SOFEC

Société Scientifique dédiée à la Chiropraxie,
aux thérapies manuelles et aux traitements conservateurs de la colonne vertébrale et des articulations periphériques.

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Arthur CROFT, DC, PhD spécialiste du syndrome d'accélération/décélération cervical, USA

06-01-2007

Interview Proposed par Karl Vincent DC,
President of the Franco-European Chiropractic society www.sofec.org
Board of governors: French Chiropractic Institute, http://www.ifec.net
Editor of vertebre.com, www.vertebre.com

En collaboration avec

Cyril Fischhoff, DC
Board of governors: French Chiropractic Institute, http://www.ifec.net
Editor of vertebre.com

Michelle Wessely, BSc, D.C., D.A.C.B.R., FCCR (Canada)
Chiropraticien Radiologue Directrice du département radiologie et de recherche clinique à l'IFEC

Traduction
Catherine Parodi, DC


A propos du Dr. Croft

Arthur Croft est activement impliqué dans la recherche sur le « coup du lapin » depuis environ 19 ans, et a développé un système d’évaluation adopté au plan international, connu sous le nom de Quebec Task Force Grading System. Le Dr Croft est directeur de l’Institut de Recherche Vertébral de San Diego, en Californie, et a dirigé de nombreux projets de recherche RAND.


Il est aussi l’auteur du Best-Seller Traumatismes du coup du lapin le syndrome d’accélération/décélération cervicale et co-auteur de Coup du lapin et dysfonctionnements temporo -mandibulaires une approche inter -disciplinaire de la prise en charge clinique. Enfin, il a à son actif plusieurs autres livres, différents chapitres dans des manuels, une vidéo primée, et plusieurs CD-ROM. Il a publié plus de 300 articles professionnels et tient une rubrique dans Dynamic Chiropractic depuis 1992.

Il est membre de l’équipe éditoriale de plusieurs organisations professionnelles, dont la Société d’ingénierie automobile et le National Institute of Health. Le Dr Croft est certifié expert dans le domaine des accidents de la route et termine son master en santé publique de l’Université de Loma Linda.

Arthur Croft est professeur assistant dans le département diagnostique de l’Université Chiropratique de Los Angeles. Il s’occupe de la formation continue en orthopédie dans cette même université, mais aussi à l’université Chiropratique de New York et de Western

Enfin, Arthur Croft DC MS MPH est le Directeur du Spine Research Institue d San Diego et co-auteur du programme de maîtrise sur le thème dudu lapin. Il offre ses compétences en tant que conférencier et témoin dans le domaine des traumatismes de type «du lapins ».

Il fait partie de la commission des évaluations, ecommandations et guide clinique en Chiropratique Américaines (CCGPP http://www.ccgpp.org/)


About Dr. Croft


Arthur Croft has been actively involved in whiplash research for the past 19 years and developed the internationally adopted whiplash grading system, otherwise known as the Quebec Task Force Grading System. Dr. Croft is the director of the Spine Research Institute in San Diego, California and has headed numerous RAND research projects.


Dr. Croft authored the bestselling textbook Whiplash Injuries: the Cervical Acceleration/Deceleration Syndrome; co-authored Whiplash and Temporomandibular Disorders: an Interdisciplinary Approach to Case Management; and has written several other books, textbook chapters, an Emmy-nominated video, and software/multimedia titles. Dr. Croft has also written over 200 professional papers and has served as a regular columnist for Dynamic Chiropractic since 1992.
Dr. Croft serves on the journal editorial boards of several professional organizations, including the Society of Automotive Engineers and the National Institute of Health. Dr. Croft is a certified accident reconstructionist and is finishing his masters in public health from Loma Linda University.


Dr. Croft is an assistant adjunct professor in the department of diagnosis at Los Angeles College of Chiropractic. He teaches postgraduate orthopaedics at LACC and is also on the postgraduate faculty of New York Chiropractic College and Western States Chiropractic College.

 

Arthur Croft DC MS MPH is Director of the Spine Research Institute of San Diego and co-author of Whiplash: The Master's Program, co-author of Whiplash Injuries: The Cervical Acceleration/Deceleration Syndrome, and is in demand as a lecturer and expert witness in the field of whiplash injuries.
Most recently he was appointed as a Commissioner for Council on Chiropractic Guidelines and Practice Parameters (CCGPP)



Interview


Auteur



1 Quel est votre parcours scientifique et les études que vous avez effectuées ?
What is your personal scientific development and the studies you have done?


My personal scientific development, from the standpoint of education, consists of getting my master’s degree in biology, my masters in public health, and I am currently finishing my Ph.D. in epidemiology. Over the past 25 years I have completed quite a few research studies, I don’t know how many precisely, but they have mostly focused on motor vehicle trauma, especially whiplash and mild traumatic brain injury, and automotive safety.

 

Ma formation scientifique, du point de vue universitaire, a consisté en une maîtrise en biologie, une autre en santé publique, et je termine actuellement un Doctorat (PhD) en épidémiologie. Au cours des 25 dernières années, j’ai conduit un certain nombre de projets de recherche, je ne saurais dire combien précisément, mais qui ont eu pour sujet principalement les traumatismes consécutifs aux accidents de voiture, en particulier le «coup du lapin » et les traumatismes crâniens légers, ainsi que la sécurité automobile.



2 Pourquoi un tel intérêt dans l’étude du coup du lapin ?
Why such an interest in whiplash injury?


My interest began while in chiropractic school. Some family friends were injured this way and it was clear that the injuries changed their lives pretty significantly. But, at the same time, I realized that many people view this as a non-event; that most people are just trying to make an injury claim for money. SO I began to study it.

