SOFEC

Société Scientifique dédiée à la Chiropraxie,
aux thérapies manuelles et aux traitements conservateurs de la colonne vertébrale et des articulations periphériques.

En savoir plus

 

2014

201401/01/2014

 

Chers amis, chers lecteurs

 

Nous venons de clore une année 2013 bien remplie pour la profession chiropratique. Nous avons donc trouvé opportun en ce début d’année de faire un bref rappel des principaux événements concernant notre profession et la recherche en générale, qui ont retenus notre attention. Leurs conséquences se répercuteront dans les années à venir.

 

C’est tout d’abord l’agrément de l’Institut Franco-Européen de Chiropratique par l’état Français, seule école Française apte à délivrer le titre de Chiropracteur. Un numerus clausus a été mis en place, puisque que nous pouvons y lire que les deux établissements qui forment l'IFEC (l’un à Ivry-sur-Seine et l’autre à Toulouse) auront la possibilité de recevoir et de former chacun 100 étudiants en première année. Néanmoins, la base minimum d’enseignement recommandée par les textes juridiques est actuellement celui d’un master 1. Ce niveau de base ne correspond ni aux recommandations internationales de l’ « European Council on Chiropractic Education (ECCE) » (master 2), ni aux exigences de sécurité recommandées par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). C’est la raison pour laquelle l’enseignement actuel s’effectue sur la base de six années d’études à temps plein. Lire.

 

L’autre événement est aussi la publication du nouveau rapport de l’Académie Nationale de médecine au sujet des thérapies dites complémentaires dont la chiropraxie. Ce rapport marque un tournant majeur avec le précédent rapport du Professeur Auquier, datant de 2006 et auquel la SOFEC avait vivement réagi. Puisque nous évoquions la formation, l’Académie de Médecine ne fait, cette fois, aucun amalgame avec l’ostéopathie et note le sérieux de la formation en chiropraxie dont la volonté affichée est de proposer un cycle de formation équivalente au 2èm cycle de formation médicale. Lire.

 

Un autre sujet d’importance concerne l’investissement scientifique de notre association notamment s’agissant de la sécurité des soins. Dans cette perspective nous avons participé en mai dernier au Congrès de l’European Chiropractic Union (ECU). Nous y avons présenté notre dernière revue de la littérature sur l’association (causalité forte ou faible) entre les manipulations et les accidents vasculaires en évaluant les études cas/témoins, cas-croisés, cas-contrôles et cohortes, considérées aujourd’hui comme les recherches les plus fiables en la matière. Les résultats de cette étude montrent :

  • Dans 80% des cas, les dissections des artères vertébrales entrainent descervicalgies et céphalées sévères dans la semaine qui précède l’apparition des troubles neurologiques Ces dissections sont spontanées (anomalie de l’artère vertébrale, prédisposition génétique) et touchent les sujets jeunes de moins de 45 ans
  • Il n’existe pas de signe clinique caractéristique pouvant faire suspecterl’origine vasculaire de ces cervicalgies et céphalées.
  • Les patients atteints par ces symptômes sont enclins à consulter un praticien de thérapie manuelle pensant que leur douleur est d’origine musculo- articulaire.
  • Les études dont le niveau méthodologique est le plus élevé montrent qu’il n’existe pas une association forte entre la manipulation et l’accident vasculaire. Néanmoins, l’absence d’association ne peut-être complètement exclu.
  • Le bénéfice/risque des manipulations doit continuer à faire l’objet d’évaluation. Il devra être comparé aux traitements par mobilisations ou par médicaments anti-inflammatoires, qui, pour ces derniers, peuvent entraîner de complications rares mais graves pouvant être fatales.
  • Le choix du patient concernant le type de traitement possible (thérapies manuelles, médicaments, exercices) doit être respecté par le praticien.
  • Un consentement éclairé reste nécessaire avant manipulation cervicale, le but étant d’avertir le patient que le mouvement rotatoire au cours des manipulations cervicales pourrait, dans de très rares cas, augmenter le risque d’accident vasculaire. Lire.

 

Nos pensées vont ici à notre ami Michael JHaynes, DC, PhD, initateur de ce travail et  dont la participation à la vie de notre association fut très active. Sa disparition brutale nous a beaucoup affecté. Lire.

 

Nous ne terminerons pas cette rétrospective 2013 sans parler des nombreuses publications que nous mettons en ligne chaque semaine. Elles ont pour objectifs d’informer nos lecteurs et tous les passionnés de thérapies manuelles des dernières avancées scientifiques nombreuses en 2013. Toute l’équipe de la SOFEC participe à ces publications, non seulement en décrivant ces études récemment parues, mais surtout en proposant chaque fois une évaluation critique. Cette rubrique remporte un vif succès puisque le millier de lecteurs quotidiens est dépassé à chaque présentation ! Merci pour votre intérêt !

  • Voici les recherches qui ont été le plus lues :
  • Les douleurs de dos deviennent t-elles plus fréquentes en vieillissant ? Lire
  • Existe t-il un lien entre puberté et lombalgie ? Lire
  • Les antibiotiques peuvent-ils traiter la lombalgie ? Lire
  • Les réactions post-manipulatives sont-elles dues au traitement manuel ou à l’évolution spontanée de la pathologie ? Lire
  • Les exercices sont-ils efficaces dans la lombalgie chronique ? Lire

 

Nous espérons désormais que l’année 2014 sera aussi productive que l’année 2013. Nous vous proposerons en ce début d’année une interview exclusive de Iben Axen, DC, PhD (dont les dernières recherches sur les lombalgies feront probablement date). Elle précisera les derniers sous-groupes de patients lombalgiques que sa recherche a permis d’identifier et des perspectives de prise en charge.

 

Notre objectif aussi sera aussi de réviser nos recommandations sur les signes cliniques d’alerte chez l’adulte (red flags) notamment au travers d’une mise à jour et d’une publication.

 

Toute l’équipe de la SOFEC vous souhaite une très bonne et heureuse année 2014 !