloureuse, doit décroitre de visite en visite. Cela est possible en améliorant la fonction « clef » qui découle sur des dysfonctions douloureuses ou un contrôle moteur anormal.


27/ From the therapeutic standpoint are there clinical trials demonstrating the effectiveness of this approach?

Sur le plan thérapeutique existe-t-il des essais cliniques montrant l’efficacité de cette approche ?

Yes, please review the works of Frost, Fritz, Hubbard, et al. Most of these are summarized in my book.

Oui. Vous pouvez consulter les travaux de Frost, Fritz, Hubbard et leurs collègues. La plupart sont résumés dans mon livre.



28/ What are the future prospects in terms of research?

Quelles sont les perspectives d’avenir en termes de recherche ?

We need more. They are very bright. Pr McGill’s lab for instance has been studying in active individuals how the activities one participates in has more to do with injury risk than fitness does.

Nous avons besoin de d'avantage de recherche. Les perspectives sont très bonnes. Le laboratoire du Pr. McGill, par exemple, étudie comment les activités auxquelles participent des individus ont plus à voir avec le risque de blessures que la pratique du fitness.

 

29/ As this interview reaches its end, do you have anything to add?

Au terme de cette interview auriez-vous quelque chose à rajouter ?

It was a great opportunity for me to come to Paris and teach at the Institut Franco-European de Chiropratique. We had a wonderful atmosphere as the snowfell on Paris. I could see how excellent the training in manual skills is in France. My hope is that our observation skills and our ability to not only treat, but also teach and train our patients will evolve in the coming years. I hope to see many people join the International Society of Clinical Rehabilitation Specialists www.clinicalrehabspecialists.org and for both French campuses of IFEC start Rehab 2 Performance (R2P) clubs to help students learn how to “bridge the gap” from manual skills to rehab.

 

Thank you very much for your insightful questions.

 

Ce fut une fantastique opportunité pour moi de venir à Paris et d'enseigner à l'Institut Franco-Européen de Chiropratique. L'atmosphère était merveilleuse avec les chutes de neige sur la capitale. J'ai pu voir l'excellente qualité de la formation en France. Mon espoir est que nos compétences d'observation et notre capacité à non seulement traiter mais aussi enseigner et former nos patients va évoluer dans les prochaines années. J'espère que de beaucoup rejoindront l'International Society of Clinical Rehabilitation Specialists www.clinicalrehabspecialists.org et, pour les deux campus français de l'IFEC, que des clubs de Rehab 2 Performance (R2P) soient constitués pour aider les élèves à combler le fossé entre les pratiques manuelles et la réhabilitation.

Merci beaucoup pour vos pertinentes questions.



Dr Craig Liebenson, all of the team at vertebre.com, would like to sincerely thank you for your contribution to this interview.



For more information

Pour en savoir plus

 

Rehabilitation of the spine : A practionner’s Manual (2006)

 

Functionnal performance traing DVD

 

Flexibility, yoga training and ergonomic postural advise DVD