SOFEC

Société Scientifique dédiée à la Chiropraxie,
aux thérapies manuelles et aux traitements conservateurs de la colonne vertébrale et des articulations periphériques.

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Simon Dagenais, DC, PhD (épidémiologiste), MSc, Canada

25-06-2012

Chiropraticien

Epidémiologiste

 

Interview conducted by Karl Vincent DC,

President of the Franco-European Chiropractic society  (SO.F.E.C)

Member of the Board of Governors of the Franco-European Chiropractic Institute, http://www.ifec.net/

Editor of vertebre.com, www.vertebre.com

 

with the participation of

Cyril Fischhoff, DC,

Member of the Board of Governors of the Franco-European Chiropractic Institute, http://www.ifec.net/

Editor of vertebre.com

 

Introduction

 

Qui est Simon Dagenais ?

Simon Dagenais est chiropraticien, épidémiologiste (PhD) et écocomiste en santé (MSc). Son objectif est d’étudier la recherche scientifique afin d’améliorer la prise en charge de la pathologie musculo-squelettique, en particulier de la pathologie vertébrale commune. Simon a publié de nombreux articles dans des revues indexées et a participé à la rédaction de deux livres en tant que rédacteur adjoint : la 3èm édition de « Principles and Practice of Chiropractic » et « Evidence-based management of low back pain » publié très récemment. Simon a travaillé en tant qu’épidémiologiste au Centre hospitalo-Universitaire d’Ottawa et est actuellement « Chief Scientific officer » pour le Palladian Health, une entreprise dont le rôle est d’optimiser les soins de santé (coût et type de soins) de l’appareil locomoteur incluant la chiropratique, les infiltrations, la physiothérapie et la chirurgie. Il travaille aussi en collaboration avec l’université sud de Tampa comme chercheur. Il est membre de la Société Franco-Européenne de Chiropratique (SO.F.E.C).

 

 

Interview

 

1/ Quel est votre parcours académique ?

Mon parcours académique ne fut pas linéaire puisque j’ai commencé mes études a l’université de Waterloo, d’abord en comptabilité avec l’intention de poursuive une carrière commerciale. J’aimais bien les chiffres et le travail méticuleux, mais lors de ma troisième année d’université j’ai réalisé que la comptabilité ne m’intéressait plus suffisamment pour en faire une carrière.

Pendant cette période, Je m’étais fait mal au dos et je me suis fait soigner par un chiro qui était très sympathique et semblait beaucoup aimer son métier. Après de longues discussions avec lui au sujet de la profession chiropratique, j’ai alors décidé de réorienter mes études dans cette direction.

 

 

2/ Pourquoi avez-vous été attiré par la chiropratique ?

J’aime l’aspect direct de la thérapie manuelle, qui créé un rapport beaucoup plus immédiat et profond avec les patients. J’ai aussi ressenti la frustration que les gens peuvent avoir lorsqu’ils souffrent de lombalgie aigue et que personne ne semble pouvoir les aider notamment avec les thérapies usuelles telles que la physiothérapie et les médicaments. Pour moi, en tant que patient, la chiropratique semblait être la solution idéale et je me suis alors orienté vers une profession qui me permettait d’aider les autres de cette façon.

 

 

 

 

3/ Vous-vous êtes ensuite lancé dans des études universitaires, notamment l’épidémiologie. Pourquoi cette spécialité ?

Lorsque j’ai décidé de devenir chiropraticien, j’ai réalisé que les gens avaient certaines réserves vis à vis de cette profession. J’ai souvent entendu qu’il n’y avait pas assez de recherche scientifique pour confirmer ce que les chiros pensaient pouvoir faire avec leurs traitements. Je me suis donc décidé à poursuivre cette carrière d’une part en restant ouvert mais d’autre part an gardant un œil critique pour évaluer ce que j’apprenais de façon plus cartésienne. J’ai donc travaillé comme assistant de recherche pendant que j’étudiais au Collège Chiropratique de Los Angeles (LACC), où j’ai pu rencontrer Ian Coulter, Eric Hurwitz, et Scott Haldeman. Tous les trois nous expliquaient qu’il n’y avait pas assez de chiros qui s’orientaient vers la recherche avec une formation adéquate.

 

 

4/ Quel fut ensuite votre parcours professionnel ?

