SOFEC

Société Scientifique dédiée à la Chiropraxie,
aux thérapies manuelles et aux traitements conservateurs de la colonne vertébrale et des articulations periphériques.

En savoir plus

 

Charlotte Leboeuf-Yde, DC, MPH, PhD (épidémiologiste) Professeur de Recherche à l'Université of Southern Danemark

13-01-2011

Interview de Charlotte Leboeuf-Yde, DC, MPH, PhD

Professeur de Recherche

Chiropraticien

The Back Research Centre and University of Southern Denmark

Clinical Locomotion Science

 

Interview conducted by Karl Vincent DC,

President of the Franco-European Chiropractic society  (SO.F.E.C)

Member of the Board of Governors of the Franco-European Chiropractic Institute, http://www.ifec.net/

Editor of vertebre.com, www.vertebre.com

 

with the participation of

Cyril Fischhoff, DC,

Member of the Board of Governors of the Franco-European Chiropractic Institute, http://www.ifec.net/

Editor of vertebre.com

 

Introduction

 

Qui est Charlotte Lebœuf-Yde ?

 

Pr Charlotte Leboeuf-Yde, DC, PhD, MPH a pratiqué en tant que chiropraticien en France et en Suède, mais s’est engagée dans la recherche depuis 20 ans. Elle fut enseignante en Australie dans les années 80 à l’Université Phillip Institute of Technology de Melbourne et employée en tant que directeur de recherche à la “Fondation de Recherche Vertébrale Australienne”. Elle a ensuite complété sa formation par un Master de Santé Publique tout en continuant la recherche dans deux départements gouvernementaux.

 

Repartie en Europe où elle effectua son PhD en épidémiologie à l’Université d’Odense au Danemark, elle continua les recherches dans “l’Institut Nordique Chiropratique de Biomécanique”, toujours à Odense, puis en tant que directeur de recherche dans le département gouvernemental de recherche médicale.

En 2004, elle devînt Professeur de recherche en biomécanique Clinique à l’Université d’Odense.

 

Elle est l’auteur de nombreux articles scientifiques dans deux domaines de prédilection :

-dans le cadre de la santé publique, elle s’intéresse aux causes des lombalgies communes et leur prévention,

-dans une perspective clinique, ses recherches tentent d’individualiser les sous-groupes de patients atteints de lombalgie, afin qu’ils puissent bénéficier du meilleur traitement. Elle est particulièrement convaincue par l’importance d’intégrer les données EBM dans la pratique courante, et inversement de valider scientifiquement les pratiques cliniques.

 

Interview


1/ Ou avez-vous effectué vos études de chiropratique ?

J’ai fait mes études en Angleterre (AECC) et suis devenue chiropraticien en 1974. J’ai d’abord pratiqué en France (à Tours et Saumur) avec mon ex-mari quelques années, puis nous sommes partis en Suède, mon pays natal.


2/ Quelle expérience professionnelle libérale avez vous ?

Dix ans d’expérience clinique environ.


3/ Vous avez témoigné très vite de votre intérêt pour la recherche, notamment lorsque vous étiez en Australie en passant un Master de Santé Publique (MPH) en 1991. Comment cela s’est-il passé ?

Après ces 10 ans, j’ai commencé ma carrière académique au collège chiropratique de Melbourne. En Australie, j’ai eu la possibilité de continuer mes études scientifiques. Après de nombreuses difficultés (étant chiro), on m’a finalement acceptée à l’Université d’Adelaide, où j’ai passé mon Master de santé publique. Ce diplôme m’a donné la possibilité de travailler comme chercheur dans le secteur public, d’abord dans le ministère de la santé et après dans le ministère des services sociaux. J’ai donc eu la possibilité de complémenter mon expérience professionnelle en dehors de la chiropratique. Divorcée avec deux enfants, je n’ai pas souhaité continuer ma vie en Australie. J’ai alors déménagé pour le Danemark, où l’on m’a donné une position de chercheur au « Nordic Institute for Chiropractic and Clinical Biomechanics (NIKKB) ».

 

4/ Vous êtes donc revenue au Danemark et avez passé le grade universitaire le plus élevé, un PhD. Dans quelle spécialité l’avez vous passé ?

Oui, j’ai passé un doctorat universitaire en épidémiologie (PhD) en 1996. A ce moment-là, j’ai compris que ma place était dans la recherche plutôt que dans la pratique clinique, et je m’y suis pleinement réalisée.


5/ Quelles ont été vos motivations pour aller encore plus loin ?

J’avais noté qu’en tant que chiropraticien chercheur vous n’étiez pas prise au sérieux tant que vous n’aviez pas d’autres diplômes, tel qu’un PhD…


6/ Quelles ont été vos différentes positions professionnelles ?

J’ai d’abord travaillé comme chercheur au NIKKB. En 1999, j’ai changé de travail pour devenir chef d’un service départemental en recherche médicale. Mes travaux consistaient à assister médecins et administrateurs dans les hôpitaux locaux lorsqu’ils voulaient faire des recherches ou des projets de « quality assurance ». L’épidémiologie porte naturellement vers ce type de fonction. Ce fut intéressant et convivial. Imaginez la surprise des médecins lorsque je corrigeais leurs travaux et qu’ils réalisaient que j’étais chiropraticien ! Durant cette période j’ai continué à produire des recherches dans le cadre de la lombalgie.


7/ N’avez pas peur de vous éloigner des réalités cliniques ?

Quand on fait de la recherche sérieusement, il faut s’y consacrer pleinement. Cela prend un temps énorme et nécessite un investissement intellectuel total. Faire de la recherche est une profession qui ne s’exerce ni le weekend, ni le soir et ce n’est pas un hobby, non plus. Il y a tellement de choses à faire. Notre profession de chiro existe depuis plus de 100 ans ; or nous avons réalisé depuis peu qu’une recherche de haut niveau était le seul moyen de valider nos actes. Bien sur, il ne faut pas s’éloigner des réalités cliniques. Cela est mon souci majeur. Mes questions cliniques et la pratique libérale que j’ai effectuées pendant 10 ans avant de devenir chercheur sont un fil d’Ariane pour répondre aux questions pratiques, auxquelles nous devons apporter des réponses.


8/ Vous êtes actuellement Professeur de recherche à l’Université d’Odense. En quoi consiste cette fonction ?