 

Ce sujet a commencé à éveiller mon intérêt alors que j’étais étudiant en chiropratique. Des amis de ma famille ont été accidentés et il était clair que les traumatismes subis avaient transformé leur vie de manière radicale. En même temps, je me suis rendu compte que de nombreuses personnes considéraient ces traumatismes comme des non- évènements que la plupart des gens essayaient juste de porter plainte en vue de récolter un peu d’argent. Donc j’ai commencé à me pencher sur le sujet.



3 Pourriez nous expliquez ce qu’est l’Institut de recherché de San Diego et votre rôle au sein de cette structure
Could you explain us what the Research Institute of San Diego is and your role in this structure?


The institute was started by me in 1986 and I am the director, of course. We are a small private science shop doing mostly self-funded research. The advantage to that is that we are beholding to nobody and do not have to do research we are not particularly interested in. On the other hand, as a private organization, it is not easy to get grants unless you have a university affiliation.

 

L’Institut a démarré sous mon impulsion en 1986, et j’en suis le directeur, bien sûr. Nous sommes une petite instance scientifique privée faisant essentiellement de la recherche auto -financée. L’avantage est que nous ne devons rien à personne, et ne sommes pas obligés de faire de recherche sur des sujets qui ne nous intéressent pas. D’un autre côté, en tant qu’organisation privée, il n’est pas facile d’obtenir des fonds sans être affiliés à une université.



4 Où en est la recherche actuelle à propos du coup du lapin?
What about the actual research in whiplash injury in general?


This year we finished an eight-year long series of experimental human subject crash tests at the institute. As far as I know, we are the only group to do so many of these tests and many of the tests are also unique. For example, this June I presented two studies at the 5th World Congress of Biomechanics in Munich and in April I presented another at the Society of Automotive Engineers World Congress in Detroit. Already we have two papers in the pipline for that event next year. These involve different type of human subject tests, a validation study of the RID2 rear impact dummy, and a paper on Event Data Recorders (EDR) which are the little black boxes in cars that record acceleration in a crash.

 

Cette année, nous avons terminé une série de crash-tests sur des sujets humains expérimentaux qui durait depuis huit ans, à l’Institut. Autant que je sache, nous sommes le seul groupe à pratiquer autant de tests de ce type, et nombre de ces tests sont également uniques. Par exemple, en juin dernier, j’ai présenté 2 études au 5è Congrès de Biomécanique de Munich, et en avril, j’en ai présenté un autre au Congrès Mondial de la Société d’Ingénierie Automobile à Détroit. Nous avons déjà deux articles en route pour ce même événement l’année prochaine. Ces études concernent différents types de tests avec sujets humains, une étude de validation du mannequin arrière RID2, et un article sur les EDR (Event Data Recorders), ces petites boîtes noires situées dans les voitures et qui enregistrent l’accélération lors d’un accident.


Définitions des termes



5 Dans le langage courant le terme de coup du lapin est utilisé pour décrire un traumatisme cervical après accident de la route avec collision par l’arrière le plus souvent. Cette atteinte est aussi décrite comme un «de fouet » ou atteinte en flexion/extension, mots définissant la nature du mouvement lors de l’impact. Il existe donc une multitude de termes pour qualifier cette pathologie. Pourriez-vous nous aider à la compréhension des termes Existe-t-il une nomenclature ?
In everyday language, the term "whiplash" is usually used to describe a neck injury sustained in a low-speed motor vehicle accident, in which most commonly the injured person's vehicle is struck from behind. The injury has also been described as a "hyperflexion/hyperextension injury," and a "cervical acceleration/deceleration injury," on the assumption that these terms describe the motion of the neck at the time of impact. There are many words to qualify this injury. Can you help us in the understanding of each of them? Is there an international nomenclature?


Whiplash, as a term, really describes the mechanism rather than the actual injury. It is not a great term, but we continue to use it because it has become part of our language. But you are correct, cervical acceleration/deceleration (CAD) better describes the mechanism. Hyperextension/hyperflexion injury is a poor term to use because it implies that these events are necessary for an injury to occur, and we know now that they are not necessary. Necks of volunteers have been injured well within the normal physiologic range of motion. Many of my international colleagues tend to lump any neck injury from any type of crash under the heading of “whiplash.” Mostly, however, whiplash should refer to a rear impact collision injury.

Le terme de Coup du lapin définit davantage le mécanisme que le traumatisme lui-même. Ce n’est pas un terme vraiment adapté, mais nous continuons de l’utiliser parce- qu’il fait désormais partie de notre langage usuel. Mais vous avez raison, l’expression «élération /décélération cervicale (CAD) décrit mieux le mécanisme. Quant au terme de traumatisme en hyper- flexion / hyper- extension, il est peu approprié, car il semble impliquer la survenue de ces mouvements, alors que nous savons qu’ils ne se produisent pas forcément. Des nuques de volontaires ont été parfaitement traumatisées tout en restant dans les limites de l’amplitude physiologique. Beaucoup de mes collègues internationaux tendent à classer n’importe quel type de traumatisme cervical survenu lors d’accidents de la route dans la catégorie des «du lapin ». En réalité, le terme de «du lapin » ne devrait s’appliquer qu’aux traumatismes consécutifs aux collisions par l’arrière.

6 Dans l’avant propos de votre livre vous expliquez qu’il a fallu plus de 20 ans pour légitimer le concept du coup du lapin. Comment expliquez-vous cela
In the foreword of your book you explain that two decades haves passed to legitimize the concept of whiplash? How can you explain that?