Une fois mes études finies au LACC, j’ai travaillé dans un cabinet privé avec un chiro et deux médecins. J’ai travaillé à la fois comme chiro mais aussi en tant que chercheur afin de compléter une étude clinique comparant la chiropratique traditionnelle aux manipulations sous anesthésie dans le cadre des lombalgies chroniques. Lorsque cette recherche fut terminée, on m’a demandé de développer un programme de recherche de prolothérapie par injection pour la lombalgie chronique. J’ai donc créé un organisme à but non lucratif appelé « CAM Research Institute » pour réaliser ces recherches avec le financement d’un patient très reconnaissant qui voulait évaluer ce traitement de façon rigoureuse. Sachant qu’un directeur de recherche devait avoir une formation en méthodologie scientifique, c’est aussi à ce moment là que j’ai commencé mes études de doctorat en épidémiologie (PhD).

 

 

5/ Lors de ce parcours vous avez rencontré Scott Haldeman, DC, PhD, MD. Comment cela s’est-il passé ?

Lorsque j’étais étudiant au LACC et que je travaillais dans le département de recherche, un de mes professeurs m’a demandé si j’étais intéressé pour devenir assistant de recherche de Scott Haldeman. Je connaissais bien sur le nom puisque j’avais eu l’occasion de lire certains de ses articles scientifiques chiropratiques. J’ai alors décidé de me présenter a son cabinet de neurologie un samedi matin pour le rencontrer.

 

 

6/ Cette rencontre a t-elle influencé votre parcours professionnel ?

La première rencontre avec Scott s’est très bien déroulée et j’ai tout de suite voulu travailler avec lui. C’est un homme extraordinaire qui m’a encouragé à faire tout ce que je souhaitais réaliser sans limiter mes aspirations professionnelles. A l’époque je cumulais un emploi à temps plein tout en étant étudiant à temps plein ! Scott m’a tout simplement dit de faire son travail les soirées et les fins de semaines comme il l’avait fait lui même lorsqu’il était étudiant en doctorat à Vancouver! J’ai beaucoup appris avec lui, et ce fut la meilleure rencontre de mon parcours professionnel.

 

 

 

7/ Quels sont les différents travaux que vous avez partagé ?

Scott est sollicité sans arrêt pour écrire des articles, des livres, ou des présentations sur la chiropratique ou sur les manipulations. Nous avons donc travaillé ensemble sur de nombreux travaux et publications, en particulier la 3ieme édition de son livre «Principles and Practice of Chiropractic» ainsi que la Neck Pain Task Force 2000-2010. Plus récemment, nous avons travaillé ensemble pour rédiger un volume de la revue «The Spine Journal» qui fut dédié aux lombalgies chroniques. Nous avons ensuite repris ce travail pour rédiger un livre publié récemment et intitulé « Evidence-Based Management of Low Back Pain ».

 

 

8/ Dans « Principles and Practice of Chiropractic », livre pour lequel vous êtes coéditeur avec Scott Haldeman, vous vous êtes notamment occupé de rédiger tout le chapitre sur les maux de têtes. Pourquoi ce sujet ?

Car les maux de tête ont été le premier projet auquel j’ai participé avec Scott. Il s’agissait tout d’abord d’une présentation sur les céphalées « cervicogéniques » que Scott devait faire devant des médecins à Los Angeles. La plupart des articles sur le sujet ne nous semblait pas avoir été bien compris par la communauté médicale ou scientifique de l’époque. C’est donc la raison pour laquelle nous avons décidé d’en faire une revue puis un chapitre dans le livre auquel vous faites référence.

 

 

9/ Pourriez vous nous dire que est le niveau de preuve actuel sur l’efficacité des thérapies manuelles dans les céphalées ?

Pour répondre à cette question, il faut d’abord préciser de quel type de céphalée il s’agit puisque les causes sont nombreuses. Un certain nombre d’étude suggèrent que les manipulations sont efficaces dans les céphalées dont la cause semble dépendre d’un dérangement articulaire cervical. Mais il s’agit d’un diagnostic peu connu comparé aux céphalées d’origine migraineuses (avec ou sans aura) ou les céphalées dîtes de tension (musculaire).

 

 

10/ Quand et comment le terme de céphalées « cervicogènes » a t-il été introduit dans la littérature scientifique ?