Aujourd’hui, mon grade est celui de Professeur d’Université en « biomécanique clinique » à l’Université d’Odense. Compte tenu de ma position, j’ai actuellement beaucoup de facilité :

1.Je n’ai pas besoin de faire de l’enseignement (ce qui prend énormément de temps). Je suis exempte de la majeure partie des démarches administratives.  Je peux donc me consacrer exclusivement à la recherche. Je pratique au sein d’une équipe pluridisciplinaire composée de médecins, de kinésithérapeutes et - bien sûr - de chiros.

2.On a aussi accepté que je puisse travailler en France, où, depuis peu de temps, je tiens une position de directeur de recherche à l’IFEC (Institut Franco-Européen de Chiropratique). Mon but est de mettre en place tous les outils « evidence based » dans le collège. Mon but étant que les chiros gardent les outils cliniques efficaces et abandonnent ce qui est superflu.


9/ Quels sont vos intérêts principaux de recherche ?

J’ai travaillé plusieurs années pour tenter de répondre à la question suivante : Quels sont les patients qui répondent le mieux au traitement chiropratique ? A l’heure actuelle, nous ne connaissons pas encore précisément quels types de patients et d’atteintes vertébrales répondent le mieux.

Lorsque nous voyons pour la première fois un patient, il est relativement facile de détecter les rares cas atteints de pathologies graves, ou qui ont besoin d’un autre traitement. En revanche, il est difficile, dans les cas ne présentant pas de contre-indication majeure, d’établir un pronostic précis. De ce fait, il est toujours intéressant de revoir un patient : cela permet, entre autres, de savoir si le traitement a été « efficace » ou non. Dans le cas où le patient ne revient pas, il est impossible de savoir, si c’est parce qu’il est bien soulagé ou, au contraire,  s’il ne veut pas perdre plus de temps ni d’argent pour un traitement qui lui semble inefficace. Par conséquent, une question à laquelle j’ai essayé d’apporter une réponse est de savoir dans quelle mesure, pour un patient venant pour la première fois, le traitement sera susceptible d’avoir une issue favorable ou non. Pour répondre à cette question, nous avons conduit de multiples recherches dans les cabinets libéraux avec des chiropraticiens et des patients habituels. Nous avons ainsi individualisé un certain nombre de facteurs pronostics favorables ou défavorables (voir question 12).

J’aime particulièrement ce type de recherche, car il nous plonge directement dans la réalité clinique des praticiens, loin de considérations purement théoriques. Cela permet aussi d’impliquer les praticiens dans la recherche et par la même, de leur faire comprendre la rigueur méthodologique nécessaire à la mise en place de telles études. En effet, la plupart des cliniciens considère que la recherche est indispensable et qu’il est important d’intégrer de nouvelles données, sauf quand ils sont directement concernés ou que cela touche leurs patients. Au contraire, lorsque ces mêmes praticiens sont amenés à participer à ce type d’étude, ils sont alors plus enclins à intégrer les résultats des travaux dans leur pratique quotidienne.

Un autre sujet de recherche me passionne particulièrement : comprendre la cause des algies vertébrales communes et de leur évolution. J’ai eu beaucoup de chance pour appréhender cette question dans la mesure où j’ai eu accès à des bases de données très importantes qui m’ont permis d’étudier ces douleurs vertébrales dans la population générale. Par exemple, notre groupe de recherche a été le premier à démontrer que les lombalgies communes apparaissent très tôt dans la vie et que ces douleurs s’aggravent, du moins pour les filles, dès l’adolescence. J’ai aussi mené une recherche épidémiologique à grande échelle, à base d’IRM démontrant quel type de processus dégénératif était lié ou pas à la lombalgie commune.


10/ Quels sont vos partenaires de recherche ?

Je travaille actuellement avec un nombre important de chiropraticiens du monde entier, et je suis membre de quelques équipes de recherches composées de professionnels multiples : des statisticiens, des rhumatologues, des radiologues, des kinésithérapeutes, des généralistes, des chirurgiens orthopédiques... et des chiropraticiens naturellement. Ici au Danemark, les chiropraticiens sont pleinement intégrés à la communauté médicale et scientifique.

 

11/  Comment s’est déroulée cette intégration réussie des chiropraticiens dans la recherche danoise ?

Tout d’abord, nous avons une éducation universitaire basée sur 6 années d’études. Cela donne évidemment de la crédibilité au diplôme de chiropraticien. Ensuite, nous avons des fonds de recherches importants. Ces fonds ont notamment permis à certains chiropraticiens de poursuivre leurs études jusqu’au PhD, d’avoir un salaire conséquent et de s’intégrer rapidement dans la communauté scientifique à partir du moment où leurs recherches étaient intéressantes. Ces fonds ont aussi permis la mise en place d’une Institut privé de recherche chiropratique, indépendant de l’Université appelé NIKKB (Nordic Institute for Chiropractic and Clinical Biomechanics). Dans cet Institut, un certain nombre de chiropraticiens s’occupe des recherches, d’assurance qualité et de formation continue. Il s’agit de postes à temps plein, particulièrement intéressant sur le plan intellectuel et salarial, constituant aujourd’hui une alternative à la pratique libérale. Ces chiropraticiens produisent chaque année un nombre important d’études et (environ une dizaine de Chiropraticiens PhD) participent régulièrement à des conférences ou des séminaires d’apprentissage, notamment pour les étudiants en chiropratique. Cela a largement contribué à donner une image sérieuse de notre profession y compris auprès des médecins. Aujourd’hui, les médecins considèrent avec égard la profession chiropratique, et il est rare qu’ils ne recommandent pas à leurs patients d’aller consulter un chiropraticien.

 

12/ Si vous étiez en pratique libérale aujourd’hui, qu’avez-vous appris dans vos recherches que vous ne saviez pas lorsque vous aviez commencé justement à travailler ?

Tout d’abord, ce que je n’avais pas compris et ce dont j’ai pris conscience plus tard, est que nous ne guérissons pas les gens atteints de douleurs vertébrales. Dans la majeure partie des cas, nous les aidons à surmonter leurs douleurs plus rapidement que s’ils n’avaient pas été traités. Nous les aidons particulièrement lorsqu’ils sont atteints de douleurs chroniques en les soulageant et en palliant à leur incapacité de leur vie quotidienne. Ce que je n’avais pas réalisé, c’est que les douleurs vertébrales étaient récurrentes, un peu comme  l’asthme. Nous pouvons aider une personne à gérer son asthme, mais cette atteinte réapparait lors de circonstances défavorables. C’est une des raisons pour laquelle je m’intéresse aux antécédents des atteintes vertébrales. L’évolution passée de ces atteintes est probablement identique à ce que sera l’évolution future.

 

13/ Est-ce que cela veut dire que nous sommes incapables d’avoir une action sur l’évolution de ces atteintes ?