Since the book was first published in 1988 there has been a real explosion of interest in whiplash injury, so, in many areas of research, it has become a genuine subject for exploration, rather than the dubious and questionable condition it was once thought to be. But I must say that this is one of the most expensive injuries arising from motor vehicle crashes—not because it is so severe, but because it is so common and because it is often permanent. In the U.S. the annual comprehensive cost for whiplash is billion, which is about the cost of diabetes. So naturally, private insurers attempt to insulate themselves from liability by continuing to tell the world that whiplash injuries are not real. The interesting thing, though, is that most of the big money in whiplash research is paid for by the insurers through a consortium called the International Insurance Whiplash Protection Group (IIWPG).

Depuis la publication du livre en 1988, il y a eu une véritable explosion d’intérêt sur le sujet du coup du lapin, si bien que, dans de nombreux domaines de recherche, celui-ci est devenu un sujet d’investigation ordinaire, et non plus cette condition pleine de doutes et de suspicion qu’il était avant. Mais je dois dire que c’est l’un des traumatismes consécutifs aux accidents de voiture qui coûte le plus cher, non pas à cause de sa gravité, mais à cause de sa fréquence, et aussi parce-qu’il devient le plus souvent chronique, et donc définitif. Aux Etats-Unis, le coût annuel tout compris pour le coup du lapin est de 43 billions de dollars, ce qui est à peu près le coût du diabète. Donc il est naturel que les compagnies d’assurance essaient de se dégager des poursuites en disant au monde entier que les traumatismes de type coup du lapin ne sont pas réels. Ce qui est intéressant, cependant, est que l’essentiel de l’argent alloué à la recherche sur ce phénomène provient justement des compagnies d’assurance, par le biais d’un consortium appelé le Groupement International des Assureurs pour la Protection contre le coup du lapin
.
7 Que veut dire WAD ?
What does WAD means?


Whiplash-associated disorder.

Désordres collatéraux du coup du lapin.

8 D’où vient ce terme?
Where does the word WAD come from?


It was coined by the Quebec Task Force to include any complaints that might arise from whiplash. It is thus sufficiently vague as to be relatively unhelpful. But, due to the exposure of the QTF paper and their professional stature, the term has stuck.

Il a été mis au point par le Québec Task Force afin d’inclure toute affection pouvant découler du coup du lapin. C’est donc suffisamment vague pour être relativement inutile. Mais étant donnée l’exposition du QTF et leur stature professionnelle, le terme est resté.

9 En 1995, une publication québécois (Québec Task Force) proposa une classification des WAD en 4 catégories, en fonction des signes et symptômes. Pouvez vous en dire plus, et l'intérêt que cela représente pour le Chiropraticien ?
The "Quebec whiplash associated disorders guidelines classification system based on signs and symptoms" was published in 1995 and proposed 4 groups of patients. Could you explain why this classification is useful for the Chiropractic physician?


It is useful because we need a kind of common language or lingua franca with which to communicate. It is also useful for the purposes of research. Today, most whiplash researchers do tell us how many grade 2 patients they had and how many grade 3 patients so that we have a better way of extrapolating their results to our real world patients. These were arguments I used when I first published the grading system in 1993. Unfortunately, the QTF failed to give me that attribution.

Cette classification est utile parce - que nous avons besoin de parler un langage commun afin de communiquer efficacement. C’est également utile pour la recherche. Aujourd’hui, la plupart des chercheurs concernés par le coup du lapin nous disent combien de patients de niveau 2 ils ont eu, et combien de patients de niveau 3, si bien que nous avons de meilleurs outils pour extrapoler leurs résultats à nos patients réels. Ces arguments étaient ceux que j’avais avancés lorsque j’ai pour la première fois proposé un système de classification en 1993. Malheureusement, le QTF ne m’a pas reconnu comme en étant l’initiateur.



Mécanisme Lésionnel



10 Dans la mesure les WAD peuvent être sévère voire chronique, il est intéressant d’étudier les mécanismes lésionnels dans la mesure où ils permettent une meilleure compréhension du problème, de sa prise en charge et de sa prévention. Il est aussi nécessaire d’avoir une approche critique sur les traitements actuels afin de savoir quels sont les plus efficaces. Considérez vous que les connaissances actuelles soient suffisantes?

 

As WAD may be both severe and chronic, it is worthwhile to study the actual mechanisms of injury, to see if we cannot do a better job of prevention and treatment. We also need to look critically at current treatments, to see which are most effective. Do you consider that actual knowledge is now sufficient?

Not at all. Unfortunately, we have very little research on the chiropractic application for acute whiplash and only two studies that I am aware of for chronic whiplash. The problem is that the necessary study design is randomized controlled trial, and these are very expensive. We were part of a two part study funded by the FCER when we published out paper on the QTF guidelines (Spine, 1998), but the funding for the medical vs chiropractic treatment for acute whiplash patients was withdrawn because, at least I was told this by an insider, the initial study outcomes favored chiropractic care but the paper written on this spun it in such a way as to obscure that benefit.

 

Pas du tout. Malheureusement, il existe très peu de recherche sur l’effet des soins chiropratiques en cas de coup du lapin aigu, et seulement 2 études à ma connaissance sur le coup du lapin chronique. Le problème est que le format d’étude nécessaire est l’étude randomisée, et cela coûte très cher. Nous avons participé à une étude en deux parties financée par la FCER, lorsque nous avons publié notre article sur les recommandations du QTF (Spine, 1998). Mais le financement pour le traitement médical opposé au traitement chiropratique dans le coup du lapin aigu a été retiré parce- que, tout au moins cela m’a été rapporté par l’un des chercheurs, les résultats initiaux étaient en faveur de la chiropratique, et l’article était tourné de manière à ignorer ce bénéfice.



