SOFEC

Société Scientifique dédiée à la Chiropraxie,
aux thérapies manuelles et aux traitements conservateurs de la colonne vertébrale et des articulations periphériques.

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Jay TRIANO, DC, PhD, Chef de Service au Texas Back Institute (TBI), USA

15-09-2003

PRESENTATION DU Dr Jay TRIANO

Le Dr. Jay Triano (JT) a été diplômé en 1973 au collège Chiropratique de Logan, il est co-directeur du département de médecine conservatrice, et directeur du service de chiropratique au Texas Back Institute (TBI) depuis plus de 10 ans. Le TBI est la plus grande clinique privée des Etats-Unis, spécialisée dans les problèmes de rachis. Le TBI a mis l’emphase depuis sa création, sur une approche multidisciplinaire des douleurs vertébrales http://www.texasback.com/ . Actuellement JT travaille sur les projets de recherche suivant : les douleurs chroniques des extrémités, la signification biomécanique des différentes procédures diagnostic en médecine manuelle, la clarification des effets des manipulations sur les douleurs d’origine discale, et une étude clinique randomisée comparant le traitement chiropratique, le traitement conservateur allopathique, et le traitement chirurgical sur certaines atteintes cervicales.

Jay Triano, Docteur es science (biomécanique), est un chiropraticien hors du commun. Il s’occupe de plusieurs activités en même temps ; celle de praticien en milieu clinique, celle de chercheur dans le domaine neuro-musculo-squeletique, celle de promouvoir l’approche chiropratique au travers de différents projets inter-professionnels, celle de développer des recommandations de pratique pour les organismes de soins. JT a manifestement une influence positive sur la profession chiropratique.

Par le passé, JT a aussi été très actif dans le développement de recommandations de bonnes pratiques pour l’organisme américain gouvernemental de santé publique et de recherche (AHCPR), dans la mise en place de conseils de pratique clinique chiropratique et de remboursement (Mercy guidelines) , ainsi que pour la société nord américaine vertébrale et l’académie de chirurgiens orthopédiques.

Plus récemment JT a été sélectionné à nouveau pour faire une revue de recommandations chiropratiques Milliman ; il a été ainsi le premier Chiropraticien à intégrer l’équipe multidisciplinaire du Milliman. A propos de cette intervention, JT déclara : « Les principales avancées furent de changer des positions irréalistes, injustifiées et en contradiction avec les données scientifiques, en recommandations conformes à la littérature des recherches actuelles ».
Le Docteur Richard Liliedahl, médecin chef dans le cadre de ces recommandations (une division du Milliman USA) déclara que JT était le chiropracticien idéal pour intégrer cette équipe. « Je pense que le Dr Triano est impressionnant de part son expérience et ses qualifications …. Nous sommes très enthousiastes de pouvoir travailler avec lui. Nous pensons que cette collaboration sera exceptionnelle ! »

En 2002 JT collabora avec la compagnie aérienne American Airlines. Durant tout ce mois (Janvier 2003), la compagnie diffuse à ses passagers un interview audio de Triano sur les bienfaits de la chiropratique. Aussi les 23 000 vols de la compagnie vont diffuser cet interview à leurs passagers, permettant ainsi à plus de 3 millions de personnes d’avoir la possibilté de l’écouter.

Et comme si cela n’était pas suffisant, le conseil chiropratique américain de recommandations professionnelles (CCGPP) a annoncé la nomination de JT en tant que nouveau président de sa commission de recherche.

Vertebre.com est extrêmement fier de vous présenter un interview du Dr JTriano. Nous espérons que cet interview permettra à tous les praticiens et les scientifiques, impliqués dans la thérapie manuelle d’ apprendre un peu plus sur l’efficacité de la chiropratique et sur sa recherche dans le domaine rachidien.


Dr. Triano, a 1973 graduate of Logan College of Chiropractic, has been an instructor at the Texas Back Institute (TBI) for a decade. TBI is the largest freestanding spine specialty clinic in the United States. The Texas Back Institute (TBI) believes in the multidisciplinary approach in the management of spine disorders. Among the research projects Dr. Triano plans to conduct are persistent extremity pain; the biomechanical meaning of manual diagnosis procedures; clarifying the effects of manipulation on discogenic pain; and a controlled clinical trial on neck disorders contrasting chiropractic care, conservative medicine and surgery.
John Triano, DC, PhD, is not your everyday chiropractor. He concurrently treats patients in a clinical setting; conducts musculoskeletal research; promotes chiropractic through public relations projects; develops guidelines for managed care organizations; and presents to spinal-health practitioners in other fields. Clearly, Dr. Triano has a profoundly positive impact on the chiropractic profession.

In the past, Dr. Triano has also been active in guideline development for the Agency for Health Care Policy and Research (AHCPR), the Mercy Guidelines, the North American Spine Society and the American Academy of Orthopaedic Surgeons.

Recently Dr. Triano had been selected to review Milliman USA's chiropractic guidelines, which were released the following month; he was the first doctor of chiropractic ever included on Milliman's multidisciplinary review team. Clarifying his success revising the chiropractic portion of the guidelines, Dr. Triano stated, "Overall, substantial gains were made to move the [Milliman] guidelines from their previous unrealistic and indefensible position in violation of the literature to a fair representation of the literature."
Richard Liliedahl, MD, chief medical officer for M&R Care Guidelines (a division of Milliman USA), said that Triano was the perfect DC for the position as a reviewer. "I think Dr. Triano is impressive because of his credentials and experience... We're excited to work with him. We think this relationship will be a great one,".

Triano's accomplishments in 2002 culminated in a collaboration with American Airlines. All this month (January 2003), the airline will feature an audio interview with Dr. Triano on its "Executive Lifestyles Channel." Approximately 23,000 American Airlines flights will offer the interview to travellers; as a result up to three million people will have the chance to learn about the benefits of chiropractic while in flight

As if that wasn't enough, the Council on Chiropractic Guidelines and Practice Parameters (CCGPP) has announced the appointment of John Triano, DC, PhD, as the new chairman of its research commission.

Vertebre.com is extremely proud to present you Dr John triano. We hope this interview will make all patricians, scientists in the manual therapy field, know and learn about chiropractic research and his efficacity in treating spinal pain syndroms.




1 Vous revenez de la conférence Européenne de Chiropratique. Etes-vous activement impliqué dans le développement de la chiropratique en Europe ?
You have just come back from the ECU (European Chiropractic Union) conference. Are you involved in the development of chiropractic in Europe ?


Not directly. I would like to believe that past contributions to the literature help provide a rational foundation for professional development. Most recently, my colleagues from the University of Southern Denmark and I participated in a study on manipulation biomechanics together. Our data will analysis will be completed this fall.

Pas directement. J’aimerais croire que mes contributions passées dans la littérature ont favorisé la mise en place de fondations rationnelles, dans le développement de la profession.
Plus récemment, des confrères de l’université du Danemark du Sud et moi-même avons participé à une étude sur la biomécanique des manipulations vertébrales.
Nos analyses des données complèteront cette étude à l’automne prochain.

2 Y a-t-il des nouveautés dans la recherche dont vous pourriez nous faire part ?
Is there some news in the field of chiropractic research that you could let us know ?