Peut-être, mais nous ne le savons pas. Actuellement, nous nous focalisons sur des soins dits « d’entretien » (« maintenance care »). En d’autres termes, nous essayons étudier s’il est possible de réduire ces récurrences.

D’autre part, j’ai compris qu’il fallait écouter son patient avec une grande attention : en particulier, immédiatement après le premier traitement (« quels sont les soulagements immédiats ? »), puis à la seconde visite (« comment ont évolué les douleurs ? »), puis à la 4ème visite (« quelles sont les améliorations notables ? »). La raison est liée au fait que ces signes notés lors de ces premières visites vont permettre d’entrevoir si oui ou non le patient aura des chances d’améliorations. Dans les cas ou certains patients ne présentent aucune amélioration à la 4ème visite, il est alors important de les réévaluer, de revoir le diagnostic et de rechercher des facteurs dans la vie du patient susceptibles d’assombrir le pronostic.

Enfin, une autre chose que j’ai réalisée est l’intérêt des chiropraticiens à participer à ces recherches, non seulement pour aider la profession, mais aussi les standards de soins. J’espère pouvoir réaliser la même chose en France, dans le but de trouver les bonnes indications des traitements chiropratiques.

 

14/ En tant que chercheur, quel est le travail dont vous êtes la plus fière et pour lequel vous pensez qu’il nous a fait progresser dans la compréhension de la pathologie vertébrale commune ?

Je ne pense pas qu’il me soit possible de choisir une recherche spécifique dont je suis la plus fière. Néanmoins, il existe un certain nombre de travaux dont je suis très satisfaite. Encore une fois, je suis heureuse que certains travaux aient pu se réaliser avec l’aide de chiros « ordinaires », et que ces personnes se soient investies en participant au processus, à la mise en place du schéma d’étude, incluant les objectifs, les données de l’analyse et à la préparation du rapport. Nous avons fait quelques études comme cela. En Norvège et en Suède, nous avons été les premiers à investiguer ce que nous pouvons décrire comme étant des réactions « normales » au traitement manipulatif : il est aujourd’hui possible d’expliquer aux patients avec certitude quels seront les réactions post manipulatives, ce qui est normal et ce qui ne l’est pas.

De la même manière, nous connaissons mieux l’évolution de la lombalgie chez les patients traités par des chiropraticiens et nous sommes en train d’essayer de déterminer avec précision ce que pourrait être un traitement d’entretien.

Nous avons effectué récemment une très large étude internationale sur les réactions non musculo-squelettiques après traitement chiropratique et avons trouvé qu’il était rare que des patients rapportent des améliorations “miraculeuses”. Le schéma d’étude était tel qu’il était possible de savoir si les gens qui pensaient par exemple, que leur respiration ou que leur digestion s’amélioraient après traitement, évoquaient là des phénomènes liés à ce traitement ou à la simple fluctuation naturelle. Néanmoins, cette étude est importante puisqu’elle permet de préciser le type de réactions observées ainsi que le pourcentage de ces fluctuations communes. C’est la raison pour laquelle il me semble que cette recherche servira de base aux travaux futurs.

Certains travaux de supervision que j’ai effectués en suivant de futurs chercheurs ont aussi été particulièrement intéressants. Par exemple, nous savons désormais avec certitude que la lombalgie est génétiquement déterminée. Nous savons aussi que le travail physique (de force) favorise la lombalgie mais, au contraire, que le travail sédentaire est protecteur. Cette dernière donnée va à l’encontre de ce que l’on pensait récemment, en particulier, que la position assise prolongée était mauvaise pour le dos. Ce n’est pas le cas. Les gens qui sont assis longtemps n’ont plus mal au dos que le commun des mortels; s’ils ont mal, la cause est ailleurs…

Nous savons aussi que les enfants lombalgiques (en dehors des atteintes symptomatiques) seront de futurs adultes lombalgiques et que le mal de dos commence beaucoup plus tôt que ce que nous le pensions, notamment chez les jeunes filles, juste après la puberté ; la dégénérescence discale commence à ce moment là.

La maladie de Schuermann est liée à la lombalgie en particulier chez les jeunes adultes de moins de 40 ans.

La dégénérescence discale n’est pas douloureuse en soi sauf si celle-ci s’accompagne d’un signe de Modic (dégénérescence graisseuse visualisée à l’IRM dans le corps de la vertèbre). Enfin, nous savons aussi qu’un changement de type Modic mineur peut être réversible mais quasiment jamais lorsque celui-ci est majeur.

 

15/ La recherche sur les sous-groupes d’atteintes lombalgiques (en dehors des affections organiques) semble avoir progressé ces derniers temps. Il existe notamment quelques tableaux cliniques caractéristiques. Vous en avez fait une revue au Congrès de l’ECU en 2007. Quels sont-ils ?

J’ai effectué une conférence à Bruxelles avec certains confrères comme une sorte de « mise en scène » (un chiro face à des patients) dans laquelle nous avons montré comment intégrer des « données fondées sur les preuves » dans la pratique courante. Nous avons préalablement fait une recherche de la littérature et mis en évidence les tests cliniques utiles. Ensuite, nous en avons fait la démonstration en insistant sur les tests de provocation de la douleur permettant de déterminer certaines atteintes vertébrales spécifiques. Bien qu’il manque encore beaucoup de données dans ce domaine, il est possible de savoir aujourd’hui avec un niveau de probabilité élevé si une lombalgie commune est d’origine discale, est liée à une atteinte sacro-iliaque ou une inflammation intervertébrale associée à un signe de Modic. S’agissant des massifs articulaires postérieurs les données ne sont pas encore suffisamment fiables ; il est possible que les cas de guérison spontanée soient attribuable à ce que l’on appelle le « syndrome facettaire ».

 

16/ Quels sont les pathologies susceptibles de répondre le mieux au traitement chiropratique selon vous ?

Actuellement, nous suivons l’évolution des patients lombalgiques traités par des chiropraticiens à la semaine ; les patients sont recrutés dans notre hôpital au Danemark et dans la population générale. Nous savons qu’il existe une différence selon le type d’évolution de la maladie après traitement vertébral.  Nous savons que les patients traités par chiropratique ont plus souvent une évolution favorable, mais de manière générale, les guérisons complètes sont rares. Nous examinons en ce moment les facteurs d’évolution favorable et défavorable. Par exemple, nous avons constaté qu’un patient atteint de douleurs importantes a plus de chance d’avoir une issue favorable que ceux qui ont une douleur modérée…  Nos résultats risquent d’en surprendre plus d’un…

 

17/ Vous avez fait aussi des études épidémiologiques récentes sur les cervicalgies communes dont vous nous avez parlé au dernier congrès de la SOFEC en avril 2009 que vous publierez dans SPINE. Sur quelle population avez-vous effectué cette recherche ?