11 Existe t’il un lien entre la biomécanique et les tissus affectés?
Is there a link between the type of trauma and the tissues affected?

Yes. But the problem is that the forces in a typical whiplash include anterior and posterior shear, compression, tension, and forward and backward bending moments. So an entire gamut of injuries is possible. Head restraint geometry is also an important determinant.

 

Oui. Mais le problème est que les forces dans un coup du lapin typique provoquent des déchirures antérieures et postérieures, la compression, la tension, et les moments d’inflexion avant et arrière. Toute la gamme des traumatismes est donc possible. La géométrie restreinte à la tête est également un paramètre important.



12 Pourriez vous nous expliquer succinctement quelle est la biomécanique du coup du lapin lors d’un crash par l’arrière
Could you explain us briefly what is the biomechanics in which the injured person's vehicle is struck from behind?


First the thoracic spine is flattened, This results in upward torso motion and causes compression in the spine. As the torso is forced forward, the head’s inertia holds it temporarily in space and this results in shear. There is also usually rearward bending. Then the head begins to accelerate and generally overspeeds the torso, having more velocity than the torso. Then the shear force reverses, the compression turns into tension, and forward bending occurs.

 

Tout d’abord, la cage thoracique est aplatie. Ceci résulte en un mouvement ascendant du torse et cause une compression de la colonne vertébrale. Alors que le torse est poussé en avant, l’inertie de la tête la maintient temporairement en place, entraînant des cisaillements. Il se produit ensuite généralement un basculement en arrière. Puis la tête commence à accélérer et généralement dépasse en vitesse le torse, ayant davantage de vélocité. Enfin, la force s’inverse, la compression se transforme en tension, et le basculement en avant se produit.



13 Quelles différences avec les chocs frontaux
What are the main differences in the opposite case (front crash)?


We have actually done this kind of research and this was one I presented in Munich last summer. In the same crash the driver of the bullet (striking) vehicle will experience a completely different occupant kinematic and only about a third the head acceleration.

Nous avons effectivement fait ce genre de recherche, c’est l’une de celles que j’ai présentées à Munich l’été dernier. Pour un choc identique, le conducteur du véhicule- bélier expérimentera une cinématique complètement différente, et environ un tiers seulement de l’accélération de la tête d’un choc arrière.

14 Etes vous d’accord pour dire que les facettes articulaires postérieures sont la source principale des syndromes douloureux rencontrée dans cette pathologie
Do you believe that the facet joints, rather than other tissues, might be especially important sources of pain in WAD in those cases?


Yes, I think that in most cases, muscles are not directly injuries and become painful because of referred pain and secondary neurological phenomenon which we are still struggling to fully understand.

Oui, je pense que dans la plupart des cas, les muscles ne sont pas directement traumatisés, et deviennent douloureux suite à la douleur référée et à des phénomènes neurologiques secondaires que nous avons toujours du mal à comprendre parfaitement.



Diagnostic



15 L’examen physique semble être central dans l’analyse lésionnelle et de symptomatologie résultante ? Pourquoi insistez-vous autant dans votre livre à ce sujet
Physical examination seems to be of primary importance in the appreciation of whiplash injuries? Why such an emphasis in your book?


The emphasis on diagnostics stems from the thinking that one is likely to have better success in the clinic if he or she treats the right condition. Many conditions, such as TM joint dysfunction, often masquerade as a more common neck injury. Until you address the TM joint, the neck symptoms will never settle down. We also wrote a book on TMJ management, but it is no longer in print, I’m afraid.

 

L’emphase sur le diagnostique vient de l’idée selon laquelle il est plus facile d’obtenir des résultats cliniques satisfaisants si l’on traite le bon problème. De nombreuses conditions, telles que les dysfonctions de l’ATM, prennent souvent la forme d’un problème cervical plus classique. Tant que vous ne traiterez pas l’ATM elle-même, les symptômes cervicaux ne seront jamais vraiment corrigés. Nous avons également écrit un livre sur la prise en charge de l’ATM, mais j’ai bien peur qu’il ne soit plus édité.



16 Quel est le pourcentage de patient que vous recevez qui possèdent déjà des examens d’imagerie Quels sont-ils
When you receive patients, what percentage have imaging already performed, and what kind?


My practice is limited to forensic work so I don’t typically see acute patients. By the time I see patients they may have had half a dozen studies. However, I am now doing a lot of weight-bearing MRI of the neck in flexion and extension, so I still often order new studies.

 

Ma pratique est limitée à des cas légaux, donc je ne vois que rarement des patients en crise aigue. Quand les patients arrivent chez moi, ils ont en général été examinés au moins cinq ou six fois. Cela dit, je pratique désormais de nombreux IRM en charge de la nuque, en flexion- extension, donc il m’arrive quand même souvent de prescrire de nouveaux examens.



17 Quelle est la place des radiographies dans les coups du lapin
What is the place of radiographic examination in whiplash injury?


All acute injuries that are more than just minor should be imaged using a 7-view Davis series.

 

Tous les traumatismes aigus qui dépassent le cadre du traumatisme mineur devraient entraîner d’office une série de sept clichés, type Davies (A-P /Lat / ¾ -/A-P-O-M / F-E).