The research emphasis has become quite scattered with randomised trials being developed almost compulsively. The result is that more and more RCTs are yielding less and less useful information. The reason for this is that we are not tackling the fundamental questions that can help focus our work more effectively.
For example, we know that certain surgical procedures appropriately performed on selected patients yield much better results. Selection is the key. We need to understand more thoroughly, the populations of patients that we treat and become adept at selecting the best candidates for Chiropractic care.
The good news is that a few pieces of work currently winding their way through the review process offer some help on these questions. Whether the patient is acute, subacute or chronic and the number of treatments given accordingly may make a big difference in successful care. The issues seem to be patient selection, dosage and duration of care.


Les éléments directeurs de la recherche actuelle se sont éparpillés au travers d’essais randomisés, développés de manière quasi obligatoire.
Par conséquent, la plupart des recherches chiropratiques fournissent de moins en moins d’informations.
Ceci est à rattacher au fait que nous ne nous attaquons pas aux questions fondamentales qui nous aideraient à focaliser notre travail de manière plus efficace.
Par exemple, nous savons que certaines interventions chirurgicales ciblées, utilisées sur des patients préalablement sélectionnés, entraînent de meilleurs résultats. La sélection est la clé. Nous avons besoin de comprendre de manière approfondie la population de patients que nous traitons, et devenir expert dans la sélection des meilleurs candidats aux traitements chiropratiques.
La bonne nouvelle est qu’il existe quelques travaux s’orientant dans ce cadre, au travers d’une revue des processus, qui permettront de clarifier cette question.
Les résultats thérapeutiques sont aussi dépendants de la phase de l’atteinte, aiguë, subaiguë ou chronique, et du nombre de traitements accordés. Encore une fois, la réponse à ces questions est la sélection des patients, le dosage et la durée du traitement.

3 Vous avez fait récemment un meeting aux USA (31/10/02) avec le Dr Scott Haldemann, DC, MD, à la North American Spine Society's (NASS) composé (2400 membres) principalement de chirurgiens orthopédiques, de neurochirurgiens et de médecins spécialisés en médecine physique. Le but de cette réunion était de savoir quand le traitement chiropratique est bénéfique.
Succinctement, qui, quand et pourquoi un traitement chiropratique ?
On October 31, at the North American Spine Society's (NASS) comprehensive session on spinal manipulation, you co-moderated with fellow researcher Scott Haldeman, DC, PhD, MD (DC, December 16, 2002). More than 2,400 NASS members and other attendees (orthopedic surgeons, neurosurgeons and physical medicine/rehabilitation specialists in particular) learned from you and others about the benefits of spinal manipulation. You specifically discussed chiropractic diagnosis, and indications and contraindications to treatment. So briefly who, when and why a chiropractic treatment ?


Our presentation suggested five findings suggesting a trial of chiropractic manipulation for patients with
a) local spine pain with or without radiation,
b) focal sensitivity to manual pressure,
c) local muscular hypertonicity with or without trigger points,
d) limited joint compliance and,
e) reproduction of symptoms with provocative mechanical testing.

Recent studies on the sacroiliac joint suggest a 95% success rate if
a) symptoms are less than 16 days,
b) hip internal rotation of greater than 35 degrees,
c) hypomobility (reduced compliance) is found in the lumbar area,
d) leg symptoms limited to above the knee. [Flynn et al, Spine Vol 27, #24, 2002.]


Notre présentation propose 5 données pour un traitement d’épreuves chiropratiques avec manipulations :
a/ douleur vertébrale locale avec ou sans irradiations
b/sensibilité focale à la pression manuelle
c/une hyper-tonicité musculaire (contracture) localisée associée ou non à des points musculaires gâchettes (trigger point)
d/ d’une diminution de la mobilité articulaire
e/ d’une reproduction de la symptomatologie par des tests orthopédiques de provocation.

Des études récentes sur les articulations sacro-iliaques suggèrent un taux de réussite à 95 % :

a/ la symptomatologie est inférieure à 16 jours
b/ la rotation interne de la hanche est supérieure à 35 %
c/ hypo-mobilité de la région lombaire et des irradiations douloureuses ne dépassant pas le genou (Flynn et Hal, Spine Vol 27, 24 2020).

4 Le Dr Jean Yves Maigne MD, chercheur français, distingue dans la pathologie vertébrale commune, les souffrances mécaniques des inflammations rencontrées au cours du processus dégénératif. Dans le cas d’une atteinte mécanique, les manipulations sont indiquées ; si c’est inflammatoire alors le traitement est médicamenteux. Comment abordez-vous les syndromes douloureux vertébraux, dans le cadre d’une approche pluridisciplinaire au Texas Back Institut ?
Dr JY Maigne, MD, french researcher, distinguish in the common vertebral pathology the pain which comes from a mechanical origin from the pain which comes from inflammation (during degenerative process). In the first case spinal manipulative therapy is the treatment of choice, in the second case this is medical treatment. As you are involved in a mudidisplinary team at the Texas Back institute, is this approach conform of what you are doing there?


Clinically, it is clear that spine related symptoms are generated by either or both the presence of mechanical or chemical causation. It is often difficult to initially tell the difference. For example, a patient with internal disc derangement will often have a secondary chemical neuritis. They may respond temporarily to treatment but have frequent flare with weightbearing activities. A medical approach may well be needed. On the other hand the same type of patient with mechanical stress from a subluxation lesion superimposed, will have recurring inflammation after medical approach. Sometimes, you need both.
The best way to sort this out is to take patients who are showing slow responses, reevaluate with an emphasis on trying to figure out which tissue (nerve, disc, joint, muscle) is likely the offending agent. Then ask for a diagnostic / therapeutic injection using analgesic and steroid. This will identify the painful tissue (analgesic effect) and initiate antinflammatory action. The result can be a redircection and focusing of therapy.


Cliniquement, il est sûr que les syndromes douloureux vertébraux sont générés à la fois par la présence de causes mécaniques et/ou chimiques (inflammatoire). La plupart du temps, il est difficile de faire la part des choses au début. Par exemple, un patient atteint d’un dérangement interne du disque développera souvent secondairement une névrite inflammatoire. Ce type de patient pourra répondre temporairement au traitement chiropratique, mais souffrira de nouvelles poussées durant les activités en charges. Dans ce cas, une approche médicale est nécessaire. A l’opposé, le même type de patients atteints d’un stress mécanique supplémentaire, lié à une dysfonction aura tendance à faire des récidives, avec inflammation indépendamment du traitement médical. Quelquefois, les deux traitements sont nécessaires.
Le meilleur moyen de régler le problème est de réévaluer les patients qui ne montrent pas d’amélioration au traitement et d’essayer d’individualiser quelle structure (nerf, disque, articulaires postérieures, muscle) est atteinte. A partir de là, un traitement d’épreuve à base d’infiltration d’analgésique ou de cortisone est opportun. Ceci permettra distinguer le tissu douloureux et d’initier une action anti-inflammatoire. Ceci permet une mise au point et un recentrage thérapeutique.

5 Quels ont été pour vous les principaux bénéfices dans l’approche pluridisciplinaire ?
According to you, what are the main advantages to work within a pluridicisplinary medical team ?