On pense que le terme « cervicogène » fut introduit en 1983 bien que le concept soit antérieur. L’introduction du terme semble avoir créé un point de repère et a permis de faire converger les efforts de recherche à ce sujet. Le manque d’une terminologie spécifique a profondément ralenti le processus.

 

 

11/ Quelle est la prévalence dans la population générale ?

C’est très difficile à estimer puisque les critères diagnostiques ne sont pas standardisés, mais il est probable que 15-20% des gens avec des céphalées chroniques ont des céphalées cervicogènes, ce qui représente environ 1-2% de la population générale.

 

12/ Comment expliquez qu’une douleur issue d’une structure cervicale soit ressentie sur la face ou la tête ?

Cela s’explique sur le plan anatomique puisque les influx nociceptifs produits dans le cou sont reçus dans les racines nerveuses rachidiennes supérieures (les 3 premières) puis convergent vers les noyaux du nerf trijumeau. Il existe probablement des douleurs projetées liées à des phénomènes de convergences des structures neurologiques en question. Ainsi un signal nociceptif issu d’une structure cervicale supérieure, quel qu’en soit la source est susceptible d’entrainer des douleurs sous occipitales et des irradiations orbitaires, produisant ainsi une céphalée dite « cervicogène ».

 

 

13/ Quels sont les critères cliniques principaux nécessaire au diagnostic de céphalées « cervicogènes » ?

Le premier critère est l’origine cervicale souvent conséquente d’un traumatisme à ce niveau ou d’une mauvaise posture. Une douleur unilatérale est retrouvée dans la région cervicale supérieure et la douleur projetée occipitale, temporale ou orbitaire se présente toujours du même côté. La douleur est souvent décrite comme étant constante sourde ou brulante (rarement aigue). Elle peut néanmoins être sévère. Il est aussi important pour établir le diagnostic de reproduire ou d’aggraver passagèrement la douleur en stimulant le cou par une palpation manuelle adéquate ou lors de la mobilisation.

 

 

14/ Justement, Quelles différences faites vous avec les migraines et les céphalées de tension ?

Les douleurs migraineuses commencent fréquemment dans la région frontale ou temporale. Elles sont pulsatiles par nature, d’intensité modérée à sévère, très souvent accompagnées de nausées, de vomissement et changent de côté. Les céphalées de tension sont souvent bilatérales, ne s’accompagnent pas de signes cervicaux, sont en relation avec le stress ou l’anxiété. Elles ne son pas sensibles aux mouvements et sont réversibles en quelques heures. Malgré tout, les différences entre les céphalées cervicogènes, de tension, et les migraines peuvent être assez subtiles car les symptômes peuvent varier. Le traitement devient alors un traitement d’épreuve et c’est d’ailleurs la raison pour laquelle la collaboration avec un neurologue est importante. Par exemple, une étude récente a montré que les migraines ont tendance à s’améliorer avec les médicaments anti-migraineux tel que le sumatriptan ou l’ergotamine, tandis que ces derniers ne semblent avoir aucun effet sur les céphalées cervicogènes.

 

 

15/ Pourriez-vous nous rappelez ce qu’est la « Bone and Joint décade » et l’objectif de cet événement ?

Ce fut un énorme projet de recherche avec pour objectif central de créer des recommandations sur la prévention, le diagnostic, et le traitement des cervicalgies. Cet objectif a débouché sur une douzaines de travaux avec leur propre spécificité, incluant une synthèse de la littérature pour les outils diagnostics, les thérapeutiques manuelles, les exercices de réadaptation, les médicaments, les injections et la chirurgie.

Un autre projet majeur concernait le risque d’accidents vasculaires. Ce sujet revêt une importance considérable pour la chiropratique et les thérapeutiques manuelles en général puisque les manipulations ont, jusqu’à présent, étaient considérées comme étant la cause de ces complications.

 

 

16/ Y-avez-vous participé ?

J’y ai participé en tant qu’assistant de recherche de Scott Haldeman, en particulier sur la synthèse de la littérature puisque nous avons évalué la qualité méthodologique de toutes les études selon des critères précis et standardisés, y compris pour les résultats et les conclusions. Il s’agit d’un travail considérable qui a mobilisé de nombreux chercheurs qui ont étudié l’ensemble de la littérature internationale.