Je viens de publier une recherche épidémiologique sur la lombalgie, la dorsalgie et la cervicalgie. Ce que nous avons confirmé, ce qui ne surprendra pas les cliniciens, c’est que les lombalgies sont les douleurs vertébrales les plus fréquentes, les douleurs cervicales sont en seconde position, les douleurs dorsales sont moins fréquentes. Les douleurs lombaires provoquent plus d’incapacités que les autres, notamment de travail et de coût pour les organismes sociaux. Les atteintes augmentent dés le plus jeune âge et dès 20 ans les courbes d’atteintes sont identiques à celles des autres groupes d’âge jusqu’à 70 ans (âge au dessus duquel nous n’avons plus de données). Il existe une petite différence homme-femme, mais il est possible de conclure que les algies rachidiennes sont constantes tout au long de la vie chez les adultes, quelque soit le sexe. L’incidence génétique était la même pour toute la colonne vertébrale.

 

18/ Quelle est la conclusion majeure ?

La conclusion de cette étude épidémiologique montre que les douleurs vertébrales bien que présentes partout, à tous les étages, avec des symptômes variés, ne sont qu’une facette d’une même maladie.

 

Toute l’équipe de vertebre.com vous remercier très sincèrement pour votre participation à cette interview.

 

 

Bibliographie de l’auteur

 

AUSTRALIA:

 

Studies conducted at Phillip Institute - School of Chiropractic, Melbourne, Australia:

 

1.Leboeuf C, Webb MN: Recently graduated chiropractors in Australia. Part I: Personal and professional demographic profile. J Aust Chiropractors' Assoc 1987:17:99-102.

 

2.Webb MN, Leboeuf C: Recently graduated chiropractors in Australia. Part II: Certain professional attitudes andpractice characteristics. J Aust Chiropractors' Assoc 1987:17:151-4.

 

3.Leboeuf C, Patrick KH, Swatland J: The use of major and minor therapy forms in Australian chiropractic practices. J Aust Chiropractors' Assoc 1987;17:109-11.

 

4.Banks RJ, Leboeuf C, Webb MN: Recently graduated chiropractors in Australia. Part III: Interprofessionalreferrals. J Aust Chiropractors' Assoc 1988;18:14-6.

 

5.Leboeuf C, Webb MN: Recently graduated chiropractors inAustralia. Part IV: Diagnostic procedures. J Aust Chiropractors' Assoc 1988;18:60-2.

 

6.Leboeuf C: A survey of registered chiropractors practi¬sing in South Australia. J Aust Chiropractors' Assoc 1988:18:105-10.

 

7.Webb MN, Leboeuf C: Recently graduated chiropractors in Australia. Part V: Therapeutic procedures. J Aust Chiropractors' Assoc 1988;18:128-30.

 

8.Leboeuf C, Morrow JD, Payne RL: A preliminary investigation of the relationship between certain practice characteristics and practice location/chiropractor-population ratio. J Manipulative Physiol Ther 1989;12:253-8.

 

9.Leboeuf C, Webb MN: A survey of recently graduated chiropractors in Australia. J Manipulative and Physiol Ther 1990;13:152-6.

 

10.Leboeuf C, Grant BG, Maginnes GS, Pratt SB, Pontey JD: Chiropractic treatment of repetitive strain injuries. Aprelimi¬nary prospective outcome study of SMT versus SMT combined with massage. J Aust Chiropractors' Assoc 1987;17:11-4.

 

11.Leboeuf C, Ames RA, Budich CW, Vincent AF: Changes in blood pressure and pulse rate following exercise in the inverted position. J Aust Chiropractors' Assoc 1987;17:60-2.

 

12.Leboeuf C, Ames R, Griffith S, Keswani K: An investiga¬tion into shoulder asymmetry and handedness in adolescents.J Aust Chiropractors' Assoc 1988;18:122-4.

13.Leboeuf C, Kimber D, White K: Prevalence of spondylo¬listhe¬sis,  transitional anomalies and low intercrestal line in a chiropractic patient population. J Manipulative Physiol Ther 1989;12:200-4.

 

14.Leboeuf C, Brown P, Herman A et al: Chiropractic care ofchildren with nocturnal enuresis. A prospective outcome study. J Manipulative Physiol Ther 1991;14:110-15.

 

15.Leboeuf C, Bryner P, Shortridge EN, Davidson JM: Interexaminer reliability in observing pain perception in subacute low back pain patients; a report on a pilot study. J Aust Chiro-practors' Assoc 1987;17:109-13.

 

16.Leboeuf C, Jenkins DJ, Smyth RA: Sacro-occipital technique: the so-called arm-fossa test. Intra-examiner agreement and post-treatment changes. J Aust Chiropractors' Assoc 1988;¬18:67-8.

 

17.Leboeuf C, Jenkins DJ, Smyth RA: Sacro-occipital technique: An investigation into the relationship between the arm-fossatest and certain examination findings. J Aust Chiropractors' Assoc 1988;18:97-9.

 

18.Leboeuf C, Gardner V: Chronic low back pain: Orthopaedic and chiropractic test results. J Aust Chiropractors' Assoc 1989;19:9-16.

 

19.Leboeuf C, Gardner V, Jenkins L, Oke GC: Orthopaedic examination procedures: A reliability and consistency  study.  J Aust Chiropractors' Assoc 1989;19:75-7.

 

20.Leboeuf C, Gardner V, Carter AL, Scott TA: Chiropractic examination procedures: A reliability and consistency study. J Aust Chiropractors' Assoc 1989;19:101-4.

 

21.Love A, Leboeuf C, Crisp TC: Chiropractic chronic low back pain sufferers and self-report assessment methods. Part I:A reliability study of the Visual Analogue Scale, the Pain Drawing and the McGill Questionnaires. J Manipulative Physiol Ther 1989;12:21-5.

 

22.Leboeuf C, Love A, Crisp TC: Chiropractic chronic low back pain sufferers and self-report assessment methods. Part II: A reliability study of the Middlesex Hospital Questionnaire and the VAS disability scales questionnaire. J Manipulative Physiol Ther 1989;12:109-12.

 

23.Leboeuf C: The sensitivity and specificity of seven lumbo-pelvic orthopaedic tests and the arm-fossa test.J Manipulative Physiol Ther 1990;13:138-43.