There are several levels of advantage. First is the ability to obtain anything your patient may need with little added delay or expense. Second is the intellectual stimulation of interacting and participating in the treatment of what are sometimes very complex cases and seeing them respond more effectively with the combined efforts. Third is the economy of scale. It simply is less expensive to operate a practice and meet the administrative needs of health care in this country.

Il y plusieurs niveaux d’avantages. Le premier est la facilité de proposer aux patients tout ce dont il a besoin, sans délai ni dépense supplémentaire. Deuxièmement, c’est une stimulation intellectuelle permanente au travers d’interactions et de la participation à des traitements de cas complexes et de les voir répondre favorablement grâce à un effort commun. Troisièmement, c’est une économie proportionnelle. Le coût est moins important lorsque l’on peut gérer à la fois la pratique et gérer les nécessités administratives du système de soins.

6 A t-elle modifié votre conception du mal de dos ?
Did it modify your back pain approach ?


Yes, it probably has. For basic, uncomplicated problems my approach is about the same. However, in the past ten years, I have learned a lot about treating complex spine problems and the value of doctors with different skills working together.

Oui, probablement. Pour des lombalgies communes sans complication, mon approche est approximativement la même. Malgré tout, ces dix dernières années j’ai beaucoup appris dans les traitements de désordres complexes et de la valeur d’un travail en équipe composée de docteurs d’horizons divers.

7 L’approche chiropratique du mal de dos est-elle suffisante pour traiter tous les syndromes douloureux ?
Is the chiropractic approach for treating back pain sufficient for all vertebral pain syndromes ?


We need to be clear about the topic. Vertebral pain syndromes is, as yet, another use for a generic term to describe what appears to be a group of conditions emanating from the spinal segments. However, we do not understand what the subcomponents are. It is very likely that the problems are multifactorial and affect multiple tissues. Some of which, undoubtedly, will benefit from chiropractic and some will not.
Chiropractic philosophy has always given at least token acknowledgement to trauma or pathology that has caused too much damage for the body to respond. As a result, there are always cases that will not benefit sufficiently form a chiropractic approach. Our culpability, historically, is not that those patients exist. Rather, it is the failure of our leadership to insist on finding ways to discriminate diagnostically who they are and to foster rapid referral to the appropriate care giver.


Nous avons besoin de clarifier le sujet. Les syndromes douloureux vertébraux représentent à l’heure actuelle un terme générique correspondant à un ensemble de souffrances du segment mobile. En revanche, nous ne connaissons pas encore quels sont les sous-groupes et les composants exacts de cette souffrance. Il est très probable que nous ayons à faire à un problème multi-factoriel, et que plusieurs tissus soient atteints. A partir de là, sans aucun doute, la chiropratique sera efficace dans certains cas mais pas dans d’autres.
La philosophie chiropratique a toujours mis l’accent sur l’importance de l’atteinte tissulaire, traumatique ou pathologique, et de son incapacité quelquefois à récupérer. Par conséquent, il y aura toujours des cas qui ne répondront pas. L’existence de ce type de patient n’est pas de notre ressort, historiquement parlant. Nos dirigeants auraient dû plutôt insister sur la manière et les moyens de les différencier sur un plan diagnostique et d’encourager à référer ces patients en vue d’un traitement plus adapté.


8 En d’autres termes, qu’est-ce qui justifie aujourd’hui un abord purement manuel du mal de dos ?
In other words, what justifies a manual approach of spinal pain syndrome?


Justification comes from the evidence. Clearly, this approach offers benefit to many patients with spine pain, associated radiating extremity pain, headaches and perhaps infantile colic. A trial therapy for patients with these problems who have no evidence of red-flag pathology is appropriate.

La justification coule de source. Il est clair que cette approche est efficace dans les douleurs vertébrales communes associées ou non à des irradiations douloureuses, les maux de tête et peut-être les coliques infantiles. Un traitement manuel d’épreuve des patients atteints par ces souffrances et qui ne présentant pas de drapeaux rouges (signe d’alerte) est justifié.

9 Par exemple l’agence Française d’accréditation des techniques médicales (ANAES) considère que les sciatiques (en particulier par hernie discale), n’est pas une indication au stade aigu (moins de trois mois) des thérapeutiques manipulatives. Dans la mesure où vous êtes partie prenante, aux états unis, dans l’élaborations gouvernementales des pratiques cliniques, que pensez-vous de cette recommandation ?
For example the French agency of clinical guidelines do not recommend spinal manipulative therapy for sciatica (especially with herniated disc) in the acute stage (less than three months). As you are involved in the chiropractic guidelines in USA what are you thinking about this recommendation?


First, there is a difference between not recommending and disallowing. If the patient has no progressive neurologic signs and provocative testing in preparation to treat does not increase symptoms, then a trial of treatment is appropriate.
For example, this afternoon a new patient was seen with 2-week-old severe LBP and radiation to the toes. By the exam today, his pain was down to 3.5/10 and his gait was normal. Bending was to 35 degrees with leg pain. SLR was positive at 45 degrees and muscle strength was down to 3/5 for the TA, EDL (extensor digitorum longus muscle) and EHL(extensor hallicus longus muscle) muscles. He was sent for a stat MRI and instructed on reduced activity, use of over-the-counter anti-inflammatory medication and will be seen on follow-up tomorrow. If his MRI shows no disc fragments or severe compression and he tolerates provocative testing, we will begin a trial of chiropractic with manipulation. Otherwise, we will consider recommending an epidural steroid or surgical consult depending on the findings. One day later. The patient has MRI consistent with congenital stenosis, a conjoined root at L4/5 and a protruded disc with question of a sequestered fragment. Since he is symptomatically improving but appearing to stabilize the plan is to start him on continuous passive motion in extension (based on provocation), McKenzie home exercises and a request for an epidural steroid. If symptoms begin to subside again, we will continue. If not, he is off to a surgical consult.


Tout d’abord, il y a une différence entre ne pas recommander et rejeter. Dans le cas où le patient ne présente pas de signe neurologique évolutif, et que les tests de provocation avant traitement n’augmentent pas les symptômes, alors un traitement manuel d’épreuve est approprié.
Par exemple, cet après-midi un nouveau patient nous a consulté après 2 semaines de lombo-sciatique sévère. A l’examen, la douleur avait diminué à 3,5/10 sur l’échelle visuelle analogique. La marche était normale. La flexion du rachis était évaluée à 35°, avec douleur et irradiation. Le Lasègue était positif à 45°. Au testing, le jambier antérieur et les releveurs des orteils étaient côtés à 3/5. Une IRM fut prescrite, des anti-inflammatoires et une réduction de l’activité. Le patient sera vu le lendemain. Si l’IRM ne montre pas de fragment discal ni de compression sévère, ni d’exacerbation douloureuse aux tests de provocation, nous commencerons un traitement chiropratique d’épreuve avec manipulations. Sinon, nous préconiserons une infiltration épidurale, voire une consultation auprès d’un chirurgien orthopédique le cas échéant. Le jour suivant, le patient présente à l’IRM un canal lombaire étroit congénital. Une racine comprimée en L4-L5. Un disque protrus, et une possibilité de hernie séquestrée. Dès la constatation de l’amélioration de l’état du patient, le but du traitement consiste à commencer un travail prolongé d’extension passive (basé sur les tests de provocation), des exercices de Mc Kensie au domicile et une infiltration épidurale est demandée.
Si les symptômes continuent à diminuer, nous poursuivrons dans cette voie. Dans le cas contraire, nous conseillerons une consultation chirurgicale.