 

18 Utilisez vous les clichés dynamiques cervicaux et dans quelles circonstances cliniques? Combien de temps attendez-vous après l’accident pour les prescrire
Do you employ the use of dynamic views for the cervical spine often and
what clinical circumstances do you order them? How long after the accident do you wait until you consider it clinically appropriate to order them?


Yes, I nearly always order dynamic studies. They should be done as soon as fracture and dislocation are ruled out and when the range of motion permits it.

 

Oui, je demande presque toujours des clichés dynamiques. Ils devraient être automatiquement pratiqués dès lors que fracture et dislocation ont été écartées et que l’amplitude le permet.



19 Est ce vrai que les manifestations cliniques du coup du lapin sont plus importantes chez les femmes?
Is that true that WAD is more common and severe in women than in men?


Women are injured in a ratio of 2:1 to men, yes. However, ours was the first study to show that, once injured, men are just as likely as women to have long-term symptoms. They just have a higher threshold so have fewer initial injuries.

 

Les femmes sont effectivement blessées selon un ratio de 2 :1. Cependant, notre étude a été la première a montré que, une fois affectés, les hommes courent autant de risques que les femmes d’évoluer vers la chronicité. Ils ont simplement un seuil plus élevé, et présentent donc moins de traumatismes initiaux.



20 La courbure sagittale est elle modifiée chez les femmes après coup du lapin
Is the sagittal configuration of the cervical spine changed in women with chronic whiplash syndrome?


It certainly can be. We have also found now that women have less cartilage coverage in their facet joints than men and it is less thick also. These anatomical difference may contribute to the differential risk for women, although there is more to it than that, of course.

 

Oui, elle peut certainement l’être. Nous avons également trouvé que les femmes ont une couverture cartilagineuse moins étendue au niveau des facettes articulaires que les hommes, et que celle-ci est également moins épaisse. Ces différences anatomiques pourraient contribuer à la différence de risque exposée plus haut, bien qu’il y ait évidemment d’autres paramères en jeu.

21 Si les radiographies représentent une priorité, leur spécificité n’est pas totale. Quelle sont les indications aux techniques d’imagerie avancée (scanner, IRM) ?
Plain film radiography, despite its excellent performance as a first line study, has marked limitations. What are the indications of advanced imaging (CT, MRI) in whiplash?


As I said, I tend to favour weight-bearing MRI dynamic studies. The resolution is not a high as conventional MRI and CT is still preferable to MRI for bone and certain other tissues, so it really depends on the case.

Comme je l’ai dit, j’ai tendance à favoriser les clichés IRM dynamiques en charge. La résolution n’est pas aussi bonne que pour l’IRM classique, quant au scanner, il est toujours préférable quand il s’agit du tissu osseux et de certains autres tissus, cela doit donc être décidé au cas par cas.

22 Quelle est la proportion de patients qui viennent avec scanner ou IRM
What percentage of patients arrives with complementary imaging?


In my case, nearly everyone has had some imaging already.

En ce qui me concerne, presque tous les patients ont déjà subi des examens d’imagerie quand ils arrivent chez moi.

23 Les fractures représentant probablement les lésions les plus graves. Dans votre livre, vous divisez leur étude entre les atteintes cervicales hautes et basses. Pourquoi cette distinction
Fractures and dislocation are probably the most serious lesions. In your book, you have divided their study in upper and lower location of the cervical spine. Why?


Probably just for the purpose of organization.

Probablement uniquement pour des raisons d’organisation.

24 Existe t’il un lien entre le coup du lapin et la dissection des artères vertébrales?
Is there a link between whiplash and vertebral artery dissection?


It has happened, yes. It is possible to initiate an injury that dissects days or even weeks later so clinicians, especially those who manipulate the spine, should always be watchful.

Cela est arrivé, oui. Il est possible que le choc provoque un début de lésion, qui évoluera vers la dissection au cours de jours ou des semaines suivants, aussi les cliniciens, surtout ceux qui effectuent des manipulations, devraient toujours être très prudents.



Clinique (soft tissue)


25 Quels sont les symptômes principaux rencontrés dans les cas de coup du lapin à vitesse lente?
What are the common symptoms encountered with slow vehicular speed impact?


Neck pain, headache, trap pain, scapular pain, upper extremity symptoms, and low back pain are the most common.

Douleurs cervicales, maux de tête, douleurs au niveau des trapèzes et des omoplates, symptômes du membre supérieur, et douleur lombaire sont les plus courants.


26 Est-il possible d’établir des liens clairs entre l’origine des tissus lésés et la symptomatologie
Is it possible to establish clinical link between symptoms and the soft tissue affected in whiplash pathologies and WAD?


We do our best to do that, but many times we are merely giving our best approximation based on experience, research, imaging studies, complaints, physical examination, mechanism of injury, and other factors: a sort of Gestalt diagnostic approach.

Nous faisons de notre mieux pour établir ce lien, mais la plupart du temps, nous ne faisons que donner une approximation basée sur l’expérience, la recherche, les clichés d’imagerie, la symptomatologie, l’examen physique, le mécanisme du traumatisme, et autres facteurs en quelque sorte, une approche diagnostique de type Gestalt.


27 Est-il possible de nous donner quelques exemples spécifiques?
Is it possible to give us specific examples?


Facet joints are known to be an important source of chronic neck pain. Certain injury mechanisms are known to damage these joints. Certain motion palpation movements can stress these joints. Radiographs can sometimes demonstrate ligamentous subfailure. Putting this all together, I think you can make a good case for an injury.