 

24.Leboeuf C: Sacro-Occipital Technique: Inter- and intra-examiner agreement of certain SOT diagnostic tests. J Manipulative and Physiol Ther 1991;14:¬512-17.

 

25.Leboeuf C: A review of data reports published in the Journal of the Australian Chiropractors' Association from 1985  to 1987. J Aust Chiropractors' Assoc 1989;19:62-9.

 

26.Leboeuf C: A review of data reports published in the J of  Manipulative and Physiological Therapies from 1986 to 1988. J Manipulative Physiol Ther 1990;13:89-95.

 

27.Klinkoski B, Leboeuf C: A review of research papers published by the International College of Applied Kinesiology from 1981 till 1987. J Manipulative and Physiol Ther 1990;13:¬190-4.

 

28.Leboeuf C: Polio: to immunise or not to immunise. J Aust Chiropractors' Assoc 1990;20:97-100.

 

29.Leboeuf C: Low back pain; a review of the contemporaryliterature. J Manipulative Physiol Ther 1991;14:311-16.

 

30.Leboeuf C: Chiropractic considerations of the lateeffects of polio. European J Chiropractic 1992;40:53-58.

 

 

Public health

 

31.Leboeuf C: The late effects of polio - information to health care providers. The Department of Community Services and Health, Canberra, Australia, 1991.

 

32.Leboeuf C: A practical approach to the late effects of polio. The Neurological Resource Centre of South Australia (Inc.), Australia, 1991.

 

33.Leboeuf C: Potential predictors and outcomes of  physicalactivity: comparisons between physically active and inactive adolescent boys (MPH thesis, the Adelaide University, Austra¬lia, 1991).

 

 

DENMARK

 

Ph.D. project (epidemiology of low back pain):

 

34.Leboeuf-Yde C. Low back pain in two Danish populations. Ph.D. Thesis, The Odense  University, 1995.

 

35.Leboeuf-Yde C: Does smoking cause LBP? Reviewing the epidemiologic literature for causality. J Manipulative Physiol Ther 1995;18:237-43.

 

36.Leboeuf-Yde C, Yashin A: Smoking and low back pain. Is the association real? J Manipulative Physiol Ther 1995;457-63.

 

37.Leboeuf-Yde C, Yashin A, Lauritzen T. Does smoking cause low back pain? Results from a population-based study. J Manipulative and Physiol Ther 1996;19:99-108.

 

38.Leboeuf-Yde C, Lauritsen JM. The prevalence of low back pain in the literature. A structured review of 26 Nordic studies from 1954 to 1993. Spine 1995;20:2112-8.

 

39.Lauritzen T, Leboeuf-Yde C, Lunde I M, Bach Nielsen K-D. Ebeltoft project: baseline data from a five-year randomized, controlled, prospective health promotion study in a Danish population. Br J Gen Pract 1995;45:542-7.

 

40.Leboeuf-Yde C, Klougart N, Lauritzen T. How common is low back pain in the Nordic population? Data from a recent study on a middle-aged general Danish population and four surveys previously conducted in the Nordic countries. Spine 1996;21:1518-26.

 

41.Leboeuf-Yde C, Lauritsen J, Lauritzen T: Why has the search for causes of low back pain largely been nonconclu¬sive? Spine 1997;22:877-81.

 

42.Lauritzen T, Bach Nielsen K-D, Leboeuf-Yde C, Lunde IM. Sundhedsprojekt Ebeltoft: Helbredsundersøgelser oghelbredssamtaler i almen praksis. Basisdata fra en femårig, prospektiv, randomiseret, kontrolleret befolkningsunders¬øge¬lse [in Danish]. Ugeskr Læger 1997;159:3940-6.

 

Chiropractic

 

43.Leboeuf-Yde C. Kvalitetssäkringsprojekt av legitimerade kiropraktorer i Stockholm. Nordisk Institut for Kiropra¬ktik og Klinisk Biomekanik, Odense, 1995.(Report on behalf of the Stockholm County Council.)

 

44.Leboeuf-Yde C, Andrén J-Å, Gernandt M, Malmqvist S. Quality assurance in chiropractic practice - a comparison of two study methods. J Manipulative Physiol Ther 1996;19:¬513-7.

 

45.Senstad O, Leboeuf-Yde C, Borchgrevink C. Side-effects of chiropractic spinal manipulation. Scand J Primary Health Care 1996;14:50-3.

 

46.Senstad O, Leboeuf-Yde C, Borchgrevink C. Predictors of side-effects to spinal manipulative therapy. J Manipula¬tive Physiol Ther 1996;19:441-5.

 

47.Klougart N, Leboeuf-Yde C, Rasmussen LR. Safety in chiropractic practice. Part I: The occurrence of cerebro-vascular accidents following manipulation to the neck in Denmark during 1978 - 1988. J Manipulative Physiol Ther 1996;19:371-7.

 

48.Klougart N, Leboeuf-Yde C, Rasmussen LR. Safety in chiropractic practice. Part II:  Treatment to the upper neck and the rate of cerebrovascular incidents. J Manipulative Physiol Ther 1996;19:563-9.

 

49.Leboeuf-Yde C, Rasmussen LR, Klougart N. The risk of over-reporting spinal manipulative therapy-induced injuries: A description of some cases that failed to burden the statistics. J Manipulative Physiol Ther 1996;19:536-8.

 

50.Leboeuf-Yde C, Andrén Å, Gernandt M, Malmqvist S. Interprofessional contacts between chiropractors and other health-care professionals in Sweden as seen from a chiro¬practic perspective. J Manipulative Physiol Ther 1997;20:241-5.

 

51.Leboeuf-Yde C, Hennius B, Rudberg E, Leufvenmark P, Thunman M. Chiropractic in Sweden: A short description of patients and treatment. J Manipulative Physiol Ther 1997;20:507-10.

 

52.Senstad O, Leboeuf-Yde C, Borchgrevink C. Frequency and characteristics of side-effects of spinal manipulative therapy. Spine 1997;22:435-41.

 

53.Leboeuf-Yde C, Hennius B, Rudberg E, Leufvenmark P,Thunman M. Side-effects to chiropractic treatment: A prospective study. J Manipulative Physiol Ther 1997;20:¬511-15.

 

54.Leboeuf-Yde C. Commentary: How real is the subluxa¬tion? A research perspective. J Manipulative Physiol Ther 1998;21:492-4.