10 Quand et comment le traitement médical et la thérapie manuelle sont ils complémentaires ?
When and how medical treatment and manual therapy should be complementary ?


For functional spine disorders, the relationship is strong. The evidence and expert opinion suggests that together, the patient’s response should be accelerated.

La complémentarité est forte dans le cas de désordres fonctionnels vertébraux. Les preuves et les opinions des experts montrent qu’en les associant, la réponse du patient au traitement est accélérée.


11 Quelles sont les techniques complémentaires importantes pour le chiropraticien ?
What are the complementary techniques (spinal rehabilitation ?) and diagnostic (Doppler ?) that chiropractors should use ?


Complementary chiropractic is, by definition, anything outside of high velocity, low amplitude adjusting and extremity adjusting. Studies show that these two therapeutic approaches are the core curriculum for all of the colleges (at least in North America : McGregor, M. ECU, Athens, May 2000).
We think that excellent treatment tools include home exercise, supervised rehabilitation, Graston myofascial release, Orthofix Orthotrac pneumatic vest for spinal unloading and occasional requests for analgesics or antiinflammatories including ESI, facet, costovertebral, sacroiliac joint injections. We use advanced diagnostics consisting primarily of MRI, CT, bone scan and electrodiagnostic studies as necessary. For patients with suspected vertebral or carotid artery pathology, we will ask for a cranial MRI and cervical MRA procedure.


Les techniques complémentaires sont par définition toutes celles qui ne concernent pas les ajustements (de haute vélocité et de faible amplitude) du rachis et des articulations périphériques. Les études montrent que ces deux approches thérapeutiques représentent le tronc commun au curriculum de tous les collèges (du moins en Amérique du Nord).
Nous pensons qu’un excellent protocole de traitement devrait inclure des exercices chez soi, une rééducation supervisée, des techniques de tissus mous (point musculaire gâchette), des lombostats pneumatiques et selon les cas une demande de traitements antalgiques ou anti-inflammatoires, incluant des infiltrations épidurales, des facettes, costo-vertébrales et sacro-iliaques.
Nous utilisons aussi des techniques de diagnostic avancées, telles que les IRM, la scintigraphie et l’électromyogramme, si nécessaire. Pour les patients présentant des signes d’atteinte des artères vertébrales et carotidiennes, nous demanderons une IRM crânienne et une procédure d’angiographie cervicale.

12 Comment en êtes-vous venu à la chiropratique ?
How did you enrolled in chiropractic ?


As a teenager, I had three whiplash injuries that were only helped through Chiropractic.

Adolescent, j’ai eu 3 coups du lapin qui furent soulagés uniquement par la chiropratique.

13 L’étude de la colonne vertébrale est une passion pour vous. Vous possédez un Doctorat es-Science en Biomécanique. D’où vous vient cette passion ?
The study of the vertebral column is a passion for you. You have a Biomechanics PHD. Where does this passion come from ?


My interest in research began with the observation that some asthma patients seemed to improve while other, nearly identical ones, did not. Being a well grounded and recent (less than 7 years) DC, I wanted to study the effects of nerve irritation. At the University of Colorado, Marv Luttges PhD and I created the first animal model of sciatica. We discovered that intermittent irritation of nerves, not compression, had interesting effects. However, I became fascinated by the observation that no scientific evidence other than pathologic stenosis or disc herniation could generate such irritation. As a result I began to study the mechanism of a mechanical lesion as being able to produce these effects. I am still working to understand how the spine works.

Mon intérêt pour la recherche a commencé avec l’observation d’un groupe de patients atteints d’asthme, dont l’état s’est amélioré, alors que l’autre, pourtant cliniquement identique, ne répondaient pas. Etant un jeune chiropraticien (moins de 7 ans de pratique) déterminé, je voulais étudier les effets de l’irritation radiculaire. A l’Université du Colorado Marv Luttges PhD et moi-même avons créé le premier modèle animal de sciatique. Nous avons découvert qu’une irritation nerveuse intermittente, sans compression, entraînait des effets intéressants. Je fus alors étonné par le fait qu’aucune preuve scientifique autre qu’une sténose pathologique ou une hernie discale pouvait générer une telle irritation. En conséquence, Je me suis mis à étudier les mécanismes d’une lésion biomécanique capable de produire de tels effets. Je travaille toujours afin de mieux comprendre comment fonctionne la colonne vertébrale.

14 Quels ont été les autres principaux travaux que vous avez effectués ?
What are the other major researches you have made ?


My research interests are in manipulation biomechanics, defining skill in spinal manipulation, finding objective tests that can discriminate patients who can benefit from chiropractic and clinical trials to evaluate what really seems to work.

Mon intérêt dans la recherche concerne avant tout la biomécanique des manipulations, de définir les compétences nécessaires à cet exercice, de trouver des tests objectifs permettant d’individualiser les patients susceptibles de répondre à la chiropratique, et enfin, des essais cliniques pour évaluer ce qui est efficace.

15 La palpation dynamique est un concept chiropratique, dont le but est de déterminer les altérations biomécaniques articulaires. Néanmoins, cette technique est controversée dans la recherche actuelle.
Pensez-vous qu’il s’agisse d’une technique valide ?
Motion palpation is a chiropractic concept which consist in determined biomechanical hypo mobility. Nevertheless, this technique is criticised in the actual research.
Do you think it is a valid technique ?


Motion palpation as it exists today has real problems with reliability between examiners. Conceptually it is valid. However, concepts are not useful if they do not result in reliable methods that have utility in discerning healthy from unhealthy folk.

La technique de palpation dynamique présente aujourd’hui une réelle difficulté de reproductibilité inter-examinateurs. Sur le plan conceptuel, c’est une approche valide. Malgré tout, les concepts sont inutiles lorsqu’ils n’aboutissent pas à des méthodes fiables pour distinguer les personnes bien portantes de celles qui ne le sont pas.

16 C’est en général sur cette base que les patients ont été enrôlés dans les études scientifiques, afin d’évaluer l’efficacité des manipulations. Ne pensez-vous pas que pour améliorer les résultats des recherches, il faille trouver d’autres critères de sélection ?
Generally patients have been enrolled in chiropractic research on the base of hypo mobility findings to estimate the efficacy of manipulation.
Don’t you think that other criteria of selection should be used to improve the result of this researches ?


Actually, I disagree. Most studies participants are included because of the presence of the target symptom complex, have no contraindication to manipulation and no recent history of manipulation. Individual studies vary. However, in general, that has been the approach.

En fait je suis contre. La plupart des études se focalisent désormais sur un ensemble de symptômes cibles, en excluant les participants présentant une contre-indication aux manipulations ou ayant été préalablement manipulés. Certaines études varient. Néanmoins, en général, ceci correspond à l’approche actuelle.

17 Auriez-vous une idée de ces critères ?
Do you have ideas of criteria ?


As I alluded to earlier, it is my view that we need to invest more resources in the short term to identifying patterns in patients who respond favourably versus those who do not. From these patterns, hypotheses selecting the right patients for future randomised trials can grow.