Les facettes articulaires sont connues pour être sources de douleurs cervicales chroniques. Certains mécanismes de traumatismes sont connus pour abîmer ces articulations. Certains mouvements de palpation peuvent stresser ces articulations. Les radiographies peuvent parfois démontrer des défaillances ligamentaires. En rassemblant tout cela, je pense que vous pouvez monter un bon dossier de traumatisme.


28 Quelles sont les atteintes neurologiques rencontrées le plus fréquemment rencontrées?
What are the neurological disorders encountered with slow vehicular speed impact?


I think that most of the “neurological” complaints patients have are actually a form of referred phenomena. This can include radiating pain, numbness and tingling, or weakness.

Je pense que les symptômes de type «neurologique » les plus fréquents sont une forme de douleur référée. Cela inclus les douleurs irradiantes, les paresthésies et fourmillements, ou la faiblesse musculaire.


29 Comment expliquez-vous que ces atteintes soient considérées comme psychologiques?
How do you explain that those injuries have been considered as psychological?


I don’t explain that at all. Quite to the contrary. Some people do have psychological problems, that is obvious. Any astute clinician should be able to ascertain that fact. The suggestion that most of whiplash is in people’s heads is part of the subterfuge promoted by those eager to prove that whiplash injuries are not real and are, therefore, not compensable. This “biopsychosocial” literature is one of the most confounding literatures in medicine and generally tends to be written by people who either are psychologists and have no fundamental understanding of whiplash literature, or who make their living as experts working for insurers who are attempting to burnish their careers and reputations as researchers. They usually begin by citing famously flawed literature such as the Lithuanian studies as evidence that there doesn’t seem to be any reason to think this is an organic lesion. That opens the door for them to explore these alternative hypotheses concerning faulty coping strategies, low educational attainment, and other factors. The majority of these papers can only charitably described as scientific misadventures.

Je ne l’explique pas du tout. Bien au contraire. Certains patients présentent en effet des troubles d’ordre psychologique. N’importe quel clinicien un peu entraîné devrait être capable de constater cela. La suggestion selon laquelle la plus grande part du traumatisme du coup du lapin est en réalité d’origine psychologique fait partie du subterfuge promu par ceux qui ont intérêt à prouver que le traumatisme consécutif au coup du lapin n’existe pas vraiment, et donc qu’il n’est pas indemnisable. Cette littérature «psychologique » est l’une des plus lamentables en médecine, et est généralement l’œuvre soit de psychologues n’ayant aucune connaissance de la littérature sur le coup du lapin, soit de pseudo-«expert » au service de compagnies d’assurance et qui cherchent surtout à faire avancer leur carrière et leur réputation en tant que chercheurs. Ils commencent en général par citer une littérature de mauvaise qualité, comme par exemple les études lithuaniennes, tendant à montrer qu’il n’existe aucune raison de penser qu’il puisse y avoir de lésion organique. Ceci ouvre la porte à des théories alternatives mettant en avant une incapacité à faire face, un niveau scolaire peu élevé, et autres facteurs. La majorité de ces articles peuvent être considérés comme des impostures scientifiques, et encore je suis charitable.


30 Il existe une variété importante de réactions selon les individus à un stimulus donné. Les lésions peuvent augmenter l’activité des neurones et entraîner un changement du fonctionnement du système nerveux. Les douleurs chroniques sont souvent la conséquence d’une modulation anormale centrale de la douleur. N’existe pas une spécificité propre au coup du lapin ?
There is a wide variety of reactions by individuals to any given type of stimulus. Injury may lead to increases in neuronal activity and prolonged changes in the nervous system. Chronic pain may be seen as part of a central disturbance accompanied by disinhibition or sensitization of central pain modulation. Do you think that there is specificity in the whiplash injury?


I don’t think anybody knows for sure at this point and I would not hazard a guess. I will say this, though, regarding central sensitization. There are several recent studies using animals and people that offer some indication that that may be at play at least in some cases of chronic pain. But there is also some very compelling evidence that it is not a major cause of chronic pain. So we don’t know for sure at this point.

Je ne crois pas que qui que ce soit puisse l’affirmer pour l’instant, et je ne me risquerai pas à jouer aux devinettes. Je dirai ceci, cependant, concernant la sensibilisation : de nombreuses études récentes sur des animaux et des humains offrent des indications selon lesquelles ce phénomène pourrait être partiellement en cause dans certains cas de douleur chronique. Mais nous savons également de manière sûre et certaine qu’il n’est pas une cause majeure de chronicité. Nous ne sommes donc pas sûrs à l’heure actuelle.

31 Une symptomatologie dépressive est souvent rencontrée après ce type de traumatisme et devant le plus souvent récurrente. Les cliniciens doivent reconnaitre ces conséquences à la fois physiques et psychiques. Mais comment les évaluer ces conséquences psychologiques
Depressive symptomatology after whiplash is common, occurs early after the injury, and is often persistent or recurrent. Clinicians should be aware of both physical and psychologic injuries after traffic collisions. How can they evaluate those psychosocial consequences?


Before I answer the question, I would caution readers that many of the instruments used to measure depression have problematic overlap with neuromusculoskeletal pain so that when a person endorses headaches or back pain—even if it is actually due to a recent injury—the instrument may give him a few points on the somatoform or hypochondriasis scale. Several popular instruments are subject to this problem because they were validated in medically healthy populations, not people with neck and back injuries. Translation: the statistics on whiplash and depression are questionable. How do I test? I use a number of questionnaires such as the LiSat, the Whiplash Disability Questionnaire, the SCL-90R, and the Rivermeade Postconcussion Questionnaire.