 

55.Leboeuf-Yde C, Axén I, Ahlefeldt G, Lidefelt P, Rosenbaum A, Thurnherr T. The types and frequencies of improved nonmuskuloskeletal symptoms reported after chiropractic spinal manipulative therapy. J Manipulative Physiol Ther 1999;22:559-64.

 

56.Leboeuf-Yde C. Hur farlig är spinal manipulation egentligen? (In Swedish). Läkartidningen 2000;97:356-61.

 

57.Leboeuf-Yde C, Ohm Kyvik K: Is it possible to differentiate people with or without low back pain on the basis of tests of lumbopelvic dysfunction? J Manipulative Physiol Ther 2000;23:160-7.

 

58.Hestbæk L, Leboeuf-Yde C. Are chiropractic tests for the lumbo-pelvic spine reliable and valid? A systematic critical literature review.  J Manipulative Physiol Ther 2000;23:258-75.

 

59.Stig L-C, Nilsson Ø, Leboeuf-Yde C. Recovery pattern of patients treated with chiropractic spinal manipulative therapy for long-lasting or recurrent low back pain. J Manipulative Physiol Ther 2001:24:288-91.

 

60.Borge J-A, Leboeuf-Yde C, Lothe J. The prognostic value of  physical examination findings in chronic low back pain treated conservatively: a systematic literature review. J Manipulative Physiol Ther 2001;24:292-5.

 

61.Leboeuf-Yde C, Manniche C. Commentary: Low back pain. Time to get off the             treadmill. J Manipulative Physiol Ther 2001;24:63-5.

 

62.Larsen K, Weidich F, Leboeuf-Yde C. Can custom-made biomechanic shoe orthoses prevent problems in the back and lower extremities? A randomized, controlled intervention trial of 146 military conscripts. J Manipulative Physiol Ther 2002;25:326-31.

 

63.Larsen K, Weidich F, Leboeuf-Yde C. Can passive prone extensions of the back            prevent back problems? A randomised, controlled intervention trial of 314 military             conscripts. Spine 2002;27:2747-52.

 

64.Leboeuf-Yde C, van Dijk J, Franz C, Hustad SA, Olsen D, Pihl T, Röbech R, Vendrup SS, Bendix T, Ohm Kyvik K. Motion palpation findings and low back pain in a population-based study sample. J Manipulative Physiol Ther 2002;25:80-7.

 

65.Axén I, Rosenbaum A, Röbech R, Wren T, Leboeuf-Yde C. Can patient reactions to the first chiropractic treatment predict early favorable treatment outcome in persistent low back pain? J Manipulative Physiol Ther 2002;25:450-4.

 

66.Johansen B, Mainz J, Sabroe S, Manniche C, Leboeuf-Yde C. Quality improvement in an outpatients’ department for sub acute low back pain patients.Prospective surveillance by outcome and performance measure in a Health Technology Assessment Perspective. Spine 2004:29:925-31.

 

67.Hartvigsen J, Leboeuf-Yde C, Lauritzen T. Ny viden om lænderygsmerter fra             Sundhedsprojekt Ebeltoft. Månedsskr Prakt Lægegern 2004;82:737-43. (In Danish)

 

68.Leboeuf-Yde C, Grønstvedt A, Borge JA, Lothe J, Magnesen E, Nilsson Ø, Røsok G, Stig L-C, Larsen K. The Nordic Back Pain Subpopulation Program: Demographic and clinical predictors for outcomes in patients receiving chiropractic treatment for persistent low back pain. J Manipulative Physiol Ther 2004;27:493-502.

 

69.Axén I, Rosenbaum A, Röbech R, Larsen K, Leboeuf-Yde C. The Nordic Back Pain Subpopulation Program: Can patient reactions to the first chiropractic treatment predict early favorable treatment outcome in nonpersistent low back pain? JManipulative Physiol Ther 2005;28:153-8.

 

70.Leboeuf-Yde C, Grønstvedt A, Borge JA, Lothe J, Magnesen E, Nilsson Ø, Røsok G, Stig L-C, Larsen K. The Nordic Back Pain subpopulation Program: A 1-year prospective multicenter study of outcomes of persistent low-back pain in chiropractic patients. J Manipulative Physiol Ther  2005;28:90-6.

 

71.Larsen K, Leboeuf-Yde C. The Bournemouth questionnaire – can it be used to monitor and to predict treatment outcome in chiropractic patients with persistent low back pain? J manipulative Physiol Ther 2005;28:219-27.

 

72.Leboeuf-Yde C. Pedersen EN, Bryner O, Cosman D, Hayek R, Meeker W, Shaik J,  Terrazas O, Tucker J, Walsh M. Self-reported non-musculoskeletal responses to chiropractic intervention: A multination study . J Manipulative Physiol Ther 2005;28:294-302.

 

73.Axén I, Jones JJ, Rosenbaum A, Lövgren PW, Halasz L, Larsen K, Leboeuf-Yde C. The Nordic Back pain subpopulation program: Validation and improvement of a predictive model for treatment outcome in patients with low back pain receiving chiropractic treatment. J Manipulative Physiol Ther 2005;28:381-5.

 

74.Axén I, Jones JJ, Rosenbaum A, Lövgren PW, Halasz L, Larsen K, Leboeuf-Yde C. The Nordic Back pain subpopulation program: The long-term outcome pattern in patients with low back pain treated by chiropractors in Sweden, J Manipulative Physiol Ther 2005;28:472-8.

 

75.Hansen E B, Simonsen T, Leboeuf-Yde C. Motion palpation of the lumbar spine – A problem with the test of the tester? J Manipulative Physiol Ther 2006;29:208-12.

 

76.Malmqvist S, Leboeuf-Yde C. Chiropractors in Finland – a demographic survey. Chiropractic & Osteopathy 2008,16:9

 

77.Malmqvist S, Leboeuf-Yde C, Ahola T, Andersson A, Ekström K, Turpeinen M, Pekkarinen H, Wedderkopp N. The Nordic Back Pain Subpopulation Program: Predicting outcome among chiropractic patients in Finland.  Chiropractic & Osteopathy 2008;16:13.

 

78.Hestbaek L, Kongsted A, Jensen TS, Leboeuf-Yde C. The clinical aspects of the acute facet syndrome: results from a structured discussion among European chiropractors. Chiropractic & osteopathy 2009,17:2

 

Epidemiology, back pain, literature reviews

 

79.Lings S, Leboeuf-Yde C. Helkropsvibrationer og lænderygsmerter. [Whole body vibrations and low back pain] Department of Occupational and Environmental Medicine,Odense University Hospital, Denmark, 1996 (Report in Danish to "Arbejdsskadestyrelsen").