J’y ai fait allusion précédemment. Selon moi, nous devons concentrer nos recherches, à court terme, sur les moyens permettant d’identifier les caractéristiques des patients qui répondent par rapport à ceux qui ne répondent pas. A partir de ces caractéristiques, nous augmenterons les chances de sélectionner les patients adéquats pour de futures études randomisées.

18 Vous êtes activement impliqué dans la recherche chiropratique. Un des apports majeurs de vos travaux concerne la preuve de l’efficacité des manipulations vertébrales contre placebo.
Pourquoi cette étude et en quoi a t-elle consisté ?
You are actively implicated in chiropractic research. One of your major work concerns the proof of spinal manipulation against placebo. Why such a research and what did this work consisted in ?


(Question posée sur le site Dynamic chiropractic et reproduite en partie dans nos colonnes avec l’autorisation du Dr Peterson, webmaster du site et les correctifs du Dr Triano)
http://www.chiroweb.com/dynamic/



Chiropractic care, particularly spinal manipulation or adjustment is an increasingly frequent topic in medicine and health care policy circles. As evidence has accumulated to support use of these services, there is frequent reference to a presumption of placebo effect being the mechanism of favorable responses reported in the literature. These charges are easily refuted by specific data that addresses this issue. (…)
Discourse on manipulation usually raises the question of placebo effect. A frequent observation is that chiropractic patients are more satisfied by their treatment experience than when they are attended by other provider). A number of elements contribute to this popular contentment, including physician-patient interaction. Manipulation treatment often requires several encounters involving physical contact and direct physician attention over a focused time interval.

Can these factors be responsible for the perceived clinical benefits?

At least two controlled clinical trials have addressed the question of placebo effect directly. Using a stratified design, Hadler and Curtis compared two forms of spinal manipulation; high velocity, low-amplitude thrusting procedures versus mobilization techniques. A single treatment intervention was administered randomly to patients suffering from acute low back pain. Patients were assessed by one physician and treated by the other. Physicians gave their time to both groups equally and included back educational material and assurance.

My research studied treatment effects for patients with low back pain persisting longer than 7 weeks. Subjects were randomly assigned to back education program, high-velocity low-amplitude (HVLA) manipulation and sham / mimic treatment procedure groups for a series of 10 treatment sessions. Sessions were scripted to balance for physical contact, attention and intervention frequency and duration. Sessions involved a consistent time commitment and direct one-on-one attention from the physician either in the form of teaching about spine anatomy and function or in assessment and delivery of the sham / HVLA procedures.

In both studies, all treatment groups showed improvement over time. However, the patients receiving thrusting procedures demonstrated significantly greater and more rapid rates of improvement from their symptoms and in their ability to function.

These results suggest that physician attention, in any form, appears to benefit patients with back pain. The data also shows that, at least for thrusting techniques of manipulation, there is a treatment-specific advantage beyond the nonspecific effects. Attributing patient response and satisfaction from health care encounters with manipulation to placebo alone is unjustifiable based on the clinical data.”

Yes, it is true. Moreover it is important to acknowledge that placebo effect is a part of the response from every doctor-patient encounter. So what? The question is, does the clinical affect accede that of placebo? In the case of spinal manipulation, that answer is also, “Yes”.


(vous pouvez consulter cette étude sur vertebre.com, rubrique Publications)

La chiropratique, et principalement les manipulations vertébrales ou ajustements, sont un sujet de plus en plus abordés en médecine et dans le cadre de la politique de santé. Alors que les études supportant la validité de ce traitement s’accumulent, il est fréquent de lire des références qui justifient l’efficacité de cette discipline, par le seul effet placebo. (…)
D’une part, Il est fréquemment observé que les patients soignés par les chiropraticiens se disent plus satisfaits que lorsqu’ils le sont par d’autres types de praticiens. Par conséquent un certain nombre d’éléments, dont la relation praticien-patient peuvent expliquer cet état de faits.
D’autre part, le traitement manipulatif nécessite souvent plusieurs visites, au cours desquelles un contact physique, une attention et une écoute particulière sont donnés au patient.

Est ce là, les raisons de l’efficacité clinique de ce genre de traitement ?

Jusqu’à présent 2 études cliniques se sont directement intéressées à l’effet placebo.

Hadler et Curtis ont comparé 2 formes de traitements : les manipulations contre les mobilisations. Un seul traitement fut prodigué de manière randomisée, sur des patients souffrant de lombalgies aiguës. Les Patients furent diagnostiqués et analysés par un praticien, et traités par un autre. Les praticiens des 2 techniques ont disposé du même temps pour les 2 groupes, et ont également pu donner divers conseils aux patients relatifs à leurs conditions.

Mon étude consista à s’intéresser aux traitements de patients souffrant de lombalgie depuis plus de 7 semaines. Les sujets furent répartis de manière aléatoire dans 3 groupes : un groupe « école du dos » , un groupe manipulation, et un groupe traitement placebo (pseudo-manipulations), et ce pour 10 séances. Ces séances furent réalisées de telles manières qu’il y ait un équilibre entre contact physique, attention, fréquence et durée.

Dans les 2 études, tous les groupes de patients ont montré une amélioration avec le temps. Cependant les patients qui ont reçu un traitement manipulatif, ont montré une amélioration significativement plus rapide et plus notable, de leur symptomatologie et de leurs incapacités, par rapport aux patients des autres groupes.

Ces résultats suggèrent que la prise en charge, quelque soit sa forme, tend à améliorer l’état des patients lombalgiques. Ces données montrent aussi, du moins pour les manipulations, qu’il existe un bénéfice à ce type de traitement par rapports aux effets non spécifiques.
Par conséquent, attribuer l’efficacité des manipulations sur le seul effet placebo, ne repose sur aucune donnée scientifique actuelle. ».

Oui, ceci est vrai. Néanmoins, il est important d’admettre que l’effet placebo fait partie intégrante de la relation thérapeutique. Et après ? La question est de savoir si l’effet placebo peut retentir sur les résultats cliniques. Pour ce qui est des manipulations vertébrales, la réponse est également, « oui ».

19 Les difficultés méthodologiques dans la recherche chiropratique sont bien mises en évidence par l’étude de Hseich and Coll, qui bute à montrer l’efficacité thérapeutique des manipulations, alors que vous avez montré leur efficacité contre placebo.
Que pensez-vous de ce travail ?
Methodological difficulties in the chiropractic field appeared in the work of Hseih and coll. They failed to demonstrate the effectiveness of spinal manipulative therapy, however your study shows their efficacy against placebo. What do you think of such a research ?

(Consultez cette étude sur Pubmed :
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/entrez/query.fcgi?cmd=Retrieve&db=PubMed&list_uids=12045509&dopt=Abstract )


First, about my comments on placebo effect. There have been only 2 studies that have directly addressed this question and my article refers to both. One cannot directly translate study results to issues that are not a part of the research design. In the two studies that did specifically address placebo issues. SMT showed effectiveness beyond placebo. The Hseih study you reference below did not contain a placebo design, therefore it does not address that issue. The question raised in the Hseih study is one of comparative effectiveness.