Avant de répondre à cette question, j’aimerais attirer l’attention des lecteurs sur le fait que nombre des instruments utilisés pour mesurer la dépression font double emploi avec ceux mesurant la douleur d’origine neuro-musculo-squelettique, si bien que lorsqu’un patient présente des maux de tête, ou de dos – et ce même s’ils sont liés à un récent accident – il se verra attribuer par ces instruments un certain nombre de points dans la sphère psychosomatique ou hypocondriaque. De nombreux instruments de mesure posent ce problème pour la simple raison qu’ils ont été mis au point sur une population saine du point de vue médical, et non pas sur des patients souffrant de traumatismes de la nuque ou du dos. Traduction les statistiques sur le coup du lapin et la dépression sont contestables. Comment est-ce que je teste moi-même J’utilise un certain nombre de questionnaires tels que le LiSat, le Wiplash Disability Questionnaire, le SCL-90R, et le Rivermeade Post-concussion Questionnaire.

32 Quelle doit être la prise en charge des troubles psychologiques associés aux accidents de la route, en pratique chiropratique ?
How a Chiropractor should manage the psychologic injuries after traffic collisions ?


If I felt the patient’s psychological problems required treatment, I would refer him to a psychologist.

Si je pensais que le patient avait besoin d’une prise en charge psychologique, je le réfèrerais à un psychologue.

33 Existe-t-il des facteurs prédictifs sur le long terme
Are there factors affecting long-term outcome of a patient with whiplash or WAD?


Yes, many. Age, history of previous neck pain, headaches, etc. There are probably about 20 or so know risk factors for acute injury and the same number for risk of long-term symptoms, but they would take several pages to discuss.

Oui, beaucoup. L’âge, les antécédents de douleurs cervicales, de maux de tête, etc. Il y a environ une vingtaine de facteurs de risque connus pour les traumatismes aigus et autant pour les symptômes se développant dans le long terme, mais il faudrait plusieurs pages pour en discuter.

34 Vous avez développé un chapitre entier à propos des désordres temporo-mandibulaire. Pourquoi un chapitre entier à ce sujet
You have devoted an entire chapter concerning temporo-mandibular joint disorders. Why such an emphasis?


It is not a common disorder, being seen in perhpas10-15% of cases, but the consequences of mismanaging it can be severe. So I thought it deserved its own chapter.

Ce n’est pas un problème très courant, il se produit dans environ 10-15% des cas, mais les conséquences d’un mauvaise prise en charge suite à une erreur de diagnostic peuvent être graves. J’ai donc pensé que cela méritait un chapitre à part entière.

35 Pourriez nous préciser les méthodes de diagnostic et de traitement?
Could he be a little more detailed about the method of diagnosing and treating the TMJ?


As I mentioned, I co-authored an entire textbook on this subject. I’m not sure how to handle it in the span of a paragraph, so I will have to defer on this one, sorry.

Comme je l’ai déjà dit, je suis le co-auteur d’un livre entièrement consacré à ce sujet. Je ne vois pas comment répondre en quelques lignes, aussi veuillez m’excuser si je me dérobe…

36 Quelles sont à l'heure actuelle les dernières données concernant la supposée relation entre troubles fonctionnels temporo-mandibulaires et cervicaux ?
What are the last evidence about the relationship between functional impairment of the cervical spine and TMJ?


I am not sure I understand the question: last evidence? If you mean latest evidence, I don’t really keep up with this particular literature. But we did a study years ago while we were writing the TMJ book, where we injected a long-acting anaesthetic (bupivicaine) into the joints of TM joint patients and found that as soon as the anaesthetic took effect two things always happened: the neck muscles and jaw muscles relaxed and the patients’ TM joint pain and neck pain subsided.

Je ne suis pas sûre de bien comprendre votre question s’il s’agit des dernières données scientifiques en date, je ne me tiens pas vraiment au courant de cette littérature en particulier. Mais nous avons fait une étude il y a plusieurs années, alors que nous écrivions le livre sur l’ATM, au cours de laquelle nous injections un anesthésiant de longue durée (la buvipicaïne) dans les ATM des patients, et nous avions trouvé que dès lors que l’anesthésiant produisait son effet, deux choses apparaissaient systématiquement les muscles de la nuque et ceux de la mâchoire se détendaient et que les douleurs au niveau de l’ATM et des articulations de la colonne cervicale s’apaisaient.


Traitement


37 Vous expliquez dans le chapitre 2 que l’historique et l’examen physique sont d’une importance majeure dans l’évaluation des patients souffrant des conséquences du coup du lapin. Vous expliquez que le praticien doit être à même d’identifier les candidats qui ne répondront pas au traitement conservateur. Quels sont ces patients qu’il faut référer
You explain in the chapter 2 that history and physical examination are of primary importance in the evaluation of patients suffering from whiplash injuries. You explain that the Doctor can identify those that are not candidates for conservative care. What are those patients that should be refered?


I think the answer to that would be surgical patients, but I did not write that chapter and I won’t presume to answer for Dr. Foreman.

Je suppose que la réponse à cette question devait être : les patients ayant une indication pour la chirurgie, mais je n’ai pas écrit ce chapitre, et je ne voudrais pas présumer ni répondre à la place du Dr Foreman.


38 En général, les preuves scientifiques suggèrent que la prise en charge active et précoce est bénéfique alors que l’immobilisation et le repos sont nocifs. Que pensez vous de cela
In general, the evidence seems to suggest that early active treatment of patients with whiplash injuries is beneficial, whereas immobilization and rest are less effective. What do you think about it?