 

80.Lings S, Leboeuf-Yde C. Helkropsvibrationer og lænderygsmerter. Oversigtsartikel. Ugeskr Læger 1998;160:4298-301

 

81.Leboeuf-Yde C, Ohm Kyvik K. At what age does low back pain become a common problem? A study of 29,424 twin individuals aged 12-41. Spine 1998;23:228-34.

 

82.Leboeuf-Yde C, Ohm Kyvik K, Bruun H. Low back pain and life-style. Part I: Smoking. Information from a population-based sample of 29,424 twin individuals. Spine 1998;23:2207-14.

 

83.Leboeuf-Yde C, Ohm Kyvik K, Bruun H. Low back pain and life-style. Part II: Obesity. Information from a population-based sample of 29,424 twin individuals. Spine 1999;24:779-84.

 

84.Leboeuf-Yde C. Smoking and low back pain. A systematic literature review of 41 journal articles reporting on 47 epidemiologic studies. Spine 1999;24:1463-70.

 

85.Lings S, Leboeuf-Yde C. Whole-body vibration and low back pain: a systematic critical review of the epidemiological literature 1992-1999.Int Arch Occup Environ Health 2000;73:290-7.

 

86.Leboeuf-Yde C: Obesity and low back pain: A systematic literature review of 56 journal articles reporting on 65 epidemiologic studies. Spine 2000;25:226-37

 

87.Leboeuf-Yde C: Alcohol and low back pain: A systematic literature review. J Manipulative Physiol Ther 2000;23:343-6.

 

88.Wedderkopp N, Leboeuf-Yde C, Andersen LB, Froberg K, Hansen HS. Back pain reporting pattern in a Danish population-based sample of children and adolescents. Spine 2001;26:1879-83.

 

89.Leboeuf-Yde C, Wedderkopp N, Andersen LB, Froberg K, Hansen HS. Back pain reporting in children and adolescents: The impact of parents’ educational level. J Manipulative Physiol Ther 2002;25:16-20.

 

90.Wedderkopp N, Leboeuf-Yde C , Andersen LB, Froberg K, Hansen HS. Back pain in children. No association with objectively measured level of physical activity. Spine 2003;28:2019-24.

 

91.Leboeuf-Yde C. Back pain- Individual and genetic factors. Journal of  Electromyography and Kinesiology 2004; 14:129-33.

 

92.Wedderkopp N, Leboeuf-Yde C. Back pain in young girls appears to be puberty-related. BioMedCentral, Musculoskeletal Disorders 2005,6:52. (http;//www.biomedcentral.com/1471-2474/6/52)

 

93.Hestbæk L, Larsen K, Weidich F, Leboeuf-Yde C. Low back pain in military recruits in relation to social background and previous low back pain. A cross-sectional and prospective observational survey. BioMedCentral, Musculoskeletal Disorders  2005,6:25 (http://www.biomedcentral.com/1471-2474-6-25)

 

94.Anderson LB, Wedderkopp N, Leboeuf-Yde C. Association between back pain and physical fitness in adolescents. Spine 2006;31:1740-4.

 

95.Hestbæk L, Leboeuf-Yde C, Kyvik KO, Manniche C, The course of low back pain from adolescence to adulthood. Eight years follow-up. Spine; 2006;31:468-72.

 

96.Hestbæk L, Leboeuf-Yde C, Kyvik KO. Are lifestyle –factors in adolescence predictors for adult low back pain? A cross-sectional and prospective study of young twins. BMC Musculoskeletal Disorders 2006;7:27

 

97.Hestbæk L, Leboeuf-Yde C, Kyvik KO. Is comorbidity in adolescence a predictor for adult low back pain? A prospective study of a young population. BMC Musculoskeletal Disorders 2006;7:29

 

98.Leboeuf-Yde C, Larsen K, Ahlstrand I, Volinn E. Coping and back problems: Analysis of multiple data sources on an entire cross-sectional cohort of Swedish military recruits. BMC Musculoskeletal Disorders 2006;7:39.

 

99.Larsen K, Leboeuf-Yde C. Coping and back problems. A prospective observational study of Danish military recruits. J Manipulative Physiol Ther 2006;29:619-25.

 

100.Mogensen A, Wedderkopp N, Kjær P, Leboeuf-Yde C. Is active participation in specific sports activities linked with back pain? Scand J Medicine and Science in Sports 2007; 17:680 [DOI:10.1111/j.1600-0838.2006.00608.x]

 

101.Bendixen A, Sørensen TIA, Hørder K, Svendsen AJ, Leboeuf-Yde C, Steffensen IE, Kyvik KO. Betydningen af fysisk aktivitet og body mass index for tilfredshed med Kropsbygningen. Ugeskr Læger 2007;169:3966-70. (In Danish)

 

102.Dionne CE, Dunn KM, Croft PR. Nachemson AL, Buchbinder R, Walker BF, Wyatt M. Cassidy JD, Rossignol M, Leboeuf-Yde C, Hartvigsen J et al. A consensus approach toward the standardization of back pain definitions for use in prevalence studies. Spine 2008;33:95-103

 

103.Wedderkopp N, Leboeuf-Yde C. Preventing back pain. Advice to stay active may not be appropriate for people in manual jobs. BMJ 2008;336:398.

 

104.Rasmussen C, Leboeuf-Yde C, Hestbaek L, Manniche C. Poor outcome in patients with spine-related leg- or arm pain who are involved in compensation claims. A prospective study of patients in the secondary care sector. Scandinavian Journal of Rheumatology. Scand J Rheumatol 2008;37:462-8.

 

105.Wedderkopp N, Kjær P, Hestbæk L, Korsholm L, Leboeuf-Yde C. High-level physical activity in childhood seems to protect against low back pain in early adolescence. The Spine Journal 2008; May 9

 

106.Wedderkopp N, Thomsen K, Manniche C, Kolmos J, Jensen TS, Leboeuf-Yde C. No evidence for presence of bacteria in Modic type 1 changes. Acta Radiologica 2008 2008 Dec 3:16

 

107.Hestbaek L, Korsholm L, Leboeuf-Yde C, Kyvik KO. Does socioeconomic status in adolescence predict low back pain in adulthood? A repeated cross-sectional study of 4,771 Danish adolescents. Eur Spine J 2008;17:1727-34

 

108.neck review arb med.

 

Ph.D. supervisor

 

109.Hartvigsen J, Leboeuf-Yde C, Lings S, Corder EH. Is sitting-while-at-work associated with low back pain? A systematic,  critical literature review. Scand J Public Health 2000;28:230-9.