In order to perform a clean study on comparative effectiveness, one has to have a homogeneous population of patients. That is, a sample of patients with only one type of problem. If you look at the Hseih study entrance criteria you will see that they have a very heterogeneous population. As a result, it is not surprising that some patients respond to one therapy and some respond to another. When one group ( for example the manipulation group) has patients whose problem is best remedied by SMT and others by muscle trigger point therapy etc. it is not surprising that there is an averaging effect (statistically called a regression to the mean) that washes out apparent differences.

By the way, our study published in Spine in 1995 also tested back school and found that, while useful, it was actually only helpful in the older population.

The problem is that we must be able to diagnose more effectively and partition out those who are considered the best candidates for each treatment type before this kind of study is more than an exercise.


Tout d’abord, à nouveau quelques commentaires sur ma recherche sur l’effet placebo. Ainsi que je le signalais, il n’y avait jusqu’à présent que 2 études qui comparaient les manipulations contre placebo dont la mienne. A partir de là, on comprend qu’il n’est pas possible de comparer des travaux dont le but est différent. Le travail de Hseih auquel vous faites référence n’a pas pour objectif une comparaison avec un placebo. La question posée ici est une comparaison sur l’efficacité thérapeutique entre plusieurs techniques (traitement musculaire de points gâchettes, école du dos, manipulations).

Dans cette perspective, si l’on veut être rigoureux et comparatif, il est nécessaire de choisir une population de patients homogène. Ce qui signifie un échantillon atteint d’une même pathologie. Si l’on observe les critères d’entrée de Hseih, vous verrez qu’au contraire la population est hétérogène. Il n’est donc pas surprenant que selon les cas, les patients répondent favorablement à une technique ou à une autre. Quand, par exemple, à l’intérieur du groupe manipulé, il existe des patients susceptibles de répondre soit aux manipulations, soit aux techniques musculaires, il n’est pas surprenant qu’il y ait un effet modérateur (moyenne à la baisse en terme statistique) qui masque les différences apparentes.

Entre autre, notre recherche publiée dans Spine en 1995 testait aussi l’Ecole du Dos. Elle a révélé, bien qu’il s’agisse d’une technique utile, qu’elle était efficace surtout chez les patients âgés.

Encore une fois, la difficulté de ce genre de recherches tient au fait que nous devons être capables de diagnostiquer et de trier les candidats susceptibles de répondre à telle ou telle forme thérapeutique. Alors, ces travaux représenteront bien plus qu’un simple exercice de style.



20 Une étude originale menée par Flynn et Coll tente de déterminer des règles cliniques, visant à classifier les patient susceptibles de répondre au traitement manipulatif.
Elle répertorie 5 critères de sélection (durée des symptômes, idées négatives des patients sur leur traitement, hypomobilité lombaire, rotation interne de la hanche, pas d’irradiation douloureuse en-dessous du genou).
Que pensez-vous de ces variables et de l’intérêt de les associer ?
An original research from Flynn and coll try to determined a clinical prediction rule for classifying low back pain who desmonstrate improvement with spinal manipulation.
There are five variables (symptom duration, fear-avoidance beliefs, lumbar hypomobility, hip internal rotation range of motion, and no symptoms distal to the knee).
What do you think of these varaibles and the need to associates them ?


Flynn et al wrote an interesting paper, but it misrepresents the lesion. They sought and treated only sacroiliac lesions with significant internal rotation of the ilium. For that disorder, the criteria they suggest seems worth a closer look. However, it is unlikely that it will generalize, at least in its entirety, to all low back problems.

Vous pouvez consulter cette etude sur vertebre.com, dans la rubrique Publications

Flyn et coll ont écrit un papier intéressant, mais qui se trompe sur la lésion. Ils recherchaient et traitaient seulement une lésion sacro-iliaque avec une diminution nette de la rotation iliaque. Pour cette atteinte, les critères qu’ils suggèrent correspondent à une approche personnelle. Par conséquent, il est peu probable qu’ils puissent généraliser, du moins sur l’ensemble de douleurs vertébrales.


21 L’année 2002 est historique pour la chiropratique française car nous sommes une profession reconnue. Etiez-vous au courant de ce processus ?
The year 2002 is of major importance in the French chiropractic history because the profession has been recognized. Have you heard of this process ?


I believe I first heard of the advances in France through my good friend, Don Petersen, Jr and his DCMedia publication.

Je crois avoir pris connaissance de cette avancée française avec mon ami Don Petersen au travers de ses publications dans le journal « Dynamic Chiropratic ».

22 Néanmoins, cette reconnaissance est liée à des décrets d’applications, devant définir entre autres notre champ de compétences ? Pourriez-vous nous rappeler quel est le statut des chiropraticiens américains ?
Nevertheless the recognition is dependent of futur decrets which should particularely caracterised our field of competency. Could you tell us what is the American chiropractic statut (which is almost the same in all over the rest of the world)?


A Doctor of chiropractic is qualified to provide primary care

Un docteur en Chiropratique est un praticien de premier contact, prescripteur de son acte.


23 Pensez-vous qu’un chiropraticien puisse travailler sous prescription médicale ?
Do you think that a Chiropractic treatment should need a medical prescription ?


Only as soon as hell freezes over.

Dès que “les poules auront des dents ».

24 Quels sont les arguments de notre indépendance et compétence ?
What are your arguments concerning our independency and skills ?


(Question posée sur le site Dynamic chiropractic et reproduite en partie dans nos colonnes avec l’autorisation du Dr Peterson, webmaster du site et les correctifs du Dr Triano)
http://www.chiroweb.com/dynamic/


Medical manipulators challenge chiropractors in Europe. Osteopathic colleges offer web sites claiming to be the scientific and clinical experts in spinal manipulation and its applications in musculoskeletal and non-musculoskeletal health and disease. The medical specialty of physiatrists now claims greater knowledge and use of alternative medicine therapies than general practitioners with recommendations that these methods; particularly manipulation, acupuncture.(…)
So, are we more efficient? Can Chiropractors perform this service within their practices with greater skill and effectiveness than our competitors? ….. Pardon me while I flinch from the resounding, “Of course we are!”. Ok, where is the evidence?(…)
One powerful element would be the ability to quantitatively define the administration of a “good” versus a “bad” adjustment/manipulation and then demonstrate that trained and licensed DCs are able to perform that level of service at a minimum! This is not a pipe dream. The technology to accomplish this is at hand.(…)
Building on the work of a number of authors (for example 3; 8;5;7;10;11;17;19-22) a clinically useful, instrumented treatment table has been constructed that is able to accurately sense the loads acting through the patient during a spinal adjustment 15. Recent work in our laboratory has demonstrated that with this device we can measure the improvement that occurs in student performance over the course of training. More importantly, we now have evidence that specific aspects of skilled performance can be targeted. With use of additional new technology to provide individual, quantitative feed back of performance during training, students can now be given meaningful homework assignments in technique to practice and electronically turn in results to their professors. In fact, in a randomized trial, students following a regular schedule of rehearsal at home in addition to classroom training outperformed their counterparts who relied only on classroom training on some measures, by as much as a factor of 9 times 18! Graduating and licensing Doctors of Chiropractic who are “certified expert adjusters/manipulators” is within our grasp.
What now remains is the work to show that opinions on what constitutes performance of a “good” versus a “bad” manipulation/adjustment relates to a successful clinical outcome. Logic and professional pride force that conclusion. Future science will tell. What may be more important is that we are now empowered to find out.