 

 

17/ Quels sont les éléments majeurs qui sont ressortis de cette collaboration scientifique internationale ?

Pour les chiropraticiens, la synthèse de la littérature a démontré que les thérapeutiques manuelles semblaient efficaces pour les cervicalgies communes. Bien que le niveau de preuve scientifique ne soit pas élevé, il s’agit aujourd’hui d’une option thérapeutique valable lorsque l’on compare les thérapies manuelles à d’autres types de traitement tels que les analgésiques, les anti-inflammatoires, les calmants musculaires, et toute sorte de modalités physiques comme la stimulation électrique, le froid, la chaleur, l’ultrason, etc. Ces comparaisons sont fondamentales lorsque plusieurs options thérapeutiques sont proposées et que chacune d’entre elles ont une efficacité relative.

Il n’y a pas actuellement de différence significative entre les manipulations et les mobilisations. Nos conclusions sont clairement en faveur du choix thérapeutique du patient.

Une autre découverte majeure est que la prévalence des accidents vasculaires n’est pas plus importante après consultation médicale qu’après consultation chiropratique. Les conclusions de ces travaux récents permettent d’émettre une autre hypothèse sur les accidents vasculaires : les dissections vertébrales spontanées sont à l’origine de cervicalgies qui poussent le patient à consulter un médecin ou un chiropraticien. Mais il est probable que ces dissections suivent une évolution indépendante des traitements proposés et notamment des manipulations considérées jusqu’à aujourd’hui comme la cause de ces accidents.

 

 

18/ Quelle a été le rôle de la chiropratique dans ce long processus qui a duré près de dix ans ?

Puisque les chiropraticiens traitent souvent les cervicalgies communes, il était bien naturel qu’ils participent à ce projet de recherche qui s’est étalé sur une période de 10 ans et qui a mobilisé la plupart des chercheurs investis dans ce domaine. Le comité scientifique était composé de plusieurs chiropraticiens avec des formations professionnelles en épidémiologie, puisque ce projet se concerne spécifiquement l’épidémiologie classique et clinique.

Une partie des fonds de financement ont été collectés à partir d’organisme chiropratiques incluant le NCMIC (National Chiropractic Mutual Insurance Company), la plus grande entreprise d’assurance professionnelle pour les chiropracticiens aux Etats-Unis.

Mais le projet ne concernait pas précisément la chiropratique, il ciblait l’ensemble des professions concernées par la prise en charge des cervicalgies sans exception. C’était une condition sine qua none dans un but d’objectivité scientifique basée sur une méthodologie acceptée par tous, et ce, indépendamment des préjugés.

 

 

19/ Vous venez de sortir un nouveau livre qui s’appelle « Evidence-Based Management of Low back Pain ». Quel objectif avez vous suivi lors de la rédaction de ce livre ?

Le volume du « Spine Journal » que Scott et moi avions rédigé il y a quelques années au sujet des lombalgies chroniques nous semblait avoir été bien reçu par plusieurs associations professionnelles de différentes spécialités, et pas seulement la chiropratique. Je pense que le format que nous avons utilisé qui forçait les auteurs à répondre aux mêmes questions pour toutes les thérapeutiques fut très instructif et a permis de comparer de façon indirecte plusieurs options thérapeutiques d’après leur base scientifique, leur efficacité, leurs effets secondaires, et leurs couts respectifs. Tous ces éléments sont fondamentaux lorsqu’il faut prendre une décision de santé informée.

 

 

20/ N’avez-vous pas peur qu’il ne s’agisse que d’un énième livre sur la lombalgie ?

Notre approche est unique et n’avait jamais été proposée jusqu’à présent. Notre but était d’intéresser tous les professionnels impliqués dans ce domaine. Nous voulions que toutes les approches thérapeutiques et leur base scientifique soient accessibles à tous. Nous souhaitions qu’un chirurgien qui souhaite comprendre les bases scientifiques sur les manipulations puisse le comprendre de manière claire, de la même manière qu’un chiro qui souhaiterait connaître le recours à telle out elle forme de chirurgie vertébrale.