 

110.Hartvigsen J, Bakketeig LS, Leboeuf-Yde C, Engberg M, Lauritzen T. The relationship between physical work-load and low-back pain clouded by the “healthy worker” effect. A population based cross-sectional and 5 year prospective questionnaire study. Spine 2001;26:1788-93.

 

111.Hartvigsen J, Leboeuf-Yde C, Lings S, Corder EH. Er siddende arbejde årsag til lændesmerter? (In Danish)  Ugeskr læger 2002;164:759-61.

 

112.Hartvigsen J, Kyvik KO, Leboeuf-Yde C, Lings S, Bakketeig L. Ambiguous relation between physical workload and low back pain: a twin control study. Occup Environ Med 2003;60:109-14.

 

113.Hestbæk L, Leboeuf-Yde C, Manniche C. Low back pain – what is the long termcourse? A review of studies of general patient populations. Eur Spine J 2003;11(2):149-65.

 

114.Hestbæk L, Leboeuf-Yde C, Engberg M, Lauritzen T, Bruun NH, Manniche C. The course of low back pain in a general population. Results from a five-yearprospective study. J Manipulative Physiol Ther 2003;826:213-9.

 

115.Hestbæk L, Leboeuf-Yde C, Manniche C. Is low back pain part of a general health pattern or is it a separate and distinctive entity? A critical literature review of comorbidity with low back pain. J Manipulative Physiol Ther 2003;26:243-52.

 

116.Hestbæk L, Leboeuf-Yde C, Kyvik KO, Manniche C. Is low back pain associated with weight at birth? A cohort study of 8,000 Danish adolescents. Dan Med Bull 2003;50:181-5.

 

117.Hestbæk L, Leboeuf-Yde, Ohm Kyvik K, Vach W, Russel MB, Skadhauge L, Svendsen A, Manniche C. Comorbidity with low back pain. A cross-sectional populationbased survey of 12-22 year olds. Spine 2004;29:1483-91.

 

118.Hartvigsen J, Lings S, Leboeuf-Yde C, Bakketeig L. Psychosocial factors at work in relation to low back pain and consequences of low back pain. A systematic, critical review of prospective cohort studies. Occup Environ Med 2004;61:e2.

 

119.Hestbæk L, Iachine IA, Leboeuf-Yde C, Ohm Kyvik K, Manniche C. Heredity of low back pain in a young population: A classical twin study. Twin Research 2004;7:16-26.

 

120.Kjær P, Leboeuf-Yde C, Solgaard Sorensen J, Bendix T. An epidemiologic study of MRI and low back pain in 13-year old children. Spine 2005;30:798-806.

 

121.Kjær P, Leboeuf-Yde C, Korsholm L, Solgaard Sorensen J, Bendix T. Magnetic resonance imaging and low back pain in adults: A diagnostic imaging study of 40-year old men and women. Spine 2005;30:173-80.

 

122.Jensen TS, Albert HB, Sorensen JS, Manniche C, Leboeuf-Yde C. Natural course of disc morphology in sciatica – an MRI study using a standardized qualitative classification system. Spine 2006;31:1605-12.

 

123.Kjær P, Korsholm L, Bendix T, Leboeuf-Yde C. SSE-Award Winning Paper 2006: Modic changes and their associations with clinical findings. Eur Spine J 2006;15:1312-9.

 

124.Kjær P. Bendix T, Sorensen JS, Korsholm L, Leboeuf-Yde C. Are MRI-defined fat infiltrations in the multifidus muscles associated with low back pain? BMC Medicine 2007,5:2.

 

125.Jensen TS, Albert HB, Sorensen JS, Manniche C, Leboeuf-Yde C. Magnetic resonance imaging findings as predictors of clinical outcome in patients with sciatica receiving active conservative treatment. J Manipulative Physiol Ther 2007;30:98-108.

 

126.Rubinstein SM, Leboeuf-Yde C, Knol D, de Koekkoek TE, Pfeifle CE, van Tulder MW. The benefits of chiropractic care outweigh the risks for patients with neck pain. J manipulative Physiol Ther 2007;30:408-18.

 

127.Rubinstein SM, Leboeuf-Yde C, Knol D, de Koekkoek TE, Pfeifle CE, van Tulder MW. Predictors of a favorable outcome in patients treated by chiropractors for neck pain. Spine 2008;17:1407-22.

 

128.Rubinstein SM, Knol DL, Leboeuf-Yde C, Tulder van MW. Benign adverse events following chiropractic care for neck pain are associated with worse short-term outcomes but not worse outcomes at three months. Spine 2008;33 E950-6.

 

129.Kongsted A, Jørgensen LV, Bendix T, Korsholm L, Leboeuf-Yde C. Are smooth pursuit eye movements altered in chronic whiplash-associated disorders? A cross-sectional study. Clin Rehabil 2007;21;1038-49.

 

130.Leboeuf-Yde C, Kjær P, Bendix T, Manniche C. Self-reported hard physical work combined with heavy smoking or overweight may result in so-called Modic changes. Musculoskeletal Disorder BMC 2008,9:5.

 

131.Kongsted A, Jørgensen LV, Leboeuf-Yde C, Qerama E, Korsholm L, Bendix T.Are altered smooth pursuit eye movements related to chronic pain and disability following whiplash injuries? A prospective trial with one-year follow-up. Clin Rehabil 2008;22:469-79.

 

132.Jensen TS, Karppinen J, Sorensen JS, Niinimäki J, Leboeuf-Yde C. Vertebral endplate changes (Modic changes) – A systematic literature review of prevalence and association with non-specific low back pain. Eur Spine J 2008;17:1407-22..

 

Other

 

132.Friis-Hasché E, Leboeuf-Yde C. Forskningsprocessen.  Månedsskr Prakt Lægegern 2000;78:1005-16. (In Danish)

 

133.Manniche C, Ejstrup L, Leboeuf-Yde C. Rygsmerter. Medicinsk Kompendium.              Munksgaard, 2003;Ch 28;527-41 (In Danish).

 

 

Maintenance care

 

134.Leboeuf-Yde C, Hestbaek L. Maintenance care in chiropractic – what do we know?

Chiropractic & Osteopathy 2008;16:3 [doi:10.1186/1746-1340-16-3]

 

135. Axén I, Rosenbaum A, Eklund A, Halasz L, Jørgensen K, Lövgren PW, Lange F, Leboeuf-Yde C. The Nordic maintenance care program – case management of chiropractic patients with low back pain: A survey of Swedish chiropractors. Chiropractic & Osteopathy 2008,16:6