Les médecins manipulateurs concurrencent les chiropraticiens en Europe, les collèges ostéopathiques nous présentent des sites web arguant leur qualité de scientifiques et d’experts dans l’application des manipulations vertébrales pour les conditions musculo-articulaires. Les kinésithérapeutes revendiquent désormais leur capacité d’utiliser des techniques alternatives au même titre que les médecins comme l’acupuncture et les manipulations.

Alors sommes nous plus efficaces ? Est ce que les chiropraticiens utilisent ces pratiques avec plus de compétence et d’efficacité que nos concurrents ? Pardonnez ma réponse, mais évidemment que oui ! D’accord, mais ou sont les preuves ?

Un des éléments le plus solide serait de quantifier et de définir notre capacité à effectuer les bonnes techniques manipulatives contre celles qui ne le sont pas. A partir de là, nous seront capable de démontrer que tous les chiropraticiens pourront garantir un service minimum de qualité. Ceci n’est pas un rêve car la technologie aujourd’hui nous permet d’atteindre cet objectif.

Construites à partir de travaux d’un certains nombres d’auteurs, des instruments cliniques et des tables spécialisées ont été établis, qui nous permettent d’objectiver très précisément les forces manipulatives induites sur les patients. Des travaux récents dans nos laboratoires ont montré que ces instruments nous permettaient de suivre précisément les progrès des étudiants en la matière.
Plus important encore, avec l’utilisation de nouvelles technologies permettant de s’auto contrôler pendant leur apprentissage, les étudiants peuvent désormais obtenir des objectifs techniques rigoureusement contrôlé informatiquement par leur professeur. En fait, dans des études randomisées, les étudiants qui suivent ces programmes de travail et qui continuent à s’entraîner en dehors des cours outrepassent les autres étudiants éduqués sur des bases traditionnelles sur un coefficient de 1/9.
Obtenir des chiropraticien encore plus performants dans leur capacité à manipuler est à notre portée. Maintenant ce qu’il reste à démontrer, c’est que cette capacité à effectuer de bonnes manipulations contre celles qui ne le sont pas, est en relation directe avec de bons résultats thérapeutiques . La logique et notre sentiment professionnel impose cette conclusion. Les recherches futures apporteront des réponses.

Consulter cette recherche dans vertebre.com, rubrique Publications

25 Revenons à la recherche Chiropratique. Scott Haldemann insiste sur le fait que le traitement chiropratique n’est pas efficace pour tous les syndromes douloureux vertébraux. D’autre part, Wadell insiste sur l’aspect psycho-social de cette affection. Partagez-vous leur avis ?
Let’s go back to the chiropractic research. Scott haldeman, insist on the fact that spinal manipulative therapy is not an indication in all spinal pain syndromes. Wadell emphasises the biopsychosocial aspect of back pain. Do you agree with them ?


There is no question that the biopsychosocial model of illness has substantial evidence to support it. Ignoring that fact simply will facilitate susceptible patients to become more physician/chiropractor dependent without improving their overall health or function. Similarly, it would be irresponsible to ignore that there are many patients with conditions far to advanced, contraindicating or unlikely to benefit from spinal manipulation. More work needs to be done to demonstrate where some of those boundaries are.

Sans nul doute, le modèle bio-psycho-social présente des arguments qui permettent de l’étayer. Ignorer ce fait aurait pour conséquence de rendre certains patients dépendants de leur chiropraticien, sans que cela améliore leurs incapacités et leur état général.
A l’opposé, il serait abusif d’oublier qu’un nombre important de patients, à des stades avancés, représente une contre-indication au traitement manuel. Des travaux approfondis sont nécessaires pour démontrer où se situent les limites.

26 La conception de Wadell introduit de nouvelles notions. En particulier, il distingue les douleurs aiguës et chroniques. Selon lui, la différence ne correspond pas uniquement à un temps de souffrance. Pensez-vous que douleurs aiguës et chroniques correspondent à des conditions complètement différentes ?
Wadell approach of back pain introduce new notions. Particularly, he makes a difference between acute and chronic pain. This difference does not consist only in time. According to you, why are they two different conditions ?


Yes, acute and chronic pain are different. Time is but one factor. In fact, while difficult, close scrutiny of patients can identify signs of chronic pain behaviour in some patients as early as two weeks after injury. Whether one or the other will likely benefit, however, is a different issues and relies on the relative contributions to the pain experience of nociceptive input from local biomechanical stress or injury versus central & peripheral sensitization. Sensitization results in pain response from normal function and is a real physiological phenomenon that can become self-perpetuating. This is less likely to respond to physical measures as the primary mode of care.

Oui, les douleurs aiguës et chroniques sont différentes. Le temps ne représente qu’un facteur. En fait, bien que cela soit difficile, une observation précise des patients permet de déceler des signes comportementaux à la douleur chronique dans un délai de 2 semaines après le début d’une atteinte. Bien que l’une ou l’autre puisse probablement être améliorée, il y a malgré tout une réponse et un soulagement différents en rapport avec le rôle relatif du vécu douloureux, issu d’influx nociceptifs biomécaniques, ou d’une sensibilisation centrale et périphérique.
La sensibilisation entraîne une réponse douloureuse à partir d’un fonctionnement normal et correspond à un réel phénomène physiologique, ayant tendance à s’auto-entretenir. Dans ce cas, la réponse au traitement physique en première intention donnera vraisemblablement moins de résultats.


27 Dans son livre “The back pain revolution” Wadell explique que la lombalgie concerne le médecin seulement lorsque celle-ci dépasse les trois mois d’évolution. Dans ce cas les patients doivent être référés chez un psychologue ! Etes-vous d’accord avec ces propos ?
In his book « back pain revolution » wadell states that low back pain under three month of duration do not concern the medical doctor. During this phase all is working quite good like physical therapy, chiropractic etc…in the case of duration superior to three months the medical doctor should refer the patient to a psychologist ?
What do you think of this point of you ?


Patients need psychological counselling only when there is significant psychological or psychosocial contribution to their continued problem. With good diagnostic skill, the chiropractor justifiably can screen the patient for these signs. Referral to a competent behavioural medicine professional will confirm or refute the concern. If present, it is unlikely that chiropractic care alone will resolve the problems. If not present, no amount of psych will help.

Les patients ont besoin d’une prise en charge psychologique seulement lorsqu’il existe une cause psychologique ou psycho-sociale, qui contribue à leur état chronique. Avec une bonne aptitude diagnostique, le chiropraticien peut repérer ce type de patient, en le référant vers un praticien spécialisé en médecine comportementale. Ce diagnostic sera confirmé ou réfuté. Si le trouble est avéré, il est peu probable que la chiropratique seule puisse résoudre le problème. Dans le cas inverse, le traitement psychologique est inutile.

28 L’approche de Wadell risque de donner au mal de dos une connotation psychologique d’une part, et n’est pas suffisante dans l’approche des douleurs aiguës d’autre part.
Quelles sont, selon vous, les limites de son système d’interprétation des douleurs vertébrales ?
Wadell approach mainly gives to spinal pain syndromes a psycho logic connotation and second that it is not sufficient in the treatment in the acute stage. According to you, what are the limits of this approach ?