Pour arriver à nos objectifs, il a fallu que nous mettions au point un format commun utilisé par tous les auteurs sans exception et notre rôle en tant que rédacteurs était de s’assurer que l’information soit comparable entre tous les chapitres traitant de différentes options thérapeutiques pour les lombalgies.

Je pense que ce livre va fortement contribuer à la mise en place d’un dialogue constructif entre les différents intervenants dans le domaine vertébral, cela en se fondant sur les données scientifiques les plus récentes et les plus fiables et non sur des à priori stériles.

 

 

21/ Pourriez vous nous dire quelles sont les éléments principaux de la prise en charge de la lombalgie aigue ?

L’objectif numéro un est de s’assurer qu’il n’y ait rien de sérieux en identifiant les drapeaux rouges qui indiquent la possibilité d’une pathologie grave sous jacente, tumorale, fracturaire, infectieuse ou médullaire.

Puisque 99% des patients souffrant de lombalgie aigue n’ont pas de cause médicale grave, il est primordial de rassurer les patients même si la douleur est importante.

Il est aussi important d’expliquer que la cause exacte des douleurs vertébrales n’est pas forcément identifiée avec exactitude. Beaucoup de cliniciens n’admettent pas cette réalité et s’acharnent à réaliser une batterie de tests souvent inutiles et dont la conséquence est de faire croire au patient, qu’une fois le test positif et le supposé diagnostic trouvés, tout sera résolu.

Il est ensuite fondamental de distinguer la douleur des incapacités physiques. Il faut favoriser l’autonomie du patient et un retour rapide aux activité quotidiennes normales. Il est important de rappeler que le repos n’est pas la solution et qu’au contraire, il peut être délétère.

Enfin, il est important de proposer aux patients les différentes options thérapeutiques disponibles susceptibles de les soulager, au moins de manière temporaire, en particulier les médicaments antalgiques, les anti-inflammatoires et les manipulations vertébrales. Il faut expliquer au patient qu’il ne faut pas s’attendre à des miracles et qu’il est important de mettre en place une prévention afin d’éviter la chronicité

 

 

22/ Quelle(s) différence(s) avec la lombalgie chronique ?

Si la lombalgie est chronique, l’approche utilisée est identique aux autres maladies chroniques. Il faut d’abord accepter le fait qu’un traitement miracle n’existe pas et qu’il convient d’adapter sa vie en fonction. Un diabétique, par exemple, doit prendre de l’insuline plusieurs fois par jour, perdre du poids, adapter son alimentation et avoir une activité physique régulière afin de minimiser la sévérité des symptômes. C’est la même chose pour une personne souffrant de lombalgie chronique. Il faut minimiser l’impact de la pathologie sur la qualité de vie. Les thérapies manuelles ont un effet antalgique à court terme comme la plupart des autres traitements. Les exercices et l’hygiène vertébrale ont probablement un effet sur le long terme.

 

 

 

23/ Existe t il une forme de réhabilitation (exercices) qui a demontré sa superiorité sur les autres ? (rehab type liebenson vs rehab classique ?)

 

Non, pas vraiment. Les études disponibles indiquent que toute forme de réhabilitation semble aider les lombalgies chroniques, et ces études comparent très rarement différents types d’exercices. Alors je crois que le message important est qu’il faut encourager les patients souffrant de lombalgie chronique à faire de l’exercice de façon régulière, mais ne pas forcer sur un certain type d’exercice en particulier. Je pense qu’il est préférable d’offrir un choix d’exercices, incluant la marche rapide, et ce d’autant, que la préférence du patient le poussera à travailler plus régulièrement. Il sera toujours à temps de rajouter d’autres exercices si cela n’est pas suffisant.

 

 

24/ Le dernière revue Cochrane sur la lombalgie auquel Sidney Rubinstein a participé récemment reste très décevante quant au niveau d’efficacité des thérapies manuelles dans la prise en charge de la lombalgie commune. Comment expliquez-vous qu’une thérapie aussi utilisée que les thérapies manuelles ne fait pas l’objet aujourd’hui de preuves suffisantes ?