I think it is very imprortant to get people active very soon. I always tell my students that «begins right after the injury. »

Je pense qu’il est primordial de remettre les patients en activité le plus tôt possible. Je dis toujours à mes étudiants que «réhabilitation démarre immédiatement après l’accident ».

39 La prise en charge chiropratique, a t'elle une place de choix ?
Is Chiropractic caretreatment of choice?

If applied correctly, yes. Otherwise, it probably does not outperform physical therapy. Unfortunately, the management of whiplash is very different from the management of other forms of neck pain, but very little of the chiropractic curriculum is devoted to treating whiplash. In my four years of training, I think it was discussed in one class on one day. Thus, most graduates don’t know how to deal with it optimally.

Si elle est appliquée correctement, oui. Sinon, elle n’est probablement pas supérieure à la physiothérapie. Malheureusement, la prise en charge du coup du lapin est très différente de celle des autres formes de douleurs cervicales, et la formation des chiropraticiens sur cette prise en charge spécifique n’est pas suffisante. Durant mes quatre années de formation, je crois que ce sujet a été évoqué une seule fois, dans un seul cours. C’est pourquoi la plupart des étudiants ne savent pas réellement comment s’en sortir de manière optimale.

40 Il semble que vous insistiez sur l’importance de déterminer le stade de l’évolution de la pathologie dans la prise en charge. Pourriez-vous nous donner quelques explications
In your protocol of treatment, it seems that it is important to determining the stage of healing. Could you give us some explanations?


The reason for that is simply that one should be treating a subacute problem a little differently than one treats a chronic problem. Ice is very effective for acute injuries. It isn’t very effective for chronic neck pain.

La raison à cela est simplement que l’on ne traite pas de la même façon un problème aigu et un problème chronique.
La glace est très efficace pour les traumatismes aigus. Elle l’est beaucoup moins pour les traumatismes chroniques.

41 Quels sont les outils thérapeutiques majeurs?
What are the main therapeutic tools?


Manipulation, PT modalities, supports if needed, nutritional support, activities of daily living, and exercise. I wrote a book for doctors to give their patients that cover all of these issues. It’s called “Whiplash: A Patient’s Guide to Recovery.”

Les manipulations, la physiothérapie, les soutiens (minerves) si nécessaires, les compléments nutritionnels, les activités de la vie quotidienne, et l’exercice. J’ai écrit un livre que les praticiens peuvent donner à leurs patients qui couvre toutes ces questions. Il s’agit de : « Coup du lapin : le guide du patient vers la guérison ».

42 Y-a-t-il une place aux manipulations vertébrales?
Is there a place for spinal manipulative therapy in whiplash?


But of course! We simply have to demonstrate that scientifically.

Mais bien sûr Nous devons simplement le démontrer scientifiquement.


43 Existe t’il des complications aux traitements?
Are there adverse effects from those treatments?


There can be adverse effects to just about any therapy.

Il peut y avoir des effets secondaires à n’importe quel type de traitement.

44 Voudriez vous ajouter un commentaire?
Is there anything that you would like to add?


Thanks for the interview. Doctors interested in finding out more about our institute, the research projects we are working on, our training programs, etc. can find us at www.srisd.com.

Merci pour cet entretien. Les docteurs intéressés et qui souhaiteraient en savoir plus sur notre Institut, le projet de recherche sur lequel nous travaillons, notre formation, etc. peuvent nous trouver sur notre site www.srisd.com

Docteur Arthur Croft, nous tenons au nom de toute l’équipe de vertebre.com, à vous adresser tous nos remerciements pour cette contribution que vous nous avez apportée au travers des réponses de cet interview.
Dr Arthur Croft, all of the team at vertebre.com would like to sincerely thank you for your contribution to this interview.



Bibliographie



Quelques recherches indexées

(cliquez sur les liens pour les consulter)



Correlating crash severity with injury risk, injury severity, and long-term symptoms in low velocity motor vehicle collisions.
Croft AC, Freeman MD.
Med Sci Monit. 2005 Oct;11(10):RA316-321. Epub 2005 Sep 26.
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/entrez/query.fcgi?cmd=Retrieve&db=pub">, Croft AC, Frishberg BM.
Neurologist. 2003 Jan;9(1):35-44.
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/entrez/query.fcgi?cmd=Retrieve&db=pubmed&dopt=Abstract&list_uids=12801430&query_hl=1

Low speed frontal crashes and low speed rear crashes: is there a differential risk for injury?
Croft AC, http://www.ncbi.nlm.nih.gov/entrez/query.fcgi?cmd=Retrieve&db=pubmed&dopt=Abstract&list_uids=12361501&query_hl=1

The neck injury criterion: future considerations
Croft AC, Herring P, Freeman MD, Haneline MT.

Accid Anal Prev. 2002 Mar;34(2):247-55.
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/entrez/query.fcgi?cmd=Retrieve&db=pubmed&dopt=Abstract&list_uids=11829295&query_hl=1

Sitting biomechanics, Part I: Optimal car driver's seat and optimal driver's spinal model
Donald D. Harrison, DC, PhD, Arthur C. CroftDC and All
JMPTJanuary 2000 Volume 23 Number 1
Lien

Sitting biomechanics, Part II: Optimal car driver's seat and optimal driver's spinal model
Donald D. Harrison, DC, PhD, Arthur C. CroftDC and All
JMPTJanuary 2000 Volume 23 Number 1
Lien