It is the entire premise of the psychosocial model that the acute case are generally without need for psychological counselling.

La base même du modèle bio-psycho-sociale montre que les douleurs aiguës n’ont en général pas besoin d’une consultation psychologique.

29 Pensez-vous que la chiropratique est effective dans le traitement des conditions chroniques ?
Do you think that chiropractic is effective in the chronic conditions ?


What I think may not be important. The evidence shows that chronic spine conditions respond very nicely. The problem is that we (patients and doctors) often have expectations that are too high. Chronic conditions rarely totally resolve. Rather they are managed and controlled. The less intervention necessary; the better.

Mon opinion importe peu. Les données actuelles montrent que les syndromes douloureux chroniques peuvent répondre remarquablement bien. La difficulté est que les patients et les praticiens mettent la barre trop haute. Les atteintes chroniques ne guérissent pas complètement. La plupart du temps, elles sont contrôlées par la prise en charge. Moins il y a d’interventions, mieux c’est.

30 Le chiropraticien doit-il avoir une attitude particulière face à des patients montrant des signes de comportement anormal face à la douleur (réactions excéssives) ?
Should chiropractor have a particular attitude when patients show illness behaviour ?


Absolutely. Chiropractors observing illness behaviour should demonstrate kind, benevolent and compassionate intolerance. The patient should be assured of the fact that musculoskeletal spine problems are not life threatening and rarely life altering. They are extremely annoying. With effort, appropriate professional guidance and a occasionally some therapy, the patient can generally enjoy a reasonably normal life.

Absolument. Les chiropraticiens qui notent un comportement anormal devraient faire preuve de tolérance, d ‘amabilité et de compréhension. Il devrait convaincre le patient que les syndromes douloureux vertébraux ne menacent pas leur vie et ne l’altèrent que très rarement. Ils sont extrêmement ennuyeux. Grâce à des efforts et une prise en charge adaptée, accompagnés de traitements occasionnels, le patient pourra en général vivre normalement.

31 D’autre part, ne pensez-vous pas que l’inflammation puisse , comme les facteurs psychologiques, jouer un rôle dans la chronicité ?
On the other hand, don’t you think that acute condition (inflammatory process) could lead like psycho logic factors to chronicity ?


Acute disorders that are limiting are certainly anxiety producing. For a patient having good inherent coping skills, this should not be a problem provided the acute problem resolves. As chronicity develops, there is a some loss of self-esteem, enjoyment of life, frustration and anger. If not managed, these can escalate into a real psychological barrier in a few patients.

Les douleurs aiguës à proprement parler sont certainement génératrices d’angoisse. Mais pour un patient ayant une bonne capacité inhérente à réagir à l’anxiété, la résolution de la pathologie se fera sans difficulté. Lorsque des signes de chronicité se développent, on retrouve une perte d’estime, une difficulté à profiter de la vie, de la frustration et de la colère. Si aucune prise en charge n’est assurée, il y a un risque d’escalade et de blocage psychologique.

32 Précisément doit-on référer vers une équipe pluridisciplinaire ?
Precisely should we refer to a multidisciplinary approach ?


No, in my opinion we should become one.

Non, en ce qui me concerne, je pense que nous pouvons rester seuls.

33 Un des problèmes importants dans la compréhension du mal de dos, qui apparaît au travers de ces recherches, est la difficulté d’établir exactement l’origine de la douleur. L’exemple caractéristique est le fameux syndrome facettaire, qui n’est cliniquement pas validé par les travaux actuels.
Malgré tout, ne pensez-vous pas que l’individualisation des souffrances doive rester une ligne directrice de la recherche moderne ?
One of the major problem in the comprehension of spinal pain syndrome is the difficulty to determine the source of this pain. The best example is the famous facet syndrome which had never been demonstrated by actual research. Nevertheless don’t you think that the identification of specific lesions is still an important line for the future ?


In technical terms, you are correct that facet syndrome still has not been clearly demonstrated. However, it has all of the prerequisites. It has nociceptive nerves present. Pain can be abolished with facet blocks and aggravated or precipitated by hypertonic saline injection. Ultimately, we must understand what tissues are responsible for the pain and under what conditions. That understanding is likely to lead to better management and prevention strategies.

En terme technique, vous avez raison de dire que le syndrome facettaire n’a pas été clairement démontré. Cependant, il présente toutes les conditions préalables. Les facettes sont richement innervées. La douleur peut être abolie avec des blocs facettaires ou aggravée par des solutions salines. En fin de compte, nous devons comprendre quels tissus sont responsables de la douleur et dans quelles conditions. Cette compréhension du problème permettra la mise en place d’une stratégie de prise en charge et de prévention.



34 Je termine avec la question suivante : les manipulations vertébrales, plutôt que d’agir sur une lésion spécifique (hypomobilité), n’ont-elles pas une action plus générale susceptible d’améliorer différentes conditions ?
Finally I will end with the following question, don’t you think spinal manipulation instead of acting on specific lesion (hypomobility), has general effects that could help different conditions ?


What I think doesn’t matter. What matters is what we can predict. The purpose of science is to help minimize the probability of fooling oneself. A discipline like chiropractic is truly in command of itself when it can predict results reliably and consistently. Some are afraid of science on the basis that they say that what counts is vitalism. I say that the supposed conflict between vitalism and the reductionism of science is artificial and the argument is irrelevant. Vitalism may describe the grand scheme of health. Reductionism simply helps us understand the mechanisms and learn how to manipulate them so that we can positively and predictably alter their course on demand.

Ce que je pense importe peu. Ce qui importe c’est ce que nous pouvons prévoir. Le but de la science est de nous aider à diminuer les risques de nous tromper. Une discipline comme la chiropratique est à ses propres commandes quand elle est capable de prédire correctement les résultats. Certains ont peur de la science parce qu’ils pensent que seul le vitalisme compte. Je dis que le conflit supposé entre vitalisme et le caractère réducteur de la science est un faux débat et les arguments hors sujet. Le vitalisme peut décrire une grande conception de la santé. Les scientifiques permettent simplement de comprendre les mécanismes, et apprendre à les utiliser de telle manière à ce que nous puissions, de façon constructive et prévisible, modifier ces mécanismes à la demande.



Quelques recherches du Dr Jtriano que vous pouvez consulter directement sur pubmed en cliquant sur les liens correspondants :

Some researsches of Dr JTriano :

J Manipulative Physiol Ther. November/December 2003 • Volume 26 • Number 9. Biomechanical measure validation for spinal manipulation in clinical settings.
Cliquez ici pour consulter cette étude

J Manipulative Physiol Ther. 2003 Mar-Apr;26(3):131-8. Quantitative feedback versus standard training for cervical and thoracic manipulation.
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/entrez/query.fcgi?cmd=Retrieve&db=PubMed&list_uids=12704305&dopt=Abstract

J Manipulative Physiol Ther. 2002 Jul-Aug;25(6):353-61. Developing skilled performance of lumbar spine manipulation.
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/entrez/query.fcgi?cmd=Retrieve&db=PubMed&list_uids=12183693&dopt=Abstract

Qual Manag Health Care. 2000 Spring;8(3):42-64. Application of incremental change strategies in chiropractic and multidisciplinary clinical settings for quality improvement.
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