Puisque l’origine de la lombalgie commune n’est pas connue, il n’est pas surprenant de constater qu’il n’existe pas un traitement efficace pour tout le monde. Les recherches incluent, certes des patients atteints de lombalgie commune, mais probablement différents sur beaucoup de points : ont-ils le même capacité de résistance à la douleur ? Ont-ils les mêmes aptitudes physiques ? Ont-ils les mêmes conditions d’emploi ? Ont-ils le même niveau de stress ? Ont-ils les mêmes aspirations thérapeutiques ? Autant de variables qui compliquent l’interprétation des résultats. Sans des connaissances plus approfondies il nous sera difficile d’améliorer nos traitements. Il faut donc veiller en priorité à ne pas être nocif et pour cela connaître les limites de ces traitements.

 

 

25/ Je crois savoir que vous venir de terminer un nouveau master en science. Quel est-il ? Vers quoi voulez-vous vous diriger ?

Oui, je viens de terminer mes études (MSc) en économie de la santé au « London School of Economics », qui est une école très renommée dans ce domaine. Je m’intéresse à ce sujet puisqu’il existe des grandes différences dans les coûts respectifs des traitements disponibles pour les troubles musculosquelettiques. Partout dans le monde les lombalgies ont de graves conséquences économiques que ce soit sur les organismes de couverture de soins ou des couts liés à l’absence au travail. J’ai la certitude qu’il faut développer des solutions pratiques face à cet énorme problème de santé publique. Ce fut l’objet de cette formation…

 

 

Cher Simon Dagenais, nous tenons au nom de toute l’équipe de vertebre.com à vous remercier pour votre participation à cette interview.


 

Références

JOURNALS

 

1. Dagenais S, Haldeman S (co-editors), Special issue on: Evidence informed management of chronic low back pain without surgery. Spine J 2008;8(1):1-278.

 

BOOKS

 

1. Dagenais S, Haldeman S (editors), Evidence based management of low back pain. Elsevier (Mosby), St Louis, 496 pages, 2011.

 

2. Haldeman S (Editor in Chief), Dagenais S (Associate Editor), et al. Principles and Practice of Chiropractic, 3rd edition, McGraw-Hill, New York, 1223 pages, 2004.

 

3. Dagenais S, Multifactorial safety assessment of Proliferol, an investigational new drug for chronic low back pain: Adverse events, acute toxicity, and environmental loading (Dissertation). Published by UMI ProQuest for the University of California, Irvine, 2005, 269 pages, AAT 3160702.

 

BOOK CHAPTERS

 

Published in:

Dagenais S, Haldeman S (editors), Evidence based management of low back pain, Elsevier (Mosby), St. Louis, MO, 2011:

 

1. Dagenais S, Haldeman S. Evidence based management of low back pain

2. Dagenais S, Haldeman S. Guide to using this textbook

3. Dagenais S, Tricco A, Haldeman S. Assessment of low back pain

4. Dagenais S, Tricco A, Haldeman S. Management of acute low back pain

5. Wai EK, Rodriguez S, Dagenais S, Hall H. Physical activity, smoking cessation and weight loss

6. Dagenais S, Mayer J. Lumbar stabilization exercise

7. Mayer J, Mooney V, Dagenais S. Lumbar strengthening exercise

8. Bronfort G, Haas M, Evans R, Kawchuk G, Dagenais S. Spinal manipulation and mobilization

9. Dagenais S, Mayer J, Haldeman S. Medicine assisted manipulation

10. Dagenais S, Mayer J, Haldeman S, Borg-Stein J. Prolotherapy

11. Wai EK, Roffey D, Tricco A, Dagenais S. Decompression surgery

12. Wai EK, Roffey D, Tricco A, Don A, Dagenais S. Fusion surgery and disc arthroplasty

13. Haldeman S, Dagenais S. Conclusion

 

Published in other books:

14. Dagenais S, Haldeman S. Headaches of Spinal Origin. In Haldeman S (ed). Principles and Practice of Chiropractic, 3rd edition, McGraw-Hill, New York, 1223 pages, 2004.

15. Swenson R, Haldeman S, Dagenais S. Complementary and Alternative Therapies for Neck and Back Pain, in Barry Oken’s (ed.) Complementary Therapies in Neurology: An Evidence-Based Approach, CRC Press-Parthenon Publishers, 2003.

 

PUBLICATIONS

 

1. Dagenais S, Brady O, Haldeman S. Shared Decision Making Through Informed Consent in Chiropractic Management of Low Back Pain. Accepted for publication in Journal of Manipulative and Physiological Therapeutics, 2012.

 

2. Dagenais S, Roffey D, Bishop P, Wai E, Kwon B. Response to: Low back pain: doesn’t work matter at all? Occupational Medicine, 2012; 62(2):153-154.

 

3. Dagenais S, Roffey DM, Wai EK. Reply. The Spine Journal, 2011;11(7):691-2.

 

4. Kwon B, Roffey DM, Bishop P, Dagenais S, Wai EK. Systematic review: occupational physical activity and low back pain. Occupational Medicine, 2011; 61(8):541-548.

 

5. Pakzad H, Roofey DM, Knight H, Dagenais S, Yelle JD, Wai E. Delay in Operative Stabilization of Spine Fractures without Neurological Deficits: Effects on Outcomes. Canadian Journal of Surgery, 2011; 54(4):270-276.

 

6. Dagenais S. Roffey DM, Wai EK. Reply. The Spine Journal, 2011; 11(4):366.

 

7. Ahmet A, Dagenais S, Barrowman NJ, Collins CJ, Lawson ML. Prevalence of Nocturnal Hypoglycemia in Pediatric Type 1 Diabetes: A Pilot Study Using Continuous Glucose Monitoring. Journal of Pediatrics, 2011; 159(2):297-302.

 

8. Roffey DM, Ashdown L, Dornan H, Creech MJ, Dagenais S, Dent RM, Wai EK. Pilot evaluation of a multidisciplinary, medically supervised, nonsurgical weight loss program on the severity of low back pain in obese adults. The Spine Journal, 2011; 11(3):197-204.

 

9. Dagenais S. Roffey DM, Wai EK. Reply. The Spine Journal, 2011; 11(2):165-166.

 

10. Dagenais S, Gay RE, Tricco AC, Freeman MD, Mayer Jm. NASS Contemporary Concepts in Spine Care: Spinal manipulation therapy for acute low back pain. The Spine Journal, 2010; 10(10):918-940.

 

11. Dagenais S. Roffey DM, Wai EK. Reply. The Spine Journal, 2010; 10(10):944-945.

 

12. Wai EK, Roffey DM, Bishop P, Kwon BK, Dagenais S. Causal assessment of workplace manual handling or assisting patients and low back pain: Results of a systematic review. The Spine Journal, 2010; 10(7):639-651.

 

13. Wai EK, Roffey DM, Bishop P, Kwon BK, Dagenais S. Causal assessment of occupational lifting and low back pain: Results of a systematic review. The Spine Journal, 2010; 10(6): 554-566.

 

14. Wai EK, Roffey DM, Bishop P, Kwon BK, Dagenais S. Causal assessment of occupational pushing or pulling and low back pain: Results of a systematic review. The Spine Journal, 2010; 10(6) 544-553.

 

15. Dagenais S, Tricco AC, Haldeman S. Synthesis of recommendations for the assessment and management of low back pain from recent clinical practice guidelines. The Spine Journal, 2010;10(6):514-529.

 

16. Wai EK, Roffey DM, Bishop P, Kwon BK, Dagenais S. Causal assessment of occupational carrying and low back pain: Results of a systematic review. The Spine Journal, 2010; 10(7):628-638.

 

17. Wai EK, Roffey DM, Bishop P, Kwon BK, Dagenais S. Causal assessment of occupational standing or walking and low back pain: Results of a systematic review. The Spine Journal, 2010;10(3):262-272.

 

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19. Wai EK, Roffey DM, Bishop P, Kwon BK, Dagenais S. Causal assessment of occupational sitting and low back pain: Results of a systematic review. The Spine Journal, 2010;10(3)252-261.

 

20. Mayer J, Haldeman S, Tricco A, Dagenais S. Management of chronic low back pain in active individuals. Current Sports Medicine Reports, 2010; 9(1):60-66.

 

21. Simon D, Coyle M, Dagenais S, O’Neil J, Wai EK. Potential triaging of referrals for lumbar spinal surgery consultation: a comparison of referral accuracy from pain specialists, findings on advanced imaging, or three-item questionnaire. Canadian Journal of Surgery, 2009;52(6):473-480.

 

22. Haldeman S, Dagenais S. Commentary - Choosing a treatment for cervicogenic headache: when? what? how much? The Spine Journal, 2010;10(2):169-171.

 

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